Conc. Germanieum, iv i>Ian<i. ConciL. xir
prouver par l'évèque diocésain1. Les conciles de Ver (755), de Mayence (813) et de Tours (813) édictèrent encore d'autres mesures contre eux2. Le 22e canon de Mayence traite ces nomades d'acéphales, d'kippocentaures, les menace d'excommunication et d'emprisonnement. Quoique les Irlandais ne soient pas nommés dans ces textes, il n'est pas douteux que ce soient eux qui ont été visés au premier chef 3. Au reste, le canon 43e du deuxième concile de Chalon-sur-Saône '813) les désigne expressément. Il y a, dit-il, en certains endroits, des Scotti qui se font passer pour évêques et confèrent les ordres sacrés ; ces ordinations sont nulles, d'autant mieux qu'elles sont souvent entachées de simonie4. Un capitulaire daté de septembre 813, qui résume toutes les dispositions prises dans les conciles précédents, enjoint à tout évêque d'examiner s'il n'a pas dans son diocèse de ces clercs étrangers, et, si tel est le cas, de les renvoyer chez eux5. Charlemagne avait lui-même procédé, vers 795, à l'expulsion d'un prêtre scot. Celui-ci avait causé du scandale dans le diocèse de Cologne en mangeant de la viande en carême. Toutefois, comme on n'avait pu juger le coupable sur les lieux, faute de preuves pleinement suffisantes, l'empereur prit le parti de l'envoyer à Offa, roi de Mercie, qui devait se charger de le rapatrier en Irlande, pour qu'il y fût jugé par son propre évêque6.