ARBUSTES
El djefen (radix vitîs).
El guezalih (seminis cepœ).
Ez-zit (oleum olivarum).
El belbal.
El igthâh.
El ghâres.
El guethof (androsœmum).
El nasi (carduîspecies).
Es-saliân (herbaB seu olerisspecies).
Es-sefar (herbae spinosae).
Er-reguir:
El koubar.
En-nagad (anthémis).
Ech-chabrag (planta rubros fructus habens et rubrurii lignum quocum sanguis occisorum comparatur).
Teskir (hyoscyamus).
Et-tafegh.
£r-reteum (genista fnitex).
Es-sedra (ziziphus lotus).
El gueteum.
Et-tharf (tamarix).
El kelokh.
El arfedj (arboris spinosse spe-
cies).
Ed-djedar (nomen herbse cres-
centis in arenis).
El karteum.
El meker (hemiara) El yanthite.
Yathithar.
El hadj.
El zateur.
El khorchef (artichauts sauva-
El fil.
El djelâb.
El ferou.
El djad.
El bethom (terebinthus).
Larth.
Es-sad (cyperus).
El alned.
Lazal.
El merakh (cynancbum TÎminale).
Er-râbi.
Zeboudje (oliviers sauvages).
El dereuf.
El kuertem.
£d-doum.
Tiguentcuse.
El nedjil.
El kbodar.
Cihbh.
El kuesob.
El oussera.
El adjerem.
WjkUTES {el aâcheub).
£1 karneb (brassica).
El bedjiq.
£1 heulm (herba arnoglossa albi-
cans foliis et lanuginosa).
Er-reguigue.
El derine.
Er-reumt.
£1 cbegaâ.
Ëz-zafzâf (zizipbum].
El mrar (absynthum).
Es-seleuse (cardui spedes).
El bama.
El mccbitb fpolypodium crena-
tum).
Elkbeud.
El gartboufa (olus).
Elguelgelâne (dolichbs cui^eifo*
lius).
El guiz.
Lezoul.
Ech-cbeliath.
El gbebir (ruellia guttata).
El kuikoute.
£1 aarich (scabiosa).
Oudeiie-ea-nadja (mot à mot.:
oreille de brebis).
Es-$ambari.
Ticherel.
Ed-demrâne.
Sor.
El bageiil (olus, speciatim portulaca).
El adjerem.
El kerat.
En-netil.
El metnân.
El melahh.
Et-tâlem.
El mâL
Bou-nagar.
Deubâl.
El aâkuif.
El ouchâm (plantae germen).
El guebouân (antbemis).
Sagel-gherabe (la patte du corbeau).
El khemoun (cuminum).
El reguime (malva).
El mourar (species arboris seu plant» amara [sic]).
Azbiân.
El bibache.
LECpAMEÂU. 403
Ledene. Ech-cherirah.
El ademe (zizamia). Ez-zagza.
Elksibeur. El hhar.
El khehir (malva). El haref.
Dil-el-fôr (mot i mot : qaeue de El kerkais.
rat). Et djemir (fictt$ sfcomerns).
Ed-delnef. Bou-kharis.
El khanfeur. En-nedjem (nomen plantse) {$ic Âfli. dans le dictionnaire).
El alfa. Es-sigue.
Hamimeuch. Es-senagh.
Ben-naamân (coquelicot). Lella.
El bine. £1 $zir.
£1 harmel (pegamen harmala). Drâa.
En-neguîg.
On doit faire boire les chameaux tons les trois jours en été et en automne. En hiver, il ne boivent jamais, à moins qu'il ne fasse chaud, et, dans ce dernier cas, tous les huit ou dix jours. Dans le commencement du printemps, ils ne boivent pas; à la fin, ils boivent tous les jours : cela dépend de la quantité des pâturages qu de leur qualité plus ou moins aqueuse.
Il ne faut pas non plus, depuis le mois d'avril jusqu'à l'automne, faire boire les chameaux dkns des mares (^hedir); l'eau croupie qu'elles contiennent est la cause de maladies graves, el ghedday el téhan^ etc., qpe leur évitera l'eau limpide.
VIdECINE ilSUELiB.
De ia castbation. — Les gens riches font castrer dan^ leurs troupeaux les chameaux destinés aux voyages, et cela, pour se débarrasser de F ennui qu'ils leur causent quand ils sont en rut.
Cette opération se fait ordinairement avec une faucille rougie au feu. On fait sortir le testicule par une raie de feu
404 MŒURS DU DËSËKT.
sur la peau ; puis on coupe encore le cordon suspenseur par une autre raie de feu. Celte opération, qui réussit généralement, n*est cependant pas sans danger.
On ne doit pratiquer cette opération ni par les temps froids, ni par les grandes chaleurs.
Le chameau châtré prend le nom de %ouzâL
Goudronnage du chameau. — Chaque année, après la tonte des chameaux, on les goudronne, grands et petits, deux fois pendant le printemps et une fois en été. Cette opération a pour but de les préserver de la gale ; si on ne la pratiquait pas, disent encore les Arabes, le tiers du troupeau mourrait; car il se fait alors (au printemps) un travail dans le sang et dans la peau.
Quand un chef de tente veut goudronner ses chameaux, tous ses voisins, sur son invitation, viennent l'aider. On fait coucher les chameaux, on leur serre la lèvre inférieure avec une corde, et on les enduit de la tète aux pieds. Cette opération est terminée dans la même journée.
Le goudron est liquide ; on le mêle avec du leben^ lait aîgre.
On fait du goudron dans presque tous les ktiesours du désert ; celui qu'on fait avec le laga vaut mieux que celui qui provient du aârare. Une peau de bouc de goudron, de vingt- cinq litres à peu près, vaut un douro d'Espagne (5 fr. 40 à 5 fr. 60).
De la purgation. — C'est à Tépoque de la tonte et du goudronnage qu*on purge ordinairement les chameaux.
On prend une livre de beurre rance (délieun)^ on la fait bouillir dans un pot, on la mélange de trois ou quatre œufs, puis on y ajoute de la laine en suint. On retire la laine, on fait avaler aux chameaux la potion, et Ton obtient ainsi une violente purgation. •
Maladies du chameau. — les maladies principales du chameau sont :
El ghedday maladie interne;
El hou chelalley maladie interne et pissement de sang;
El téhan, maladie interne ;
El djereub, la gale,
Et les blessures du garot.
On dit aussi que, s'il vient à manger de l'herbe sur laquelle on a répandu du sang, il meurt inévitablement.
Il est encore généralement reçu que, si une femmeavait des relations avec son amant au milieu d*un troupeau de phameaux, pendant la nuit, ces chameaux tomberaient tous malades et périraient en partie. G*est ce qu'on appelle el nedjeuss,
El debabe. — Les dehahe sont des mouches très-grosses qui paraissent à la fin d'avril et dans le mois de mai ; quand elles s'attachent aux animaux, elles leur font des piqûres tellement sanglantes, tellement douloureuses, qu'ils en deviennent comme fous et contractent quelquefois des maladies mortelles.
Les chameaux redoutent beaucoup les debabe; aussi prend-on toutes les précautions imaginables pour les en préserver. Voici la plus efficace : La tribu réunit tous ses douars, atîn d'avoir une grande quantité d'animaux dans un petit espace, ce qui divise les debabe à l'infini et les rend moins dangereuses (tedjenâd).
Si, par hasard, on est en route dans la saison des debabe, on n'a pas d'autre moyen pour s'en débarrasser que de les chasser avec la fumée de petits feux que l'on allume autour des chameaux.
Les debabe sont inconnus au delà de Leghrouâte et des Oulad-Sidi-Chikh,
Mayâref chi tel Behaire Et-tob Ghèr eUi relah. Ne connaît la médecine des chameaux que celui qui en a élevé.
406 XŒDRS DU DÉSERT.
DE l'utilité du chameau, DU PARTI QU'OH EN TIRB,
C'est vers la fin d'avril que l'on tond les cHameaux.
On s'y prend de la manière suivante : on les fait coucher, puis les négresses et les bergers opèrent avec un couteau bien tranchant, tandis qu'une femme est derrière eux pour ramasser le poil {el oubeur)^ qu'elle met dans des sacs. Cette opération demande assez de temps.
El oîiheur sert pour faire des étoffes de tente, des cordes * de chameau, des sacs nommés gherara^ des couvertures pour les chevaux (djellale). On mêle presque toujours el oubeur avec la laine ordinaire.
La charge ordinaire d'un chameau est de de^ix tellù de blé (250 kil. environ).
Si son conducteur ne le pousse pas, il peut marcher depuis la pointe du jour jusqu'au coucher du soleil, à la condition encore qu'il puisse, allongeant le cou à droite et à gauche du chemin, grappiller Therbe et les arbustes à sa portée. Le chameau fait de cette manière à peu près dix à douze lieues par jour, et il faut, tous les cinq jours, lui donner un jour de repos.
Dans le désert, on loue les chameaux, non à tant la journée, mais à tant le yoyage, pour l'aller et le retour, suivant 'a distance, par exemple d'El Biod des Oulad-Sidi-Chikh aux Beni-Mzah (cinquante lieues environ), deux ou trois douros, ei du même pointa Timimoun,six ou septdouros.
Le savant Monalef a écrit quelque part que notre seigneur Jacob avait défendu de manger la chair du chameau, parce qu'en ayant goûté, il s'était senti transporté de désirs inconnus pour les femmes.
Ben-Zoubir a dit :
« La viande du chameau augmente la vigueur de l'homme; son urine dégrise les gens ivres; son poil, réduit en cen-
dres, arrête les hémorrhagies, et ses pous (gtieradé), placés sur les vêtements d'un amoureux, lui ôtenl son amour. »
Quoi qu'il en soit, les Arabes mangent la chair du chameau ; on ne le saigne cependant que quand il a une jambe cassée ou quand il est malade; il est très-rare de voir tuer un chameau bien portant. On sale aussi sa chair ; on la fait sécher au soleil et on la conserve comme provision pour les voyages. On appelle cette viande sèche el khelea-
On comprend l'amour, la vénération que les Arabes du Sahara ont pour les chameaux.
« Comment, disent-ils, ne les aimerions -nous pas? FtvantSj ils nous portent, nous, nos femmes, nos enfants, nos bagages et no^ provisions, du pays de l'oppression dans celui de la liberté; les poids dont on peut les charger sont énormes, les distances qu'ils parcourent considérables : c'est assez dire qu'ils favoriseqt les relations commerciales et se rendent utiles à la guerre. Grâce à eux, nous pouvons, tant qu'il nous plaît, changer de campement pour trouver de nouveaux pâturages ou fuir nos ennemis. Nous buvons le lait des chamelles, qui est encore précieux dans la préparation des aliments, pour atténuer les effets pernicieux de la datte.
(( Morts, leur chair sera partout mangée avec plaisir ; on en recherchera partout la bosse {deroiia) comme un mets délicieux. Leur peau sert à faire des chaussures; mouillée, puis cousue sur l'arçon de la selle, elle lui donne, sans le secours d'un seul clou, d'une seule cheville, une solidité à toute épreuve. Enfin, leur sobriété et leur résistance à la soif et à la chaleur en permettent l'entretien au pauvre comme au riche. Us sont vraiment le bien de Dieu; il a dit:
ElKheîlelBela, El Begeur lel Fekeur^ ElYbeulUlKhelai
Les chevaux pour la dispute.
Les bœufs pour la pauvreté, Les chameaux pour le désert
Maintenant peut-on acclimater le chameau en France? Telle est la question que j'ai dû me poser comme conclusion de tout ce qui précède. Pour la résoudre, cette question, je viens encore de consulter un Arabe fort intelligent, en ce moment de passage à Paris. Il se nomme Âbd-el-Kader- Ben-Khatir et appartient à une tribu considérable de la pro7 vince d*Oran, à la tribu des Zemalas, Voici ce qu'il m'a répondu :
« Je crois trés-difOcile en France l'acclimatation du chnmeau. *
« Le chameau aime les terres sablonneuses et chaudes, n fuit les terres humides et marécageuses.
.« Le chameau veut le large; vos propriétés me paraissent bien morcelées ; ce serait le tuer que de l'enfermer.
(( La France ne me parait pas non plus posséder les arbustes salés et les plantes que le chameau mange en Afrique. Hais, en supposant même qu'elle les possédât, le chameau pourrait-il, quand il voyage, s'amuser à glaner partout, à droite et à gauche, le long de la route? Évidemment non : vos lois et la division de vos terres s'y opposeraient d'une manière invincible.
« Vos fourrages remplaceraient-ils avec succès la nour«« riture variée que le chameau trouve chez nous? Je ne le crois pas.
« Et enfin le chameau craint le froid. La terre est cUattde en Algérie; le froid n'y dure pas. En Algérie, chaque état de température est de trois mois ; en France, le temps ne se fait pas, et les saisons y sont souvent interverties. »
LE MODTON KEBCH
Elle voit comme le hibou Et marche comme la torlue.
Dans le Sahara, on n'élère pas de bœufs : pourquoi? Parce que Teau est rare, les pâturages peu abondants, le terrain pierreux et les déménagements trés-fréquents.
Mais, si le désert n'est pas favorable au développement de la race bovine, c'est, en revanche, la véritable patrie du mouton.
Il y trouve les arbustes salés dont nous avons parlé pour le chameau, ainsi qu'une foule d'autres plantes odoriférantes et nutritives connues sous le nom générique de el aâcheub.
On l'abreuve dans des mares formées par les eaux pluviales, ou dans des bassins établis à côté de puits que l'on entretient avec un soin tout particulier. Ces puits sont, le plus souvent, entourés d'une petite maçonnerie et mis à l'abri des sables.
Le mouton sait supporter la soif; on îe fait boire :
Au printemps, tous les cinq ou six jours ;
En été, tous les deux jours ;
En automne, tous les trois jours ;
Et en hiver, tous les quatre jours.
L'usage des flaques d'eau disséminées sur le sol lui est interdit pendant les grandes chaleurs de Télé. On a remarqué qu'à cette époque de Tannée toute eau croupie et échangée par le soleil lui devient très-nuisible.
Quand il y a eu sécheresse pendant les deux premiers mois du printemps, et que, le troisième étant pluvieux, l'herbe vient à pousser en abondance, on donne à celte herbe le nom de khelfa (remplacement); le mouton, comme pour se dédommager de sa longue abstinence, la mange avec avidité ; mais elle lui donne habituellement une maladie que Ton appelle el ghoche (la trahison). Elle ne se déclare qu'après les chaleurs de l'été; la tête et la ganache enflent considérablement, l'animal tousse beaucoup ; il meurt le plus souvent.
Suivant les Arabes, un automne pluvieux qui amène de bonne heure l'herbe nouvelle dans le désert, atténue considérablement les influences pernicieuses du ghoche.
Les brebis sont très-fécondes. Elles mettent habituellement bas deux fois par an, au commencement de l'automne et au commencement du printemps.
Les grandes tribus possèdent de deux à trois cent millemoutons; ces moutons sont divisés, pour la surveillance, en troupeaux de quatre cents têtes que l'on appelle ghelem ou aâssa (bâton). Les gens riches ont de quinze à vingt ghelem, les plus pauvres un demi-ghelenij un quart de ghelem.
Dans un ghelem^ il doit y avoir une trentaine de béliers et un certain nombre de moutons châtrés. Ces derniers, toujours plus gras que les autres, sont destinés au commerce ou aux besoins de l'hospitalité.
Ûans le Sahara, il y aune espèce de moutons qui donnent une laine magnifique, très-douce, mais peu longue. G*est