TOUS
Sus aux archers!
■ arcsrix, stupéfait .
Que faites-vous?... arrêtez, malheureux !... que faites-vous?
Tout lr* homme* «u blouses et en sarreaux,groujïés auprès les uns de» autres, renversent le» archers <ju sla désarment; d'autres soulèvent la paille de la voiture, et mettent des faux à l'envers an bout de* perches qu'ila ont apportées ; loua tirent de dessous leurs vétemens des poignards, de# épées, des pistolets ; les pay sans épouvantés refluent vers l'eglise ; les portes violemment poussées cèdent, et laissent voir Alix, I» couronne en tête, reconduite parle cierge', a u milieu des jeunes vierge*, qui s'arrêtent sur 1c seuil de l'édifice. Suspension générale.
lx barreau, d'une voix forte.
Paix à tousl passage à la force!... (Lee cami • tards entraînent Margerin vers la gauche. Ceux de la télé, qui déjà avaient dépassé la place , y reparaissent refoulés tout-à-coup sur ceux qui les suivent.) Les dragons!... les dragon» sont là!...
J la font tête sur une ligne, la pique en avant , le pistolet au poing, pour soutenir le choc ; le» autres conjures font
volle-faee, veulent s’ouvrir no passags par la droite, et refluent sur 1a place en criant.
LA BLOl'»E.
Les dragons! les dragons de cc côté aussi!
lr sarrsac.
La place est cernée !
LA BLOUSE-
Nous sommes vendus!
pieere , amenant Mugaret en scène par U col.
Et voilà le traître t
11 le tue d*un coup Je poignard, elle jette sous la voiture. margerin, sc précipitant.
Arrêtez! arrêtez!...
alix, qui l'a reconnu.
Margerin !
MARGERIN.
Pour moi... du sang versé !... jamais... jsuaaist laisscz-moi mourir!
ALIX
Mourir! miséricorde!... il allait mourir! MAUFILATRE, OU fond.
Bas les armes, canaille ! ou pas un ne sort d’ici la paysanne, ou milieu des habitant épouvantés. Nous n'en sommes pas, dites donc!
la foule.
Grâce !
MARGERIN.
Mes amis, au nom du ciel!...
CBAMPFLEUET.
Tu nous perds avec toi !
MAoriLATRE, qui les voit se former en carré.
Ab ! les drôles persistent? tuez tout. Dieu saura bien reconnaître après ceux qui lui appartiennent. (Avec un geste de commandement.) Dragons, feu 1
Le» conjuré» se jettant à plat-ventre pour éviter la fu»illade.uliampflrury et le barreau , qui tiennent Margerin , le forcent i «uivre leur mouvement. Deux ou trois hommes reités debout tombent mort sou» les balles de» dragon» ; le* autres se relèvent et *e mettent en défen»e.
margerin, s'arrachant des mains des conjurée . Me voilà, me voilà, je me livre.
aux, se précipitant des marches de l'église entre lui et Maufilatre.
Je te sauverai, moi. (Elle l’entraîne au milieu des jeunes filles, vers la statue de Notre-Dame, en criant:) Asile ! asile t