‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 160 sur 301 · Bède, H. E., v · texte numérisé non relu

Bède, H. E., v

des architectes, mais ce qui est certain, c'est qu'il ne se fit pas prier pour donner la consultation canonique désirée. Dans une très longue lettre adressée à Naiton, il le loue de son zèle religieux, lui montre sur quelles bases scripturaires et traditionnelles était fondé le canon de Denys le Petit, et lui raconte en terminant comment il a ramené dans le droit chemin l'abbé Adamnan, comment celui-ci, malgré son échec à Iona, a, de son côté, travaillé avec succès à la conversion de ses compatriotes d'Irlande *.

Cette lettre dissipa toutes les hésitations de Naiton. Il la .fit traduire et publier, et enjoignit à son clergé de se conformer à ses dispositions. Clercs et moinesadoptèrent, sans plus de tergiversations, la couronne dite romaine. Les cycles de 84 ans furent détruits et remplacés par les cycles de 19 ans. Un autre résultat s'ensuivit, qui nous est rapporté par les Annales, à savoir l'expulsion au delà des monts Grampians, des moines dépendants d'Iona et non encore gagnés à la discipline nouvelle 2.

Les Bretons furent les derniers à s'opiniâtrer dans la pratique des anciennes coutumes celtiques. Ceux du Strat-Clut, politiquement séparés, depuis 632, des Bretons du sud, durent suivre de bonne heure l'exemple deleurs voisins, Northumbriens, Scots et Pietés3. Ceux de Cornouaille se soumirent, au commencement du vme siècle. Cette conversion vint à la suite d'une lettre que, à la demande d'un synode anglais4, saint Aldlielm?

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