Ibid., fig
4. H. Bradley, The Runic Crosses in the Isle of Man (The Academy 1886, p. 126, 194, 213, 318); P. M. C. Kermode, Manx Crosses, London, 190".
». R. Allen et Anderson, The Early Christian Monuments of Scotland, Edinburgh, 1903, passim.
sculptées des scènes bibliques variées, Adam et Eve, le sacrifice d'Isaac, Daniel dans la fosse aux lions, David jouant de la harpe, la multiplication des pains, la crucifixion, le Christ dans la gloire, etc., ou bien toutes sortes d'ornements géométriques et d'entrelacs. Clonmacnois,Kells, possèdent plusieurs de ces belles croix. On en voit encore de très remarquables àMonasterboice(Louth), à Drumcliff (Sligo), à Durrow (Rings), s Castle Dermot (Kildare) et dans beaucoup d'autres localités * .
S 2. — Le travail du bois, du cuir et des métaux.
Les objets que nous avons à passer rapidement en revue maintenant sont les suivants : croix de procession,bâtons pastoraux, calices et patènes, cloches portatives et châsses.
Les deux anciennes croix de procession qui méritent d'être signalées sont celle de Cong, conservée au National Muséum de Dublin, dans laquelle fut enchâssée autrefois une relique de la vraie Croix 2, et celle de Clogher, conservée au musée du séminaire diocésain de Monaghan 3. Toutes deux sont en chêne recouvert de lamelles de cuivre ou de bronze, remarquables par leurs dessins, les émaux et les filigranes dont elles sont enrichies. Ces deux croix ne datent que du xne siècle.
1. H. S. Cuowford a donné, dans le Journal of the Roy. Soc. of Aati quaries of Ireland (xxxvh, p. 187-239), un inventaire des croix mo numentales de pierre existant en Irlande. On en trouvera des représentations dans les ouvrages de Pétrie, Lord Dunraven, Marg. Stokes déjà cités. Komilly Allen a donné, dans les Proceedings of the Soc. of Antiquaries of Scotland (xxxi, p. 323), une statistique des sujets bibliques sculptés sur ces croix.
2. Maug. Stokes, E. C. A. /., fig. p. 108; Romilly Atlen, C.A.. p. 213; Bai.dwin Biiown, art. cité, p. 814.
3. J. E. Mackenna, The Clogher Relies {U. J. A., vu, 1901, avec ûg.)«
Le bâton pastoral primitivement usité en pays insulaire était en bois et de petite dimension '. On prétend même qu'il ne différait pas de la canne de voyage 2. Non seulement les évêques, mais aussi les abbés, en étaient munis. La plus ancienne attestation de bâton abbatial que l'on connaisse est, je crois, celle de la cambutta de saint Colomban, laquelle fut remise, après son décès, à son disciple saint Gall 3, et dont deux fragments, enchâssés dans des crosses d'argent, se trouvent encore à Kempten sur l'Iller et à Fùssen (Bavière) 4.
La fabrication des bâtons et de leurs accessoires (montures, étuis) paraît avoir constitué une branche de l'art monastique irlandais. On cite parmi les artisans célèbres Tassach, qui fit un étui pour le Bachall Isu, le bâton de saint Patrice 3, et Daigh qui fabriqua maints objets relatifs au culte, quaedam horum nudar quaedam vero alia auro atque argento gemmisque pretiosis circumtexta 6. Une note du martyrologe d'Oengus attribue à ce saint la fabrication de trois cents bâtons 7. Enfin, l'artiste qui ouvragea le bâton de Lismore, pièce du xie siècle, est connu; il nous a laissé son nom dans l'inscription suivante : « Priez pour Nectan, l'artisan qui fit cette œuvre d'art8. »
1. Voir les figures représentées sur le socle de l'une des croir d'Ahenny (G. Coffey, fig. 56).
2. Archaeological Journal, xvi, 1859, p. 4S-i7 ; Marc. Stores, E. C. A. I; p. 95-97; Kl. Holl, Early Christian Ireland, London et Dublin,
3. Vita S. Galli vetustissima, éd. Br. Krcsch {M. G., S. S. R. M., IV,
4. Marg. Stores, Six Months in the Apennines in search of the Irish Saints in Italy, Londoa, 1892, p. 14.