III. Savetonniers. cire
I. Vers la fin du treizième siècle, les selliers qui voulaient employer le cordouan payaient pour s’établir 16 sous; le grand chambellan en touchait 10 et le connétable 6 : « des quieux xvi s. li Rois a donné x s. à son mestre chamberlanc et les vi au counestable de France *. » A l’égard des maîtres qui utilisaient seulement les cuirs de mouton, de veau, de vache, de cheval et de truie, le métier était libre*.
Un peu plus tard, le droit exigé pour l’emploi du cordouan fut porté à 36 sous, dont 20 allaient au roi et 16 au grand chambrier 1 2 3 . Du Tillet 4 prétend
1 Livre des métiers, titre LXXVIII, art. 1.
2 Livre des métiers, art. 4, 9 et 17.
3 Ducange, au mot camerarius. — « Les selliers et lourmiers, » écrit Ducange. Les selliers s’intitulaient en effet selliers-lormiers, parce que ces deux communautés avaient d abord été réunies. Elles étaient déjà distinctes au treizième siècle. Les lormiers confectionnaient des rênes, des brides, des mors et autres objets relatifs au harnachement du cheval. Leur métier était libre et ne payait aucune redevance aux grands officiers de la couronne. Voy. le Livre des métiers, titre LXXXII.
4 Page 299.
que le roi touchait 20 sous et le grand chambrier 26 sous, la redevance aurait donc été élevée jusqu’à 46 sous.
II. La maîtrise des cordonniers coûtait 16 sous, dont 10 allaient au chambellan et 6 au chambrier '. Les cordonniers prêtaient serment entre les mains du chambellan 1 2 .
III. Les savetonniers 3 étaient imposés comme les cordonniers.
IV. Sur les 16 sous que versaient les ceinturiers pour s’établir, le chambellan touchait 10 sous et le chambrier les 6 autres 4 5 .
Y. Le chambellan vendait la maîtrise aux chandeliers de cire. En avril 1320, il avait pour mandataire auprès d’eux un sieur Imbert le vieux 6 .