‹ Les chevaux du Sahara et les moeurs du désertChapitre 65 sur 89 · CIIASSE DE LA GAZELLE · texte numérisé non relu

CIIASSE DE LA GAZELLE

\\ de Fantilope : la terrée détrempée par les fortes pluies re* tarde et embarrasse leur course; puis les chevaux et les thiens trouvent de Teau partout. /

i En temps de neige, quand un parti arabe tombe sur un' troupeau de gazelles, il en fait un véritable carnage. Alors i elles ne peuvent courir, sont affamées et faciles à atteindre^ ^ Un homme en tue quelquefois dix ou quinze.

Pour la chasse de la gazelle, les Arabes mettent trois bornons, des bottes, des savates par-dessus et emportent la couverture du cheval par-dessus la selle.

La gazelle fait deux portées par an; la première mise*bas a lieu vers la fin de février.

En rut, la femelle se fait désirer et suivre longtemps, quelquefois un jour ou deux avant de céder.

La beauté proverbiale de leurs yeux et la blancheur do leurs dents ont donné lieu a des pratiques assez singulières: les femmes enceintes font venir une gazelle devant elles pour lui lécher les yeux, persuadées que les yeux de Tonfaut leur ressembleront. Elles touchent leurs dents avec le doigt et se le passent ensuite dans la bouche.

Les cornes de la gazelle, amincies et montées en argent, servent d'épingles pour mettre le kohevl aux yeux, et la peau soigneusement tannée est convertie en mezoueud (coussins), dans lesquels les femmes renferment leurs objets les plus précieux.

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