‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 214 sur 301 · Thés. Pal., I, p · texte numérisé non relu

Thés. Pal., I, p

Une homélie sur le premier chapitre de saint Jean et les fragments d'un commentaire sur cet évangéliste. retrouvés et publiés dans la première moitié du xixe siècle, sont les seuls vestiges que Ton connaisse de l'œuvre exégétique de Jean Scot Érigène1.

S 3. — Les Apocryphes.

La pensée chrétienne des anciens Irlandais était tout imprégnée de la Bible. Leur littérature religieuse l'atteste d'une façon saisissante. Lorsque les hagiographes manquaient de données traditionnelles sur leurs héros ou que leur imagination était à bout, ils recouraient à la Bible pour en tirer des parallélismes, des transpositions, des données épisodiques, propres à rehausser leurs récits. Un verset de psaume a suggéré, parfois, à lui seul, au narrateur toute une scène2.

Tirechan note expressément les ressemblances de saint Patrice et de Moïse, ressemblances que tous les biographes du saint s'appliquent ensuite à faire ressortir3. Comme Moïse, il est législateur, il a contribué à la codification du Senchus Môr. Comme lui, il vécut cent vingt ans. C'est au milieu d'un buisson ardent que l'ange Victor lui adresse la parole. Les rapports de Patrice avec les druides rappellent singulièrement ceux de Moïse et d'Aaron avec les magiciens du Pharaon. Comme dans le livre de Josué, le soleil s'arrêta le jour de sa mort.

Les saints du Nouveau Testament sont individuelle ment mis en parallèle avec ceux de l'Ancien4. Dans s a

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