‹ Les chiens de chasseChapitre 98 sur 104 · TL · texte numérisé non relu

TL

st

Pour le chasseur qui connaît bien ses chiens — et nous n'écrivons que pour celui-là — l’état de maladie n’échappe pas un instant. Dès que la fièvre envahit le chien, son poil devient comme sec et poussiéreux, il se hérisse par bouquets ou par places : le nez devient chaud et sec, ce signe ne trompe jamais. Les yeux sont secs ou larmoyants, presque toujours rouges et enflammés ainsi que le dedans de la gueule. Le pouls est vif, saccadé, répété, petit, plein ; la respiration est accélérée.

Ne perdez jamais de vue comment votre chien mange, comment 1l est gai : voyez s’il boit bien, s’il saute : méfiez-vous si vous le voyez triste, abattu, la queue entre les jambes, faisant le gros dos ou regardant ses flancs tout à coup. À plus forte raison, veillez s'il se plaint, s'il gémit, s’il tousse, s’il jette par les naseaux ou par la bouche, s’il frissonne.

Nous ne voulons pas compliquer inutilement ces symptômes généraux. C’est au chasseur, dès qu'il les a reconnus en tout ou en partie, à chercher dans les pages suivantes les symptômes particuliers qui lui décèleront exactement de quelle affection le pauvre animal est atteint. C’est pour faciliter cette recherche que nous avons fait suivre les noms, aussi vulgaires que possible, des maladies, d’une symptomatologie aussi frappante et aussi courte cependant que nous l'avons pu. Très-souvent, d’ailleurs, des circonstances antérieures ou des faits extérieurs dont le maître sera instruit, — ou du moins devrait l'être toujours, — le guideront dans cette recherche.

Au moment où nous nous sommes décidés à joindre au traitement allopathique que presque tout le monde connaît, une courte esquisse d’un traitement homæopathique pour chaque affection du chien, nous avons cru trouver dans les volumes français publiés sur l’art vétérinaire homæopathique, les quelques renseignements qui nous manquaient; malheureusement ces ouvrages nous ont paru fort incomplets et nous avons pensé à recourir aux traités anglais et américains.

C’est alors que nous vint l’heureuse inspiration de prier le docteur Isid. G. M., notre excellent ami, de vouloir bien jeter les yeux sur notre travail... Non-seulement il l’a vérifié, mais il l’a enrichi à toutes les pages; mais il l’a augmenté de ses précieuses remarques personnelles, si bien que mon abrégé est devenu un traité unique dans sa forme, précieux maintenant dans son contenu, excellent de tout point.

Désormais, en France, on pourra guérir ses chiens!

Que notre bon docteur en soit remercié, au nom des disciples de saint Hubert, et surtout au nom des foutous, sans lesquels ceux-c1 ne feraient pas grande besogne!

Les médicaments homæopathiques sont extrêmement faciles à faire prendre aux chiens, soit qu'on leur donne les globules en nature, soit qu’on les leur prépare dissous, fondus dans une petite quantité d’eau. Tous ces médicaments peuvent être demandés par le propriétaire du chien, dans les pharmacies homoœæopathiques spéciales (1). Nous allons donc expliquer les signes abréviatifs dont nous nous sommes servis, et que chacun pourra copier pour le pharmacien, en indiquant le livre d’où 1l les tire.

Il suffit de copier bien exactement le nom abrégé du médicament et le chiffre suivi d’un D qui l’accompagne, le pharmacien saura parfaitement ce que cela veut dire. Ainsi :

Baryt. carb. 6° D ou 6° — veut dire : Baryta carbonica, 6° dilution.

Ge signifie gouttes, Gt VI veut dire 6 gouttes.

G. veut dire globules ; ex. : 2 g., deux globules, 6 &., six globules, etc.

Page 1