LE LÉVRIER (SL0TJ6UI
Comment, toi, une sloiiguta 4e race, tu % pro-iilues à des roturiers! c'est infâme ! Qi» ton crime meure avec toil
S'il était besoin encore de démontrer combien les habi tude» du peuple du Sahara sont aristocratiques, combien ses goûts sont des goûts de grands seigneurs, j'en donnerais une preuve bien simple^ certains la trouveront peut-être puérile : c'est Taffection que Ton porte au lévrier.
Dans le Sahara, comme dans le pays arabe, le chien n'est pour rhomme qu'un valet disgracié, importun, rebuté, quelle que soit d'ailleurs l'utilité de son emploi, qu'il garde' le douar ou veille sur le troupeau
Le lévrier seul a l'estime, la considération, la tendresse attentive de son maître ; c*est que le riche, ainsi que le pau« vre, le regardent comme un compagnon de leurs plaisirs chevaleresques auxquels ils se plaisent tant; pour ce dernier, c'est aussiJe pourvoyeur qui le fait vivre.
Aussi on ne lui ménage pas les soins empressés; on surveille le croisement avec les mêmes précautions que celui des chevaux. Un homme du Sahara fait vingt-cinq à trente lieues pour accoupler une belle levrette avec un lévrier re-