L. Traube, 0 Roma nobilis, g u
clus de Saint-Denis et aussi avec le personnage qui se dénomme Hibernicus exul dans des vers adressés à l'empereur1. Un troisième fut appelé par Lothaire à prendre, en 825, la direction de l'école de Pavie. C'est lui qui combattit Claude de Turin, opposé au culte des reliques et des images. Le quatrième Dungal est plus obscur. On sait qu'il fut poète. Le cinquième . serait celui qui offrit sa bibliothèque, au xie siècle, au monastère de Bobbio2.
Au nombre des bienfaiteurs du Dungal docte mais nécessiteux qui se retira à Saint-Denis, nous trouvons l'évêque de Cambrai Hildoard (790-816)3. Cambrai semble avoir été, à la fin du vine siècle et au commencement du siècle suivant, l'un des rendez- vous favoris des Scotti. Les évêques cambrésiens profitèrent de leur présence pour faire exécuter divers travaux de compilation et de calligraphie que le temps nous a conservés. C'est ainsi que furent transcrits pour Albéric (f 790) les canons de Y Hibernensis renfermés dans le Codex cameracencis 613, le plus ancien manuscrit de cette collection canonique, lequel contient aussi un curieux fragment d'homélie en langue irlandaise *.
C'est sous l'épiscopat d'Hildoard et pour son église que furent écrits deux sacramentaires de Cambrai, dont l'écriture et l'ornementation portent les marques des travaux de plume scotiques5. Enfin le pénitentiel composé par le successeur d'Hildoard, Halitgaire (817-831), trahit une influence celtique, vraisembla-