LES CHEVAUX DU SAIIAUA
nez ou les oreilles de l'animal . Pour les pieds de devant, on lui met simplement la croupe vis-à-vis d'un gros buisson épineux, ou bien encore on lui fait un torche-nez avec une ' a^iusette remplie de terre.
; Les Sahariens trouvent notre ferrure beaucoup trop lourde, j n prétendent que dans les courses longues et rapides elle doit fatiguer horriblement les articulations du cheval ou devenir la cause d'une foule de tares du boulet, a Regardez nos chevaux, disent-ils, comme ils font sauter la terre ou le sable derrière eux. comme ils sont légers! comme ils lèvent leurs pieds avec aisance! comme ils étendent ou contractent leurs muscles! Ils seraient lourds et gênés comme les vôtres, si nous ne leur donnions des fers légers qui ne leur chargent pas les pieds, dont la matière, quand ils s'amincissent, vient se fondre avec la corne et fçrme un seul corps avec elle, b
Et quand je leur disais que nous n'avions pas remarqué dans notre ferrure les inconvénients signalés par eux, ils me répondaient : «Comment pouvez-vous le savoir? Franchissez "^ommenous, dans une journée, la distance qui vous demande cinq ou six jours de marche, et puis vous verrez. Belles marches que vous faites, vous autres chrétiens, avec ^ns chevaux! i
he'koheul embellit la faiseuse d*ènfànl8; Une tribtf embellit un défilé', Et la selle embellit les chevain.
J*ai avancé que la selle arabe donnait au cavalier une so^ liditételley quil ne se chagrinait nullement de certains vices du cheval, dont nous avons Thabitude de nous inquiéter. J'en dirai donc un mot, quoiqu'elle soit aujourd'hui bien connue de tous.
Basellé arâbef'cotisîstë en un' arçon de bois, surmonté, en avant, d*ut! long ft^()tw:^'0\i pôtntneàû et d'un large trousseqtnîiTpardéfrrière; assez haut pour défendre les reins: Le tout est recouvert' et' réuni, satos clous ni chevilles, par une sinfrple peau àè chameau qui lui dbntie une grande so- IMité; Les-batrdes rôposeftit sûlr le d6s dii chevd; elles sont plates ef larges, les libertés du gârfot et du rein bien entendues, et le siège vaste et commode. Ce dernier est trèsdur; il faut' utïe' grande habitude pour le supporter; les chefs le recr^UvPèHt d^un côusàln dé laine, nàais les simples oavaKerâ'tleCtfeût à honneur de monter sur le bois nlu, prétendait que 1 usage de^ coussins est un excès de niollesse qUf^ tout en diminuant leurs points de contûôf,' ne peut que les intftôrâu sommeil peudàûi lès longaôis coufôes, et pàt