‹ Les Chordomes Sacro-CoccygiensChapitre 19 sur 30 · RAT · texte numérisé non relu

RAT

donc, sans trop s’avancer, dire, avec Micotti : « Le chordome se voit surtout chez l'homme, aux environs de la cinquantième année.

Enfin, avec l’auteur américain Lewis, on peut remarquer que tous les cas de chordome signalés, l’ont été chez des blancs, jamais chez des gens de race de couleur.

Rôle du traumatisme. — Très souvent, lorsqu'on étudie une tumeur, il est très difficile, sinon impossible, d'indiquer une cause déterminante ; il ne semble pas en être de même pour le chordome. Dans cinq cas, nous trouvons un traumatisme nettement précisé au début de l’évolution. C’est un homme qui fait une chute dans l’escalier et se meurtrit le coccyx ; c'est un soldat qui, travaillant à une échelle, tombe sur le coccyx d’une hauteur de deux mètres ; c’est un jeune homme qui, dans une catastrophe de chemin de fer, a la région sacrée violemment traumatisée ; c’est un choc dont on ne nous indique pas la nature ; c’est un dément enfin, qui, au cours de crises d’agitation, a eu des altercations avec ses camarades d’asile, altercations au cours desquelles il a eu de fortes chances de voir sa région sacro-coccygienne traumatisée.

Dans une sixième observation, on ne signale pas le traumatisme au début : la tumeur évolue lentement, la malade fait une chute sur le sacrum, immédiatement l’évolution s'accélère et rapidement la tumeur augmente de volume.

C’est donc dire que le chordome succède fré-

s +7 21 \ quemment à un traumatisme, et ceci, d’ailleurs,

Ua —

n’est pas pour nous étonner : Ribbert, voulant démontrer l’origine congénitale des tumeurs, ne ponctionnet-il pas les cartilages intervertébraux du lapin et n’obtient-il pas des chordomes. Clinique et laboratoire, observation et expérimentation sont ici d’accord pour nous montrer le rôle de ce facteur étiolo-

gique.

Page 1