‹ Les chlorures et les phosphates dans la fièvre typhoïdeChapitre 1 sur 5 · VILLE. | GERBAUD · texte numérisé non relu

VILLE. | GERBAUD

M. H. GOT, Secretaire.

M. F.-J. BLAISE, Secrétaire honoraire.

Examinateurs de la Thèse:

MM. CASTAN, président.

GRASSET, professeur.

MOSSE, agrégé.

REGIMBEAU, agrégé.

La Faculté de médecine de Montpellier déclare que les opinions émises dans les Dissertations quiluisont présentées, doivent être considérées comme propres à leurs auteurs; qu’ellen’entend leur donner aucune approbation ni improbation.

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clinique médica : la p | ma . m'a de de ses excellents conseils - ee adresse ici mes sincères remerciements. ne Re Qu'il me soit permis d'offrir à MM. les Proiessoure de À Faculté de Montpellier l’expression de ma plus vive grati- = tude pour la bienveillance qu’ils m ’ont toujours témoignée : pendantla durée de mes études. -

la on urina de, . laquelle.

la couleur. et les dépôts. 5 :

«Dans les diverses maladies, dit le père d la médecine(1) on parviendra à connaître les paroxismes et leur constitution, en considérant attentivement la saison de l’année et la périodicité des accès... Les mêmes choses sont encore indiquées par les épiphénomènes : par exemple les crachats 1

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(1) Hippocrate, Aphorisme x, section I, (Trad. Merc. Paris 1829).

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— 10 = surviennent au commencement de la pleurésie, abrègent la maladie; mais, s'ils viennent plus tard, ils la prolongent ; ainsi, les urines, les déjections et les sueurs, quand elles paraissent, indiquent les crises faciles ou difficiles, et les maladies courtes ou longues.»

«Dans les fièvres, écrit encore Hippocrate, les urines qui déposent une matière semblable à une farine grossière, présagent un long terme.— Les urines avec un dépôt bilieux, mais claires à la surface, indiquent une affection aiguë — Les urines où nagent des bulles en haut, désignent une affection des reins ordinairement longue, ete., etc...»

Il est facile de comprendre qu'avec de pareilles ‘données, des charlatans ignorants, mais habiles, aient su exploiter pendant bien des années la crédulité publique.

Zimmermann (1), dans son Traité de l’ Expérience, fait une critique, peut-être un peu exagérée, mais juste au fond, des procédés alors en usage. «Le peuple, écrit-il, prend Purine pour le miroir de tout ce qui se passe dans le corps. Il exige du médecin que, sans-avoir aucun égard à d’autres signes, il lise dans l’urine toute l’histoire d’une maladie et qu'il y voie la constitution du malade. Il s’est même trouvé des médecins assez dupes d'eux-mêmes pour donner, à cet égard, dans les rêveries du peuple. J’ai vu quelquefois des ignorants regarder des urines avec un air si mystérieux, si occupé, que je n'aurais Jamais pu croire qu'il y eût des fourbes de cette trempe, si je n’en avais été témoin.»

Bien d’autres encore protestèrent contre ce mode de diagnostic, Boërhaave lui-même déclara qu’il fallait être dans le délire pour juger sur les urines, et qu'il avait vu lui-même les prophètes urinaires les plus distingués, commettre les plus grandes fautes, ajoutant que ces fourbes se seraient dérobés

(2) Ziimmerman, Traité de l’Expérience, (Trad. Lefebvre. Paris 1774).

RES aux regards de l’univers entier, s’ils avaient été capables d’en rougir. | |

Si nous reproduisons ici ces critiques acerbes, mais assurément justifiées, c’est à seule fin de montrer l’importance qui fut accordée de tout temps à l'examen des urines.

Malheureusement pour les observateurs de bonne foi, ils n'avaient à leur disposition que les caractères physiques. Sans doute, ils pouvaient y trouver des indications précieuses, mais la connaissance de la chimie leur fit longtemps défaut.

Au XVII° siècle, des essais d’analyse furent tentés par divers savants: Laurent Bellini, Van Helmont, Boërhaave et d’autres, constatèrent dans l’urine la présence de sels en dissolution, mais ce fut tout. Brandt et Kunckel, après la découverte du phosphore, cessèrent leurs recherches.

C’est seulement en 1773 que Rouelle le jeune trouva l’urée et l’acide hippurique, et en 1776 que Scheele découvrit l'acide urique et les urates, avec le phosphate de chaux. Depuis cette époque, les progrès de la science ont permis d’arriver à une connaissance complète de la sécrétion urinaire, tant à l’état physiologique que dans les cas pathologiques.

Depuis Berzélius qui, le premier, donna une analyse complète de l’urine normale, de nombreux savants, tant en France qu’à l'étranger, se sontadonnés à l’étude de lurologie, et, par leurs découvertes, ont permis de l'utiliser d’une manière vraiment sérieuse au point de vue clinique. Sans doute, nous n’avons pas la prétention de prendre rang au milieu des savants physiologistes qui ont publié de remarquables écrits sur l’urine ; nous avons seulement tenu à consigner dans ce modeste travail le résultat d'observations consciencieuses prises à l’hôpital Saint-Eloi. Nous espérons qu’elles ne resteront pas inutiles ; c’est là notre seul désir.

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