‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 146 sur 301 · Chronicon, l. c · texte numérisé non relu

Chronicon, l. c

rum * ; mais ce détail est peut-être controuvé, le Catalogus étant précisément l'un des ouvrages sur lesquels pèse le soupçon de falsification. Au temps de l'abbé Hélie, un autre monastère de Cologne, celui de Saint- Pantaléon, passa, à son tour, aux mains des Scots (1042) 2.

Ils étaient accueillis, au xie siècle, même en dehors de leurs propres monastères, avec un intérêt tout particulier. On les tenait pour de saintes gens et les travaux de plume qu'ils exécutaient pour leurs hôtes faisaient aussi apprécier leur passage 3. Sous l'abbatiat de Richard (-f- 1034), on les reçut à Fulda avec une extrême bienveillance. Un chauffoir et un dortoir spéciaux leur étaient réservés, et l'abbé, durant leur séjour, les entourait de soins tout paternels 4. En ce temps-là, il est vrai, on ne remarque plus dans les bandes émigrantes, de ces aventuriers justement suspects dont le fondateur de Fulda eut à réprimer autrefois les audaces de mœurs et de langage. Fréquemment, au contraire, un ascète, fuyant les agglomérations de ses compatriotes, venait demander à quelque cloître du fond de la Germanie une étroite cellule pour y habiter avec lui-même jusqu'au trépas.

Nous avons constaté, dès les origines du monachisme en Irlande, une forte tendance à l'érémitisme. Au ixe siècle, le même besoin de solitude anime saint Findan. Pris et emmené par les Vikings, il leur échappe dans les Orcades, se confie à l'Océan, aborde chez les Pietés, accomplit par vœu un pèlerinage ad limina, puis, au retour, se fixe au monastère de Rheinau, dans

i. M. G., S. S., II, p. 215.

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