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BRAQUES POITEVINS

Le poitevin ne peut être bien éloigné du vendéen et du saintongeois puisque les trois pays de production se touchent; cependant, il en diffère remarquablement, ainsi que nous le montrerons tout à l’heure. Peu de contrées renferment un plus grand choix d'élèves que celle-ci, parce que tout le monde y est chasseur.

Pour un amateur du Nord, tous les chiens de cette contrée de la France seront réputés à nez pointu, à tête pointue, c'est vrai! Il y a là un caractère tout spécial qui oscille en plus ou.en moins, mais se retrouve typique chez tous ces animaux. Cette tête est sèche et emmanchée d’une encolure longue, tellement que, au repos, le chien la laisse volontiers tomber. Les oreilles sont superbes, minces, basses, tire-bouchonnées.

Le poitevin est, comme le vendéen, un ennemi né du loup ; 1l l’évente à une distance prodigieuse, et, doué d’un fond inusable, il le suivra pendant un temps énorme.

(1) Chasse illustrée, Firmin-Didot, 56, rue Jacob.

Il est nerveux, sec, gros de muscles et à poil un peu dur pour un braque. Il est, en définitive, plus solide que le saintongeois, à pelage tricolore aussi, blanc, noir et feu.

Deux nobles famiiles, dans le haut Poitou, possédaient chacune une race remarquée : c’étaient les chiens des Larye et les chiens des Céris.

Les premiers passaient pour avoir du sang de chiens écossais dans les veines ; ce qui est certain, c’est que leur fondateur avait passé quarante ans de sa vie, vers le milieu du XVIIT siècle, à en faire la première meute à courre le loup qu'il y eut en France.

Les chiens Céris, de moyenne taille, — 0,54, — sont blancs et orangés, bien faits et bien râblés. Tête osseuse, museau fin et allongé, oreilles très-bien tournées, flancs évidés, pattes de lièvre. Chassant en perfection le lièvre et le loup.

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