‹ Les chirurgiensChapitre 19 sur 42 · CONCESSION FAITE AU GRAND BOUTEILLER DE FRANCE · texte numérisé non relu

CONCESSION FAITE AU GRAND BOUTEILLER DE FRANCE

Le premier échanson ou grand bouteiller de France, chargé de surveiller les boissons destinées à la table royale, jouissait de certains droits sur les marchands de vins et les cabaretiers. Ces droits, contestés par le prévôt de Paris, fui’ent limités par lettres patentes du 6 octobre 1311. Elles accordèrent seulement au grand bouteiller la moitié de la lie

1 Delamarre, Traité de la police, t. II, p. 845.

* 31 décembre 1333. — 2 mai 1485. — 13 février 1523. — Décembre 1561, etc. Les textes sont dans Delamarre, t. II, p. 849 et suiv. Voy. aussi,le t. I, p. 148.

3 Édit du Roy pour la réunion des boulangers des fauxbourgs de Paris à ceux de la Ville en une seule communauté, et suppression de la jurisdiction de la panneterie. 1711, in-4°. Il est dans le manuscrit 21,595, 134 e pièce.

4 Voy. Savary, Dictionnaire du commerce, t. I, p. 437.

des vins vendus au détail ; mais pour recouvrer cette redevance, il pouvait citer les cabaretiers à son tribunal, les condamner à l’amende et même les faire emprisonner au Châtelet.

Une ordonnance de 1414 est la dernière où j’aie trouvé mentionné le privilège du grand bouteiller sur les cabaretiers 1 * 3 .

Il en possédait deux autres assez curieux, et que je mentionne ici pour mémoire. Il touchait cent sous de chaque prélat qui venait, après sa nomination, prêter au roi serment de fidélité*. Prérogative plus étrange encore, les marchands étaient tenus de lui céder à bas prix le poisson acheté pour sa consommation personnelle. « Il avoit, écrit du Tillet 8 , taux et prix particulier de poisson en la ville de Paris pour la provision de sa maison 4 . »

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