‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 233 sur 301 · E. BiSHOP, J. T. S., iv, 1903, p · texte numérisé non relu

E. BiSHOP, J. T. S., iv, 1903, p

blement attribuable à la présence d'Irlandais dans la cité * .

Non seulement Cambrai, mais Reims, Soissons, Laon et Liège eurent, à la même époque, des colonies de Scots. Le pontife-grammairien Duncbad enseigna les belles-lettres au monastère de Saint-Remi de Reims. Il y eut pour élèves, selon toutes les apparences, Rémi d'Auxerre et Gottschalk2. Traube a signalé, d'autre part, une poésie latine d'un genre tout spécial qui fat en faveur, au ixe siècle, dans la province de Reims, et qui serait due à l'imitation de modèles irlandais3. Le même érudit a édité les ludicra d'un certain Scot résidant à Soissons à cette époque*. C'est dans cette dernière ville que Heiric d'Auxerre rencontra un évêque nommé Marc, né en Bretagne, mais instruit en Irlande, qui, après un long et saint épiscopat, s'était résolu à l'exil [ultroneam sibi peregrinationem indixiï), et vivait alors en reclus, au monastère des saints Médard et Sébastien. Heiric recueillit de la bouche de ce vieillard des détails sur les gestes de saint Germain d'Auxerre en Grande-Bretagne, qu'il consigna plus tard dans ses Miracula Germani*.

Mais aucune ville de cette région n'attira plus que Laon les Irlandais studieux. Le plus célèbre des émigrés de ce temps, Jean Scot Érigène, y séjourna soit dans l'entourage de Charles le Chauve, qui l'avait nommé professeur à l'école du palais, soit attiré par l'évêque du lieu, Hincmar le Jeune, son ami, ou par ses

1. P. Fournier, Éludes sur les pénilentiels (R. H. L. R., vni, 1903, p. 528 sq.).

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