‹ Les Choroïdo-Réactions TuberculeusesChapitre 13 sur 38 · DONNÉES EXPÉRIMENTALES · texte numérisé non relu

DONNÉES EXPÉRIMENTALES

La production expérimentale de lésions tuberculeuses, et spécialement de tuberculose inflammatoire au niveau du tractus uvéal, bien qu’offrant de multiples difficultés, constitue une réalisation du plus haut intérêt pour établir d’une manière péremptoire que ces manifestations de la maladie sont toute autre chose qu’une vue de Pesprit.

Dès 1887, Haensell avait introduit des bacilles infectants dans la chambre antérieure de l’animal, inaugurant ainsi une longue série d’inoculations in situ qui furent re-: prises et perfectionnées par de nombreux auteurs. Citons en particulier, Alexander, Kostenitsch et Donitz ainsi que MM. Rollet et Aurand, J. Beauvieux et Henri Lagrange, en 1924.

Les tenants de l'Ecole Lyonnaise expérimentant sur le lapin, se servaient de bacilles de moyenne virulence provenant de tuberculose humaine, et les introduisaient directement dans la choroïde, ou bien encore à la partie postérieure du globe en traversant le vitré. Au bout d’un laps de temps assez long, un mois au minimum, apparurent des lésions choroïdiennes spécifiquement tuberculeuses, c’est-à-dire nodulaires ou inflammatoires, évoluant sous la forme d’une chorio-rétinite disséminée.

En 1993, le Professeur Beauvieux étudiant la tuberculose irienne, utilisa à la fois dans ses essais expérimentaux la tuberculine et les BK.

Il prit à cet effet trois lapins; au premier qui était sain, ‘il injecta aseptiquement deux gouttes de tuberculine dans la chambre antérieure. Le résultat fut négatif, en ce sens que le lendemain on pouvait seulement voir une faible

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