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réaction traumatique, qui disparut rapidement sans laisser de traces. Plusieurs fois répétée de la même manière, l'expérience donna toujours une réponse analogue.
Prenant ensuite un deuxième animal, il lui injecta dans l’orbite et le torrent circulatoire près d’un centimètre cube de tuberculine; puis le croyant sensibilisé, il introduisit deux grouttés du même produit dans la chambre antérieure. Mais, comme la première fois, l'iris se montra indemne de toute réaction. È
Le troisième lapin subit alors un traitement différent, et reçut une dilution de bacilles de Koch très virulents sous la conjonctive. Il s’en suivit un granulome au point d'injection qui, en deux mois, se résorbe sans donner lieu à une généralisation tuberculeuse.
Cinq mois après, chez ce même animal, une injection intracamérienne de deux gouttes de tuberculine de Koch produisit ure violente inflammation irienne accompagnée de synéchies. Au bout de huit jours, une intervention semblable donna une iritis des plus aiguës avec exsudats fi-. brino-plastiques et occlusion pupilaire, qui persista plus d’une semaine; elle laissa comme séquelles une séclusion de la pupille et une décoloration irienne.
Fait important, et pour nous capital, cette irido-réaction tuberculeuse ne fut! qu’inflammatoire sans entraîner la formation de lésions nodulaires.
Henri Lagrange, en 1924, dans une série de travaux très poussés, obtint chez des animaux allergiques, la production de tuberculomes confluants de l'iris, et il en tira la conclusion que les tuberculoses de luvée étaient chez l'homme de nature secondaire.
À côté de ces inoculations in situ, la reproduction de la maladie par voie sanguine fut également tentée par Félix Lagrange, cette fois-ci, à la fin du siècle dernier. Des inoculations intra-caroditiennes de bacilles de Koch donnèrent des tuberculoses miliaires de la choroïde et de l'iris.