‹ Les chiens de chasseChapitre 31 sur 104 · CHIENS GRIS DE SAINT-LOUIS · texte numérisé non relu

CHIENS GRIS DE SAINT-LOUIS

On dit qu'ils furent ramenés d'Orient par le saint roi et demeurèrent aux meutes royales jusqu'aux greffiers dont nous avons fait l’histoire tout à l'heure, C’étaient de grands chiens, dit le baron de Noiïrmont, hauts sur jambes et d'oreilles, ayant l’échine large et forte, le jarret droit et le pied bien formé.

Relay, dans son épitaphe, faite par son maître Louis XII, dit :

Mon poil qui estoit gris tiroit fort sur le brun Qui de la vieille race est le poil plus commun J'avais le dos rablé, jarret droict, jambes souples,

cannelées et ondées de rouge et de noir, tête souvent quatre-œillée des mêmes couleurs.

RE LHELA TA.

RS

CHIEN NORMAND ANCIEN, (D'après Leverrier de la Conterie.)

À ce sujet, 1l n’est pas sans intérêt de remarquer que ce quatre-œillage en clair ou en foncé sur les chiens, qui passait autrefois pour une marque de bonne race, est aujourd'hui compté par beaucoup de veneurs et d’éleveurs, comme une marque défavorable. Presque tous les chiens courants ou couchants marqués ainsi sont plus ou moins fous, à tête à l’évent, au cerveau enlevé...

D’après Salnove, les gris de Saint-Louis sont venus se fondre dans les chiens normands, et la dernière meute à courre le cerf, fut celle de Charles de Bourbon, comte de Soissons, vers 1610.

Revenons aux chiens de Saint-Louis. « Ils étaient extrêmement vites, très-ardents et de grand cœur, faciles à . tenir en bon état, insensibles au froid, mais, incapables de supporter la chaleur, imdociles, opiniâtres, sujets à prendre change et de mauvaise créance. Leur nez était

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