Bède, H. E., îv, 26; v, la
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moines l'avocat des usages canoniques ; mais il n'arriva pas à les leur faire embrasser. Il fut plus heureux en Irlande. Il eut l'occasion de s'y rendre en 697 pour faire aboutir sa campagne contre le service militaire des femmes '. Il profita de ce séjour, qui semble s'être prolongé jusqu'à l'année de sa mort (704), pour prêcher l'adoption de la Pàque orthodoxe. Tout le nord de l'Irlande, à l'exception de la « famille de Columba », accepta la réforme 2.
A lona et dans les monastères affiliés, la réforme ne s'opéra qu'en 716. Cette conversion fut l'œuvre d'Egbert, saint prêtre anglais qui avait longtemps étudié en Irlande et était demeuré très attaché aux Scots 3. Bède rapporte que ce vénéré personnage demeura treize ans à lona, jusqu'à sa mort, arrivée en 729. Il mourut précisément le jour de Pâques, le vin des calendes de mai (24 avril), jour où jamais encore l'on n'avait fêté la Résurrection du Sauveur à lona '*.
En 710, Naiton ouNectan. roi des Pietés, soupçonnant le caractère défectueux des usages disciplinaires introduits dans son pays par les missionnaires scots, députa auprès de Ceolfrid de Jarrow une mission chargée, d'une part, d'obtenir des explications sur les questions de la Pàque et de la tonsure, et, d'autre part, de lui procurer des architectes capables d'édifier une église de ipierre Juxta morem Romanorum. On ne sait si l'abbé de Jarrow fut en état de procurer au roi picte
i. Les dispositions de cette réforme furent consignées dans le Gain A damna in (Lex Adamnani), texte publié en 1905, dans les Anecdota oxoniensia, par le Dr Kuno Meyer.
2. Sur le cycle alexandrin de 19 ans déjà introduit par un Grec à Bangor au commencement du vu0 siècle, voir Mac Carthy, A. U., v, p.