‹ Les Choroïdo-Réactions TuberculeusesChapitre 6 sur 38 · CAD EE · texte numérisé non relu

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pour la première fois, grâce à l’appareil d’Helmoltz, chez trois jeunes enfants, des tubercules de la choroïde, dont il vérifia la nature après décès.

Manz et Busch, en 1858, étudièrent avec le microscope les granulations bacillaires choroïdiennes. Bouchut, quelques années plus tard (1862) soutint que ces lésions se voyaient souvent dans la méningite tuberculeuse de l’enfant et en constituaient même une complication fréquente. Fraenkel (1866) et Galezowsky (1867) approuvèrent cette thèse. Après eux, Conheim établit à l’aide de preuves anatomiques, que les tubercules se rencontraient dans la choroïide et qu’ils présentaient les mêmes caractères distinctifs que dans les autres membranes vasculaires.

Il montra aussi que leur nombre variait dans de grandes proportions suivant les sujets.

. Le tuberculome, ou comme l'appelle Venneman, la tuberculose massive de la choroïde, fut ensuite isolée des autres néo-formations : sarcome et gliome que l’on confondait alors sous le nom de « fongue hématode » ; Malkensie, puis Horner (1879) en soulignent l’évolution lente, bien différente de celle des néoplasmes et la coexistence de nombreux stigmates de scrofulose chez les enfants jeunes, débiles, qui mourraient le plus souvent d’hydrocéphalie. Sydney Stephenson, Carpentier en 1905, Treacher-Sollins en 1906, au Congrès de Lisbonne, relatent les travaux consacrés à cette question.

Puis, tant d’autres, après eux étudièrent ce sujet qu’il nous paraît fastidieux d’en faire une longue énumération. Qu'il nous suffise de mentionner les contributions les plus importantes, dont celle de Terrien, en 1912, et la thèse de Botesat à la même date. Il faut arriver en 1923, pour que le Professeur Félix Lagrange, dans son rapport au Congrès de Strasbourg, nous apporte une magistrale étude sur la « choroïdite tuberculeuse afolliculaire » et isole le pre-

mier cette forme en apportant des preuves cliniques et anatomo-pathologiques.,

Dans ces dernières années, des auteurs russes, dont nous parlerons plus loin, illustrèrent par l’expérimentation clinique les notions pathogéniques encore mal établies.

LIÉE RTE

ÉTIOLOGIE

CAUSES PREDISPOSANTES

Age

Parmi les causes prédisposantes de l'affection qui nous intéresse, il faut faire une large place à la question de l’âge du sujet.

Ce genre de chroroïdite s observe, en effet, de préférence chez des adolescents ou des adultes jeunes; la plus âgée de nos malades a trente-deux ans, et parmi les cas rapportés par le Professeur Dejean, on trouve Han deux ans comme limite supérieure.

Il y aurait donc là, un facteur remarquable qui aiderait à individualiser cette variété. Le rôle de l’âge en phtisiologie est d’ailleurs bien connu, et l’on sait combien les ma-

- nifestations de la tuberculose sont ‘différentes à chaque

époque de la vie. Rien d’étonnant dès lors, à ce que les auteurs, ayant étudié la bacillose uvéale, aient cherché à mettre en relief l'importance que cette notion semble y jouer. :

Fage, par exemple, en 1919, nous donne une statistique portant sur 112 cas.

1 OR DE NE LA à ee M EE 64 cas D CE Pr 1 À DE À 2 D a RO EN ARR AE PT EURE CONTES 35 cas Au-dessus de 20 ans 4.72. ..6 13 cas

Celle de H. Lagrange, bien qu’elle cancerne seulement 12 cas, s’accorderait mieux avec nos observations.

2 chez des sujets de moins de 10 ans;

5 chez des sujets de 10 à 20 ans;

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