VIII. Tisserands de lin
1 « Sumuntque initium a ponte Givitatis, et sortiüntur finein ubi alveolus veniens Savara præcipitat se in flumine. » Doin Bouillart, Histoire de l’abbaye Saint-Germain des Prés, pièces justificatives, p. ij.
* Brûler.
Mais on ne sait au juste ni en quoi consistaient les droits abandonnés par le roi, ni en faveur de qui ils les avaient aliénés.
I. J’ai dit déjà que les drapiers étaient nommés u toissarrans de lange » (tisserands de laine) par le Livre des métiers *.
II. Le Livre des métiers cite parmi les poissons d’eau douce dont Paris faisait alors la plus grande consommation, les barbeaux, les tanches, les carpes, les anguilles et les gardons 1 2 .
III. Le Livre des métiers cite parmi les poissons de mer dont il se faisait alors à Paris la plus grande consommation, les raies, les merlans, les harengs, les maquereaux, les gournaux 3 , les morues 4 . L’ordonnance du 30 janvier 1350 y ajoute les saumons, les pourpois 5 * , les selerins et lès truites.
IV. Les poulaillers appartenaient à la grande famille des regrattiers 8 . Ils vendaient des poulailles, des oeufs, des fromages, des perdrix, des lapins, des agneaux, des veaux, des sauvagines. On nommait sauvagines les oiseaux de mer, de marais, etc., par opposition aux poutailles ou oiseaux de basse-cour.
V-VI. Les regrattiers étaient de petits marchands autorisés à vendre de seconde main, et au détail seulement, certaines denrées d’un usage général.
1 Titre L.
2 Titre C.
3 Voy. Ducange, y 0 gornus.
4 Titre CI.
* Marsouins.
8 Livre des métiers, titre LXX.
Le Livre des métiers cite, en dehors des poulaillers, deux corporations de regrattiers : les regrattiers de fruits 1 * et les regrattiers de pain, sel, etc. 9
VII. Le mot tapissier signifiait alors faiseur de tapis ou de tapisseries, et il y avait deux corporations de tapissiers, les tapissiers noslrés et les tapissiers sarrazinois. Ces deux termes ont été l’objet de nombreuses interprétations. Suivant les unes, les tapis nostrés ou neutrés seraient des tapis ras, lisses, comme nos moquettes, tandis que les tapis sarrazinois, épais et velus, représenteraient nos hautes laines. Suivant les autres, on désignait par les mots nostrés ou nôtres un produit indigène, un tissu de fabrication fort ancienne en Occident ; par contre, les tapissiers qui prenaient le nom de sarrazinois seraient les ancêtres de nos tapissiers de haute lice et auraient fabriqué de véritables tapisseries dont les couleurs et la qualité rappelaient les tapis orientaux.
VIII. Les tisserands de lin n’ont pas de statuts dans le Livre des métiers, qui ne les mentionne qu’ineidemment 3 .
1 Livre clés métiers, titre X.
3 Livre des métiers, titre IX.
3 Seconde partie, titre VIII, art. 13.