‹ Les chevaux du Sahara et les moeurs du désert (volume 2)Chapitre 21 sur 60 · PROVINCE D'ORAN · texte numérisé non relu

PROVINCE D'ORAN

Ainsi, dans la province d'Oran, on pourrait mettre Îles dépôts de remonte et d'étalons à Mascara ou à Sidi-bel-Abbes", Les chevaux de la plaine d’Eghris, dans le pays des Hachem, sont renommés. Quoique ruinés par la guerre, les Beni- Chougran comptent encore cinq cents chevaux, et les Hachem plus de deux mille.

Sidi-bel-Abbes utiliserait les ressources que présente l'agglomération des tribus connues sous le nom de Beni-Amer. On trouve là, malgré les malheurs que la guerre et l'émigration ont fait éprouver, plus de huit cents chevaux, et les tribus sahariennes qui dépendent de Sidi-bel-Abbès, telles

‘ Celle de ces deux localités qui ne serait pas désignée recevrait une succursale de remonte et une station d'étalons.

que les Beni-Matar et les Ouled-Balogh, ont encore plus de six cents cavaliers.

Les succursales et les stations seraient établies à Sebdou. à Tiaret, à Saïda et à Tlemsan.

Par Sebdou on serait en rapport avec le Maroc ; les Angad, les Hamian-Gheraba (de l’ouest) fourniraient une race de chevaux très-recherchée par les indigènes. Ces tribus sont certainement les moins épuisées de la province d'Oran,

Tiaret recevrait les produits des grandes tribus des Ouled- Sidi-Cheikh, des Hamian-Gheraga (de l’est), qui ont quinze cents chevaux; des Harar, plus de deux mille ; du Djebel- Amour, huit cents; des Ouled-Saïd et des Ouled-Yacoub-Zerara. Les qualités de cette race du sud sont très-appréciées, et lorsque les nomades viennent versle Teull pour s’approvisionner, on ne manquerait pas de faire des opérations importantes.

A Saida, on pourrait puiser de grandes ressources, d'abord dans l’aghalik de Sdama, où vivent plus de mille chevaux, ensuite chez les Djaffra, et enfin dans la Yakoubia, où les Hassasna et les Ouled-Brahin élèvent un grand nombre de ces animaux, douze cents environ.

Tlemsan, Y'ancienne capitale du royaume des Beni-Zian, a conservé parmi les indigènes un grand prestige. C'est un centre vers lequel affluent de nombreuses populations. Cette station desservirait les beaux villages de la banlieue, les Beni-Ournid et les Ghessel, chez lesquels on trouve des chevaux fort estimés, la fertile vallée de Tafna, les Angad qui pivotent autour de Lalla-Maghnia, et enfin les Souhalia, Trara et Oulhassa, qui rayonnent autour de Nadroma et de Djemäa-Ghazaouat. Son rôle serait, comme on le voit. très-important, puisque le cercle de Tlemsan possède environ deux mille chevaux, celui de Djemàa-Ghazaouat, plus de cinq cents, d’une vigoureuse espèce, et celui de Lalla- Maghnia, trois cents. J’ajouterai que ces deux derniers cer-

eles ont des relations importantes avec les tribus limitrophes de notre frontière, notamment avec les Beni-Senassen, les Mezaouir et les Oulad-Hamed-ben-Brahim, qui élèvent un

grand nombre de chevaux plus fortement constitués que ceux de l'Algérie.

LA

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