C. c. Cuillerée à café
6/8 veut dire : six globules dans huit cuillerées d’eau. 4/5, quatre globules à fondre dans cinq cuillerées d’eau : ce sont toujours des cuillerées à bouche, et, autant que possible, d’eau limpide et bien filtrée. Ainsi de suite pour tous les nombres nécessaires : 2/12, 4/8 etc., etc.
(1) On se procure des médicaments dignes de toute confiance aux pharmacies de . MM. Castellan frères, 17, rue du Helder, à Paris, et succursales, 104, faubourg St- Honoré ; 32, rue du Bac et 25 boulevard St-Martin. |
M. ets. veut dire matin et soir.
T. M. signifie : Teinture mère.
Tnit. signifie : Triturathon.
Toutes ces abréviations sont de la plus grande simplicité.
En général, il est bon d’être deux personnes pour faire avaler au chien un médicament sans difficulté et sans qu'il se défende. L'une saisit son museau : la seconde entrouvre les lèvres en tirant le ph de côté, à leur commissure. Cela produit une sorte d’entonnoir dans lequel on verse la cuillerée d’eau médicamenteuse qui passe
immédiatement.
ABCÈS CHAUDS ET FROIDS. — Les premiers se développent sous l'influence d’une cause d’inflammation aiguë, soit à l’endroit même où la cause a agi, soit au moins sous l’incitation d’une affection préexistante. En somme, l’abcès est toujours une poche remplie de pus se développant au milieu des tissus, et finissant par s’ouvrir pour donner passage aux liquides contenus dans son intérieur. On le reconnaît généralement au toucher, et à la sensation de fluctuation d’un liquide, et le chien accuse par ses cris que la sensibilité y est extrême.
Allop.: Favoriser l'évacuation du pus le plus tôt possible par l'emploi des cataplasmes émollients, des bains , pommades de laurier, de belladone, d'huile camphrée, onguent de la mère ; ouvrir avec le bistouri, dès que la fluctuation sous le doigt indique la maturité. Régime doux, petit-lait.
Homæop. : Au début, période inflammatoire : Bryon. 12° D , et Acon. 12° D, alternativement, 2 g. matin et soir. Pour hâter la résolution, au bout de quelques jours, Æépar. $. 12° D, 6/8 : une cuillerée à bouche 3 fois par jour.
Suppuration établie, ulcère à bords durs renversés, mauvais aspect : Silic. 12° D,et Arsen. 12° D, alternativement 6/8, 3 cuïll. par jour, pendant 3 jours chaque potion.
Développement d’excroissances charnues ; Arsen. 12 D, Sep.12° D alternativement, 6/8, 3 C. par jour, pendant 2 jours; puis : Con. mac. 12° D, 6/8, 3 C. par jour, pendant 3 jours s’il est nécessaire.
Les abcès froids ont une marche lente et progressive, sans inflammation bien appréciable.
Allop. : Frictions répétées trois fois par jour avec pommade à à l’iodure de potassium ou onguent basilicum.
Homæop. : Baryt. caro. 12° D, 6/8,3 C.par jour ; activeravec Sulf. 12 D et Carb. vég. 12° D alternativement : 2 g. m.ets. Terminer le traitement par Con. mac. 12° D, 6/8 3. C. par jour.
AcNè ou Pustules rouges. — Maladie assez fréquente, non contagieuse : boutons rouges se formant au ventre et à la poitrine, puis envahissant le reste du corps, et causant au chien des démangeaisons violentes.
Allop. : Alterner bains de son et bains de Barèges.
Friction à la teinture d’iode.
Lotions de sublimé corrosif : 0.50 centigr. dans eau 150 gr. Empêcher le chien de se lécher, puis laver légèrement et renouveler.
- Homæop. : Rhus toxicodendron 12° D, 6/8,3 C. par jour. On peut terminer le traitement par Sulfur 30° D, 6/8, une cuillerée matin et soir.
ACROBUSTITE ou Gonorrhée. — Maladie très-commune chez le chien un peu âgé, et qui consiste en un écoulement purulent causé par uneinflammation du fourreau. Les mictions se font quelquefois lentement et avec douleur : amène ulcérations et polypes.
Allop. : Faire disparaître les sécrétions purulentes au moyen .de douches et d’irrigations émollientes; puis astringentes : alun, sulfate de fer,
brou de noix, etc.
Enfin injections d’eau de Rabel et d’eau phagédénique, ou bien :
gr. gr.
CULÉALE CÉZIDO M UE ER AT 10,354 0 60 EL EE dE PR NAEN Se Ne APN sde ste ten: 20 Ou encore :
Chlorure de zinc....... AO CHAT teese0,50'à 0,10 dus ve SDS CARE à SPA ET data, 30
Couper, cautériser les tumeurs polypeuses.
Homæop. : Cannabis sativa T. M. 12 gouttes pour 12 cuilleréés d’eau, 3 cuillerées par jour. Lorsque l’inflammation est tombée, on peut achever la guérison par Kai nitr. O0, 1 trituré avec du sucre 3 fois par jour. — Beaucoup de cas chroniques peuvent aussi se guérir par Sulfur 30° D, 6/8, 1 cuillerée matin et soir.
AGGRAVÉE. — Tous les chasseurs connaissent cette affection du chien qui consiste en ce que le contact de la terre durcie par l’été ou l’hiver cause une véritable inflammation du tissu plantaire des pattes. La patte est chaude, enflée, douloureuse, rouge : l’épiderme est usé, les ongles aussi. L’animal est trèsabattu, ne peut se lever sans gémir. Quelquefois des abcès suivent : il faut exercer une sérieuse surveillance, quoique la terminaison la plus ordinaire de cette affection soit sans gravité.
Allop.: Bains froids : compresses astringentes ; lotions au sulfate de fer, sel de cuisine, suie, carbonate de potasse appelé cristaux chez les épiciers ; alun, etc. Diète pendant quelques jours et saignée chez le chien trèsgras. |
Homæop.: Arnic. 12% D, 6/8, 3 C. par jour. Au même moment, envelopper les pattes dans des compresses, que l’on trempe dans un verre d’eau où l’on verse 12 à 15 gouttes de teinture mère d'Arnica.
ALBuGo ou Taie sur les yeux. — Cette affection qui modifie la vision du chien n’est pas assez observée par les personnes qui prennent soin de ces animaux. Elle est malheureusement très-grave : il faut surtout éviter de la laisser arriver à l’état chronique. Vient d’un coup, ou d’un coup-d’air.
Allop. : Collyres astringents, lotions d’eau blanche, extrait de saturne; insufflation d’alun calciné, de sulfate de zinc. Cautérisation à la potasse caustique ou au nitrate d'argent. Séton à la nuque ; purger avec aloës ou huile de croton sous le ventre, 3 ou 4 gouttes sur un morceau d’étoffe de laine.
Homæop. : Si l'affection vient d’un coup, il faut traiter avec Arnica, 12°, 6/8, 3 C.par jour ; puis, Conium 6°, 6/8,3 C. par jour. Attendre quelques jours et recommencer la médication.
Sil’albugo vient d’une inflammation aiguë, on prendra : Cannab. 12° D, puis Bellad. 12°, 6/8, &C. par jour ; enfin revenir à Cannab.
Si l'affection est déjà chronique , attaquer par : Pulsat. 12° D), et Sulf 12°, 6/8,3 C. par jour; alterner, puis passer à Caust. 12° et Euphras. 12° 6/8, 3 C. par jour. Attendre une semaine, puis alterner de la même manière Cannab. 12° D, et Lycop. 12° D. Ce traitement est souvent long dans ce cas : on le répète en laissant toujours un intervalle d’une ou deux semaines entre chaque reprise. Si la cornée se marque de lignes rouges, on fera prendre Sassa, 6 D,6/8, 4 C. par jour.
AMAUROSE ou Goutte sereine. — Dépend d’une grande quantité de causes certainement, dont la plupart, sinon la totalité
sont inconnues et tout à fait hypothétiques , à moins qu’on ne puisse constater une contusion, une blessure ou tel autre fait extérieur. Le chien frappé d’amaurose devient absolument aveugle, sa physionomie perd son expression, sa marche devient hésitante.
Allop.: La maladie est presque incurable. On emploie les purgatifs, les
sétons, les vésicatoires volants près de l’œil, les lotions astringentes. Enfin les lotions excitantes, les vapeurs d’éther et l’alcool.
Homæop. : S'il est une maladie dans laquelle les symptômes subjectifs (1)
soient absolument nécessaires pour trouver les indications des médicaments;
c’est l’amaurose. — On peut toujours essayer les médicaments suivants: Bel-
lad. 12° et 30° D, 6/8, 1 cuillerée matin et soir. — Calc. carb. 30° 6/8,1 C.
matin et soir ; à un degré plus avancé, Causticum 6°, 12°, et 30° D, 6/8,1 C. matin et soir. ;
ANÉMIE. — Cette maladie envahit les jeunes chiens mal nourris ou provenant de mères vieilles et épuisées : elle atteint
également une jeune chienne qui nourrit trop de petits et s’y
épuise par une réfection insuffisante. On s’en aperçoit à la décoloration des muqueuses, au poil devenant malade, c’està-dire terne, poussiéreux et hérissé : appétit diminuant, forces aussi, abattement, etc. (V. Scorbut.)
Allop. : Amélioration du régime et administration de toniques, d’amers
et de ferrugineux, quinquina, gentiane , houblon, feuilles de noyer, sel de fer, etc.
Homæop. : Ferrum aceticum, 1° trit. 0,05 cent. matin et soir, dans la
pâtée ; on peut interrompre de temps en temps, pour donner alors 3 ou 4 jours .
de suite Ars. 3° D, Gttæ ïij dans 12 cuillerées d’eau, 3 C. par jour.
%. ANGINE, Esquinancie, Mal de gorge. — Inflammation du
larynx, très-commune chez certaines espèces de chiens, surtout chez ceux de salon, sans que pour cela les chiens de chasse en soient garantis. Le chien est triste, il ne mange pas et tousse : d’abord peu, puis davantage, la voix est rauque et voilée comme dans le début de la rage, ce qui implique toujours beaucoup de prudence dans les soins à donner à cette affection. Salivation filante, souvent abondante. Dure dix jours environ.
(1) C'est-à-dire les sensations décrites par le malade lui-même,
Allop. : Saignées de 100 gr. et sangsues, si le chien est pléthorique. Fumigations émollientes, boissons pectorales, séton sur le cou, chaleur. Gargarismes avec
AlURTEN PIETTE "0 64 LRO 1 cuillerée.
MIbL EN RES MOREL ST 100 gr. Diète absolue.
Hat HOUR eus RENE 500 gr.
Si la laryngite se complique de toux sèche et douloureuse, donner opium, laudanum, morphine, belladone dans boissons sucrées.
Homæop. : Acon. 6° D, et Bellad. 6° D, 6/8, 3 ou 4 C. par jour ; alterner chaque médicament pendant 2 jours et revenir à Acon. 6° D, pour finir. On peut également attaquer par Bellad.6° D, et Merc. 6° D, maïs surtout quand on voit les amygdales très-gonflées : terminer par Bellad. Donnerenfin ep. sulf. 12 D, 2 C. matinet soir, pendant 2 à 3 jours, suivant l’état.
Puls. 1% s’il survient des yomissements. |
Lorsque les amygdales sont très-gonflées, et menacent d’abcéder, il faut alterner avec Bell. 6° D°, Baryta carb. 12° 6/12, 3 C. par jour.
Si le fond de la gorge est très-gonflé, transparent, comme de l’&dème , ce que l’on peut conclure de la chute de la luette, Bellad. sera alors alternée avec Apis mellif. 6° D,6/12, 3 C. par Jour.
APOPLExIE, Coup de sang. — Pendant l'été, au soleil, par les chaleurs lourdes, les chiens sont sujets à cette affection dangereuse, qu’elle se porte au cerveau ou au poumon. L’animal tombe, souvent avec des convulsions : l’œ1il et la gueule sont violacés, le pouls plein, la respiration ronflante ou bouillonnante : souvent 1l y a paralysie.
__ Allop. : Saignée immédiate, copieuse, de 250 grammes, au moins : eau froide sur la tête et dans la gueule ; frictions d'essence de térébenthine, sinapisme sous le ventre. Frictionner le ventre pour purger avec croton. ( Voir Constipation.) Lavements avec eau, sel et savon.
Homæop.: Arnica 6° D, 6/8, et Bell. 6 D, 6/8, par cuillerées alternées de 1/2 heure en 1/2 heure. Eloigner les prises à mesure que le mieux survient. À un moindre degré, Glonoïn, 6° D, 6/12, 1 C. de 3 en 3 heures, surtout quand il ya eu manifestement coup de soleil. Il sera bon d’alterner toujours Arnica avec le médicament choisi.
ARTHRITE ou Rhumatisme articulaire. — Gonflement de l'articulation qui devient douloureuse et empâtée , rendant les mouvements très-bornés, et difficiles. Généralement le chien a la fièvre , surtout au début. |
Allop. : Saignées, frictions avec la pommade de peuplier belladonée, bains tièdes, lotions avec décoction de têtes de pavot, cataplasmes émol- - lients, etc.
Homæop. : Bryon. 3° D, Dulcam. 3° D, 6/8,3 C. par jour, alternées ; Nux vom. 12° D, 6/8, 3 C. par jour, et revenir à Bryon. et Dulcam. si nécessaire, après 2 ou 3 jours de repos. Acon. 3 D), 6/8 pour le rhumatisme aigu. — Si la douleur force l’animal à s’agiter, à chercher une position commode, qu'il ne trouve pas, au lieu de Bryon. ce sera Rhus toxic. 6 D, 6/12, 3 C. par jour, soit seul, soit alterné avec Aconit. ou Dulcamara ( ce dernier médicament Dulc. convient surtout. lorsque l'humidité est manifestement la cause déterminante du rhumatisme ).
AsciTe ou Hydropisie. — Très-fréquente chez le chien, surtout quand 1l est jeune, sans que la cause en puisse être raiïsonnablement distinguée : elle varie également à la suite d’affections chroniques des viscères abdominaux.
Allop. : Purgatifs : sulfate de soude 30 gr., sirop de nerprun 30 gr., aloës 4 gr. : ou diurétiques, salpêtre 1 gr., scille en teinture à l’intérieur 0 gr. 30 et à l'extérieur sur le ventre et les cuisses.
Potion composée purgative anglaise :
Acide sulfurique dilué......... OT LE CR AE 3 drachmes. RARES ODIQUO Se: sie ne mn eine eee 2 — Teinture de quinquina composée.......,.,..,... 1 once. LES TRE AT RE Le RAT dir Nes . 6 1/2 onces.
Mêlez, et donnez deux cuillerées à bouche toutes les quatre heures.
Homæop. : Arsen. 12° D, 6/8, 3 C. par jour. Puis Chin. 30° 6/8 , 3 C. par jour, et revenir à l’Arsen. Attendre quelques jours et recommencer le traitement jusqu’à guérison.
Si l’ascite subsistait après une péritonite ou une pleurésie : on emploierait Apis mell. 3° D, 3 C. par jour.
ASPHYXIE. — Suspension de la respiration par une cause extérieure.
Allop. : Enlever le chien vivement aux causes qui l’asphyxient ; insuffler de l’air dans les poumons; frictionner le corps ; lavement avec décoction de tabac et sel de cuisine.
Homæop. : Chien noyé, asphyxie par l’eau : Lach. 30° D), 6/8, une cuill. tous les quarts d'heure ; alterner avec Arsen. 30° D. Asphyxie par des gaz délétères, ou par strangulation : Op. 30°, 2 g. tous
Jes quarts d'heure pendant une heure : puis : Cannab. ind. 12° et Bellad. 12° 6/8,une C. par heure.
ASTHME. — Attaque souvent les animaux âgés, mais souvent aussi ceux qui sont poussés à l’embonpoint. Accès de toux ronflante et forte.
Allop. : Chaque matin donner : liqueur de Fowler, 5 gouttes; ajouter même laudanum 4 gouttes à cette quantité, si la toux est fréquente.
Homæop. : Zpeca, 30° D, 6/8, 3 C. par jour. Bryon. 12° D, 6/8, 3 C. par jour : attendre quelques jours, puis prendre Nux vom. 30° 6/8, 3 C. par jour. Si Z/peca n'avait pas agi à la 30° D, on obtiendraïit des effets remar-
quables d’une basse trituration, comme la 3° ou même la 3° décimale, dont on donnerait 3 à 4 grains par 24 heures, à sec, dans la gueule.
AVORTEMENT. — Il peut être naturel, par suite de faiblesse sénérale ; il est souvent accidentel, par suite de secousses, de coups, ou d'exercices forcés.
Allop. : Si la chienne est faible : toniques, vin de quinquina, infusion de sauge, de feuilles de noyer, etc. Convulsions : opiacés, laudanum et éther.
Homæop. : Sec. cor. 30° D), 6/8, 3 C. par jour. Acon. 1% D, 2 g. pour commencer ; devant une simple menace, donner : Actœa rac. 30° D, 2 g. matin et soir, pendant 2 ou 3 jours.
Ne pas oublier Arnica 6° D, 6/12, une C. de 2 heures en 2 heures, quand il y a eu violence extérieure. On doit même toujours commencer par lui.
BALANITE. — (Cette affection, très-commune, accompagne presque toujours l’acrobustite (Voy. ce mot).
Allop. : Employer : Bains et lotions d’eau de guimauve ; puis eau blanche, décoction d’écorce de chène, dissolutions de tannin.
Homæop. : Cannabis sativa T. M. gtt® 12/12. Même traitement que la go-
norrhée, on peut lotionner la partie avec de l’eau eRStemeR arniquée plu- “sieurs fois par jour.
BLÉPHARITE ou Maladie des paupières. — Maladie assez commune chez les chiens; cette inflammation est caractérisée par enflure, rougeur, larmoiement, humeurs sécrétées, etc
Allop. : Lotion émolliente à l’eau de pavot ; collyres astringents, ete.
DUULERIS TO ane PSE ne Re EE Del 5 à 8 grains. UT ET PO PE ne D SU ES A PER NN IP . 2 onces.
‘Autre :
Eau de Goulard, .... suisua Jrate AE PUR PME, . 1 drachme. Eau. ::: PAPER EX UE ÉTAT LRU EL: 1 once.
Homæop. : Digit. 30° D, 2 g, matinet soir, pendant 2 jours. Puis Here. sol. 12° D, 6/8, 3 C. par jour. Terminer par Bellad. 30° D, 6/8, 2 C. par jour. * Si l’œil est enflammé lui-même, faire prendre Spigel. 30° D, 6/8, 3 C. par jour, puis Merc. sol. 12° D, et Bellad. 12° D, 6/8, 2 c. par jour, alternés.
Un excellent médicament de la Blépharite chronique est le Précip. ruber 6° D, 6/8, 1 C. matin et soir.
Bressures. Voyez Plaies. — On comprend, sous ce nom : contusions, piqûres, coupures, déchirures, brûlures, fractures, etc...
Homæop. : À l’intérieur, invariablement Arnica 6° D, 6/12, 1 C. toutes les 4 heures. A l'extérieur, toutes les fois qu’il ne s’agit que de contusions, sans plaie, pansement avec d’eau légèrement arniquée. — Au contraire, lorsqu'il y a plaie, au lieu d’Arnica, c’est Calendula T. M. qu'il faudra employer. (C'est le Souci des vignes.) Ce médicament a été employé en grand dans la guerre d'Amérique, et tous les chirurgiens ou vétérinaires se sont accordés à lui reconnaître des qualités cicatrisantes remarquables. Les piqures en particulier sont traitées par Ledum palustre 6/12, 1 C. de2h.en 2h.
BouULIMIE ou Faim canine. — Appétit inusité, insatiable. L'animal dépérit.
Homæop. : On ne peut espérer guérir rapidement un état qui tient évidemment à une cause générale morbide dans l'individu.
Si l’on suppose que la cause de boulimie est la présence de vers dans les intestins, donner : Viol. od. 6e D. Stann. 30° 6/8, alternés, 3 C. par jour, puis Ver. alb. 18° D), 6/8 pendant 4 jours, 3 C. par jour, et terminer par Jpeca 30 D, et Lycop.30° D,6/8 2 C. par jour.
On peut ajouter à ces médicaments Cina 12° D, 6/8, 1 C. matin et soir.
F- BRONCHITE, Catarrhe où Rhume. — L’inflammation de la muqueuse des bronches est malheureusement commune dans l'espèce canine ; les causes de refroidissement ne sont que trop fréquentes dans la vie des chiens. Elle s’annonce par une toux sèche et répétée, et 1l est toujours à craindre qu’elle ne revête la forme chronique.
Allop. : Employer les saignées, les fumigations émollientes, telles que les boissons calmantes au laudanum et à la belladone; sétons sur le cou ;
calotte de poix fondue sur le front, au besoin potions à l'émétique à centig. et au kermès 2 centigr. Feuilles de bouillon blanc.
Homæop. : Zpeca 6° D, 6/8, 1 C. toutes les 3 heures. A con. 12° D, 6/8, 3 C. par jour. Si l’irritation des bronches se traduit par de fortes quintes de toux : Coff. crud. 6° D, 2 g. 2 fois par jour, et, s’il ne réussit pas : Coral. rubr. 24 D, 2 g. 3 fois par jour, ou encore Viola odor. 12° D. Une excellente combinaison, surtout tant qu’il y a fièvre, c’est d’alterner Zpecaet Bry. de chaque 6° D, 6/8, 1 C. toutes les 3 heures. — La forme chronique deimande pendant quelque temps,une semaine, 3 jours de Sulfur 12° et 3 jours de Calc. carb. 12°, de chaque 6/8, 1 C. matin et soir.
Caxcer. — C’est généralement la chienne qui est attaquée de cette maladie aux mamelles.
Allop. : L’enlèvement des tumeurs et le pansement des plaies par la
teinture de ciguë sont à peu près les seuls moyens par lesquels on peut espérer de conjurer un issue fatale.
Homæop. : Hydrastis canad. 3° à 12° D, 6 g. dans 12 C. d’eau, 3 C. par jour. Si le cancer est ulcéré, on peut le lotionner avec le même médicament, ou encore y faire des applications de compresses trempées dans le mélange suivant : Bry. alb. T.M. 3 C. c. dans 5 cuillerées d’eau. En même temps à l'intérieur, on peut donner successivement :
Conium mac. 12° D, 6 /12 ou Lachesis 12e D, 6 /12}3 C. le jour, 1 la nuit. ou Arsenicum 12° D, 6 /12
CATAPACTE. La cataracte n’est pas l’amaurose; celle-ci n'étant qu'une paralysie du nerf optique, la seconde est plutôt l’opacité du cristallin. La prunelle, au lieu d’être noire, devient d’un blanc nacré, ce qui est dû à ce que les rayons lumineux ne la traversant plus, sont réfractés.
Homæop. : On peut jusqu'à un certain point en arrêter les progrès en donnant, pendant longtemps, avec des interruptions et des reprises :
1° Magnes. carb. 12° D, 6/8 1 C. matin et soir. 29 Secale corn. 12° D, 6/8 1 C. matin et soir.
CHaxcre (de l'oreille). — L’une des affections les plus communes et les plus rebelles chez le chien. La moindre déchirure ou solution de continuité sur le pourtour de l’oreille, porte le chien à se gratter et à secouer la tête; telle est souvent la cause bien innocente des chancres les plus difficiles à guérir.
Allop. : Avant tout, envelopper la tête dans un bonnet ou un filet, ex-
ciser la partie malade, et cautériser avec le nitrate d’argent ; on peut encore passer une mèche de lin ou de laine dans l'oreille au-dessus du chancre, de manière que le fil repose sur la plaie directement.
Homæop. : M. Prost-Lacuzon préconise : Aran. diad.6° D, ou Arsen. 6° D, 5 g. tous les soirs. Contre la suppuration des oreilles, il indique comme isopathique : Xynotorr. 3° D, 4C. par jour. — On peut ici obtenir de trèsbons résultats de Calc. carb. 12° D, 6/8, 1 C. matin et soir et encore, si la suppuration est dûe, comme cela a lieu souvent, à la présence de quelque petit polype, Thuya 30° D, 6/8, 1 C. matin et soir (suspendre longtemps).
Corée ou Danse de St-Guy.— Suite, malheureusemert trop fréquente, de la maladie des chiens, à peu près inguérissable par les moyens ordinaires.
Allop. : On emploie les antispasmodiques : valériane 4 gram.; assa fœtida ; camphre 1 gr.; toniques végétaux, le fer, et les narcotiques. On a essayé la noix vomique et la strychnine’, la liqueur de Fowler ; le bromure de potassium à la dose d’un gramme.
Homæop.: Coff. crud. 18° D), Coccul. 18 D, Colchic. 18 D, alternés de semaine en semaine : 6/8, 2 C. par jour ; interrompre 8 jours après les trois et reprendre avec patience.
La thérapeutique de la chorée chez l'homme a fait d’heureux progrès, dont on peut certainement faire bénéficier les animaux. — Nous avons d’abord Tarentula Aranea 12° à 30° D, 6/8, 1 C. matin et soir, avec suspension 3 à 4 jours, et reprise en variant les dilutions. Puis :
Rana bufo 12° D, 6/8, 1 C. le matin.
Salamandra 12° D, 6/8, 1 C. le soir.
ConJoNCTIVITE. — Inflammation de la face interne des paupières. (Voyez Blépharite.)
Allop. : Collyre au sulfate de zinc, 0,10 centigr. pour 30 grammes d’eau de roses, dont on instille 2 ou 3 gouttes, 2 fois par jour, dans les yeux malades. — Un autre moyen héroïque, formant une sorte de transition à l’homoæopathie, c’est le collyre au nitrate d'argent, 0,10 centig. pour 30 gr. d’eau distillée 1 goutte le matin, puis laver à l’eau froide.
Homæop. : Euphrasia 3 D), ou 6° D, 3 Gte dans 200 gr. d’eau (12 cuillerées) 3 C. par jour et une ou deux fois en instiller quelques gouttes dans les yeux malades.
On nent encore donner | Pé%4d. 12 D, 6/8 |alternés, 2 cueillerées de DRE nn Merc. solub. 12° D,6/8 | chaque par jour. ,
CoxsripaATION. — Le chien est très-sujet à cette affection
surtout quand son alimentation devient tout à coup purement animale.
Allop. : Purgation à l'huile de ricin 25 gr., au sulfate de soude 30 gr. ou bien potion suivante :
pSulfate de soude, .n2.,..5#4% 18 PTE RAC + 15 grammes. AÏOËSES de ve ci des ee UE RE 1 décigr.
Lavements fréquents d’eau de graine de lin et d'huile. Frotter le ventre avec 4 à 5 gouttes d’huile de croton sur un morceau de laine, diète, cataplasmes de farine de graine de lin. Au chaud.
Homæop. : Mux vom. 30° D, 6/8, 3 C. par jour. — Encore : Bry. I D, Gt 3 par jour (convient l'été, dans les cas aigus, chez les animaux qui ne font pas assez d'exercice). Il y a encore Opium 12° D, 6/8, 3 C. par jour, (lorsque l'animal n’a aucune colique, et surtout lorsqu'on à remarqué que les selles qu’il rend sont énormes). —- Si la constipation dépend de quelque affection du foie, cas dans lequel les yeux sont jaunes, on doit donner alors Sulfur 6° D, Gt 1, 3 fois par jour, deux C. d’eau.
ContTusion. — Lésion et froissement des tissus par un choc déterminant souvent un épanchement qui peut se terminer par un abcès.
Allop. : Les saignées, les sangsues sont bonnes pour les contusions récentes. Compresses d’eau blanche. Frictions d’eau-de-vie camphrée, de teinture d’arnica et de belladone.
Homæop. : Arn. 6° D, 6/12, 4 C. par jour, puis 8, puis 2. Au bout de quelques jours : Ferr.magn. 12 D, et Spig.12° D, 6/8 2 C. par jour, alternés. Cesser toute application externe d’eau arniquée (V. Fractures), dès qu’on prend un remède intérieur autre que l’arnica. |
CoNVULSIONS.
Homæop. : Anacar. or. 6° D, et Phosp. ac. 30 D, 6/8 3 C. par jour. ‘Ordinairement les convulsions cessent dès l’abord ; mais il faut continuer, après quatre jours, à alterner deux nouveaux médicaments : Plat. 12° D, et Spigelia 12° D, 6/8, 3 C. par jour pendant une semaine. Si les convulsions .se représentent, ce qui arrive souvent à la suite de la maladie, on recommence le traitement, en laissant toujours un intervalle d'une ou deux semaines entre chaque reprise générale.
Un excellent médicament des convulsions épileptiformes est l'Acide hydrocyanique, 6° D, 2 gouttes dans 8 cuillerées d’eau, 1 cuillerées de 1/2 h. en 1/2 heure.
o . ARS . .
= COURBATURE. — Indisposition des chiens jeunes ou non
entraînés après la première grande chasse ou quelque fatigue.
Allop. : Le traitement consiste en repos absoluet bains prolongés pendant quelques jours.
Homæop. : Acon. 12° D), d’abord ; puis Dulcam. 12° D, 6/88 C. par jour ; puis 2 ; l’un après l’autre.
Le médicament capital de la courbature simple, que l’on peut assimiler à une contusion générale, est l’Arnica à l'intérieur, 6° D, 6/12, 1 cuillerée de 3 heures en 3 heures.
Cysrire ou Inflammation de la vessie. — Maladie assez rare, caractérisée par la fièvre, la soif, le ventre douloureux, l’agitation de l’animal qui ne sait ou se poser, et ses efforts pour uriner à chaque instant, fort peu à la fois.
Allop. : Lavements émollients, lotions et fomentations tièdes sur les
reins, boissons mucilagineuses et camphrées.
. Homoæop. : Canth. 12° D, 6/8 4 fois par jour, puis 3. ]yoscyam. 12° D, 6/8 3 fois par jour.
DARTRES. — Affections de la peau très-communes chez les chiens et souvent rebelles. Voir les mots Pytiriasis ou dartre arineuse, furfuracée ; Acné, Impétigo, Lupus, etc.
DIARRHÉE. — Produite souvent par un refroidissement.
Homæop. : Chamom. 30° D, 6/8, 3 C. par jour. Si elle persiste : Cale. 12°D, 2 C. matin et soir. On peut alterner ce dernier avec Phosph. acid. 12° D, si la diarrhée est passée à l’état chronique.
DYSSENTERIE ET FLUX DE SANG. — On reconnaît cette affection intestinale par les coliques qu’elle provoque chez les animaux, et par des déjections alvines formées de matières muqueuses mêlées de sang et expulsées souvent avec effort.
Allop. : Diète sévère, boissons émollientes avec quelques gouttes de laudanum, lavements de même. Puis, alun ou noix de galle,5 gr.; feuille s de noyer; cachou ; quinquina 2 gr.; carbonate de fer ; lavements d’amidon. Essayer les purgatifs : sulfate de soude 30 gr., ou de magnésie, ajoutés à une eau de tête de pavot ou de riz. On peut encore employer comme tisane la boisson composée :
Eau de gomme, de riz, ou de tête de pavot........... EAN Sous-nitrate de bismuth....... pT SUE STE ACTES #00 Lu En PAPE ADS re M peste NB A cer is 1 gr.
Ou celle-ci : Décoction de ronces et sulfate de zinc, 2 grammes : 3 fois par jour, et donner trois lavements astringents de tan ou de feuilles de noyer bouillis dans l’eau, avec 3 ou 4 gouttes de laudanum pour chaque lavement.
Homæop. : /peca 12° D, 6/10, 1 C. toutes les 2 heures. Capsic. 9 D 6/8, 1 C. toutes les 2 heures. Merc. corr. 30° 6/8 2 C. par jour.
ENTÉRITE ; inflammation de la muqueuse intestinale. — Très-grave chez le chien ; caractérisée par la tristesse, défaut d’appétit, soif intense, vomissements, ventre douloureux, fièvre.
Allop. : Breuvages, lavements et cataplasmes émollients ; laudanum à ‘l'intérieur par gouttes dans les véhicules, diète absolue ; sétons au besoin.
Homæop. : Podop. pelt. 6° D, 6/8, 4 C. par jour. — On peut encore ici employer Merc. solub. 6° D, 6/8, 3 C. par jour.
Exrorse, Errorts, BOoUTURES, DÉBOITEMENTS. — Se reconnaît aux douleurs du membre, au ren à la boiterie plus ou moins accentuée.
Allop. : Eau froide, eau blanche, douches, compresses froides, diète et repos. Appliquer sur le gonflement des cataplasmes émollients et narcotiques. Par une autre méthode, applications du liniment Boyer ou du feu anglais : puis feu en pointes ou en raies.
Frictionner l’entorse avec un onguent composé de décoction épaisse et concentrée de sauge, thym, serpolet mêlées à graisse de veau.
Ou encore :
Camphte FES SSSR RER ER RAR 80 gr.
Essence 'de‘térébenthine: 2m 0m AR RUE 45 AGDE LE Eee EPA Re CPAM LA 7 PANNE VE CE 45 Ou encore :
ORENENT RETOURS LELOTEN MEN REA OA TONRe 60 gr. Essence de MER RER Er ER Ne et 30 Essencesde romarin ie MUR SR PRE ar ASE 18 Eesence/demtérébenthine is its IE ARE ° 30
Homæop. : Arn. 6° D, 6/8. 4 C.par jour, applications de compresses d'eau, arniquée. (V. Contusion.) Si l’entorse ne se résout pas: appliquer compresses d’eau cicutée :
FAU fraîche, OMR LU RUNAT AC Re «ses NL VTT.
Teinture mère de Con. mac........ RARE . 2 à 3 gouttes.
ExTozoaiREs ou Vers intestinaux. — Très-communs chez les chiens et d'espèces diverses : très-tenaces.
Allop. : Purgatifs : sirop de nerprun 30 gr.; huile de ricin 25 gr.; sulfate de soude 30 gr. En fait de remèdes plus actifs : huile empyreumatique; essence de térébenthine ; éther sulfurique 1 gr.; calomel. Administrer le matin à jeun. On peut en faire une potion que l’on donnera une fois par jour, en agitant avant de verser.
Nr 0 nou cu crane 20 gouttes.
Essence de térébenthine ...,........,,...... 5 gouttes. 1 R AT NSP ER TR PRE NEC RS 250 gr.
Si les vers ne sont pas expulsés, donner contre le tœnia : TT MR OUR OA EU Menus das de e 1 gramme.
da dental e NU e erate nil Bt le Ua d'a à 1 gramme.
Purger quelques heures après avec :
ODA ANR UE miens re 30 grammes.
On peut chasser les helminthes ‘(plus connus sous le nom d’oxyures), petits vers qui tracassent les chiens à l’anus, en frottant celui-ci d’un peu d’onguent mercuriel : on peut aussi donner des lavements d’eau contenant quelques gouttes d'essence de térébenthine, ou encore une légère infusion de tabac en lavement.
Homæop. : Viol. od. 6° D), Cina 6° D, 6/8, 1 C. toutes les 3 heures, pendant 2 jours; puis Stann. 30° D, 6/8, 1 C. par jour. Si cela ne suffit pas : employer Lycop. 30° D, 8/10, 3 C, par jour, puis Veratr. alb. 18° D, 6/8,3 C. par jour, pendant 4 jours. Enfin Zpeca. 12° D, 6/8, 2 fois pendant 8 jours.
#. L EpPiLEePsiE, Haut-mal ou Mal caduc. — Accès convulsifs survenant sans époques fixes.
Allop. : Pas de remèdes spécifiques. Essayer chaque jour de la potion suivante :
RARES DOLASSION 0e ee du ete tete 1 gramme.
Essence de salsepareïlle... ....,.,......... 1 c. à bouche. MT re ets fe NAN C le Le NYC O EE RC 6 UM AO TE De DS q. S.
Homæop. : Bellad. 12° D), Cina. 12° D, 6/8, 3 C. d’heure en heure, alterner ensuite par jour. Essayer Agaric: Cedron. Lach. 4/8, 2 fois par jour 1 C. attendre une semaine pour reprendre en ordre.
Ici, contre les convulsions récentes, Acide hydrocyanique 6° D, 3 gouttes. dans 12 C. d’eau, 1 C. de 1/2 heure en 1/2 heure.
ESQUINANCIE, ETRANGUILLON. (Voy. Angine.)