II. — TRAVAUX
a) Cornouaille anglaise.
Borlase (William), Historical and Monumental Antiquities of the County of Cornwall, Oxford, 1753 ; 2e éd. 1769.
b) Irlande.
Geoffrey Keating rédigea entre 1628 et 1640 une histoire d'Irlande en irlandais, Foras Feasa ar Èirïnn, qui va du déluge à la 17e année du règne de Henry II. Cet ouvrage a été traduit en anglais par Dermot O'Connor (1723) et par John O'Mahony (New- York, 1868). Le texte irlandais a été édité pour la première fois par P. W. Joyce (Gaelie Union Publications), 1880, et réédité par D. Comyn et P. Dinneen, avec trad. angl., London (Irish Texls Society), 3 vol. 8°, 1902-1908. — Keating est un compilateur dépourvu de sens critique, mais il a utilisé des manuscrits maintenant perdus. De ce chef son témoignage est parfois précieux.
Ledwich (Edward), Antiquities of Ireland, 1790; 2° éd., 1794-96, 2 vol. 4°. — Cet historien très sceptique, sorte de Launoi irlandais, est allé jusqu'à prétendre que la Confessio de saint Patrice, dont personne ne conteste plus actuellement l'authen-
xn INTRODUCTION.
ticité, aurait été fabriquée par un moine du .\ie ou xne siècle.
Astle (Thomas), The Origin and Progress of Writing, 2 éd., London, 1803, 4°. — Ouvrage où il est traité pour la première fois et assez longuement de l'écriture et des miniatures irlandaises. Renferme des planches encore estimables.
Akchdall (Mervyn), Monasticon Hibernicum, or an History of theAbbies, Priories and other Religious Houses in Ireland, Dublin, 1786, 4°. — Publication très défectueuse, rééditée par Patrick F. (Cardinal) Moran, Dublin, 1871-73, 2 vol. 4°.
c) Bretagne armoricaine.
De même que les franciscains irlandais, au siècle précédent, avaient posé les fondements de l'histoire religieuse deleur pays, ainsi tout un groupe de bénédictins français, originaires de Bretagne, se dévouèrent, au xvme siècle, à l'étude des antiquités celtiques, continentales et bretonnes. Malheureusement Dom Paul Pezro.n, auteur de L'Antiquité de la nation et de la langue des Celtes autrement appelés Gaulois (Paris, 1703,8e), versa avec Pelloutier, l'un des premiers, dans la celtomanie. La Religion des Gaulois tirée des plus puises sources de l'antiquité de Dom Martin (2 vol., Paris, 1727) est encore à consulter pour ses planches qui reproduisent quelques objets aujourd'hui perdus. Dom Le Pelletier publia en 1752 un Dictionnaire de la langue bretonne (Paris, f°).
Mais ce sont surtout les travaux historiques des Mauristes bretons qui ont conservé de la valeur: 1° L'histoire de Bretagne composée sur les actes et auteurs originaux (Paris et Rennes, 2 vol. f°, 1707) de Dom Lobineau; 2° son Histoire des saints de la province de Bretagne et des personnes qui s'y sont distinguées par une éminente piété (Paris et Rennes, 2 vol. f°, 1723;, éd. revue par Tresvaux, 1836-39, en 6 vol. 8°. — On trouve, en tête du second vol. de Y Histoire de Bretagne de Lobineau trois « éclaircissements » de Dom Le Gallois :1e premier, sur la date du second voyage de saint Germain en Angleterre, le second, sur l'établissement de la religion chrétienne dans l'île de Bretagne et sur les premiers saints, le troisième, sur la date du concile de Vannes, en 468.
Citons surtout de Dom Hyacinthe Maurice de Beaubois : 1° Mémoires pour servir de preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, Paris, 3 vol. f°, 1742-1746, vrai arsenal de textes. Le premier vol. renferme les documents du haut moyen âge; 2° Histoire ecclésiastique de Bretagne (Paris, 2 vol. f°, 1750-1756). — Une édition peu satisfaisante de ces deux ouvrages réunis a paru à Guingamp en 1836-37, 20 vol. 8".
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