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Naturellement ces proportions varient suivant l’état physique, le régime, etc. D’après Gramgée et Paton, le travail intellectuel augmenterait l’urée et les chlorures et diminuerait les phosphates. Lereboullet dit qu’on peut établir en général que l’hypochlorurie est un symptôme grave, etc.
En même temps que les éléments normaux augmentent ou diminuent sous l’influence d’un état pathologique, on peut voir alors apparaître dans l’urine de nouvelles substances, les unes de nature organique, les autres de nature minérale.
Au nombre des premières, on trouve l’albumine, le glucose, des pigments et des acides biliaires, de la graisse, du pus, des ferments, etc. ù
Les éléments minéraux y sont représentés par des composés ammoniacaux, les carbonates, les phosphates, les urates.
L'étude des variations de ces substances dans l’urine, est du plus grand intérêt. M. A. Robin, dans un ouvrage que nous avons déjà cité, a savamment traité la question.
Mais, manquant du temps et des ressources nécessaires pour poursuivre un travail aussi délicat et aussi complet, nous avons dû nous limiter.
Nous avons voulu seulement étudier les modifications qui se produisent dans la sécrétion des chlorures et des phosphates de l’urine pendant la fièvre typhoïde, et pour cela, nous avons noté: 1° Les quantités d'urine; 2° Les densités; 3° Les chlorures (évalués en chlorure de sodium); 4° Les phosphates (évalués en acide phosphorique anhydre); 5° Les températures.
Nous avons opéré sur des urines de 24 heures, recueillies entre deux visites consécutives; nous avons regretté plus d’une fois que l’état des malades nous ait privé d’une partie ou même de la totalité de la sécrétion, il en est résulté des
. Sapine par \ ait nération de l'extrait sec ; ne grande partie d devait forcément se volatiliser. —
Les dosages par double décomposition ont ee résultats bien différents lorsqu'on à précipité les chlorures EE soit par l’azotate de mercure, soit par l’azotate d'argent. EE
Hegar a trouvé une moyenne de 10 grammes de chlore par jour, soit 17 grammes de chlorure de sodium. Béclard ne donne que 5 grammes; Parkes, 7 gr. 50 ; nous croyons
. devoir adopter pour moyenne normale le chiffre de 12gr. de — chlorure de sodium correspondant à 7 gr. 20 de chlore.
Dans toutes les maladies aiguës et dans les affections
par les garde-robes. >
Robin a observé que dans la fièvre typhoïde qui . - à les chlorures s ’abaissent rarement au-dessous de 2 gr. dans les 24 heures, et qu’ils peuvent s'élever jusqu’à 4 ou 5 gr. I
adopte comme moyenne : 1° dans la période d'état 3 gr 20;
2° dans la défervescence 7 gr. 20; 3° dans la Fo 14 gr. Enfin dans les cas mortels, la moyenne descendrait à 2 gr. 50. Mais sur ce point, nous n “insisterons pas, aucun de
(1) À. Robin., loc. cil.
viendrait ‘du manque de chlorures introduits par l'alimentation, et de l'élimination d’une certaine ne de ce sel, :
Hole ces cas ne s'étant produit parmi les malades dont nous avons examiné les urines. ;
Entre tous les procédés de dosage, celui que nous avons choisi comme le plus rapide et le plus sûr, est le procédé de Neubauer, qui consiste à précipiter les chlorures par l’azotate d'argent.
On sait, en effet, que ce sel précipite les chlorures en dissolution à l’état de chlorure d’argent, insoluble dans les acides et soluble dans l’ammoniaque; en outre, 10 gr. de chlorure de sodium sont précipités par 29 gr. 075 d’azotate d'argent. Si donc, on fait dissoudre 29 gr. 075 de ce dernier sel dans un litre d’eau distillée, un centimètre cube de cette solution précipitera 0 gr. 01 centigr. de chlorure de sodium.
Cette liqueur ainsi préparée, on la verse goutte à goutte à l’aide d’une burette graduée, dans 10 centimètres cubes de l’urine à examiner jusqu’à ce que le précipité cesse de se former. Le nombre de centimètres cubes employés converti en grammes, représente le poids de chlorure de sodium contenu dans un litre d'urine.
Pour caractériser la fin de la réaction, on ajoute au liquide à analyser, deux ou trois gouttes d’une solution saturée de chromate neutre de potasse qui produit une coloration jaune; dès que la précipitation des chlorures est achevée, il y a formation de chromate d'argent, et la liqueur est colorée en rouge. On doit avoir soin de ne s’arrêter que lorsque cette couleur est persistante. C’est alors qu’on hit sur le tube gradué le nombre de centimètres cubes qui a été employé et qui représente, en grammes, la quantité de chlorures contenue dans 1,000 cent. cubes d'urine, si la solution argentique a été titrée exactement.
L’urine employée doit être nèutre et surtout ne pas con-
ot. . . compter un. on ee
en. Ainsi, A. Robin donne, pour la période d'état,
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une quantité d’acide phosphorique variant entre Ô gr. 70 à 2 gr. dans les 24 heures, soit une moyenne de 1 gr. 10.
(1) La quantité normale d’acide phosphorique est de 2 gr. 50 à 3 gr. dans les 24 heures. Les phosphates alcalins de soude et de potasse entrent pour les trois quarts “dans ce chiffre; le dernier quart est formé de phosphates lerreux ; les deux tiers de
ceux-ci sont formés par le phosphate de magnésie; le PRORPRAIES de chaux SHARE 1 dernier tiers (A. Robin).
Lei ie phosphorique anhyd es :
se Nous avons encore mis en pratique Ja néhode de Ne eue ee bauer qui consiste à précipiter les phosphates à à l'aide de l’acé- LS ee | tate d’urane. On prend 50 centimètres cubes d’urine et on ” les additionne de 5 centim. cubes d'une Ne composée —.
de: = : ” ne. 2e Acétate de soude.......... 100 gr. . a Acide acétique....... B0-eT. ee ea
Eau distillée q.s. pour. __. LOU ee
On chauffe au bain-marie, et on goutte à goutte, à È , l’aide d’une burette graduée, une solution d’acétate d’urane ; ütrée de telle sorte que 1 centimètre cube précipite 0 gr. 005
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