‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 260 sur 301 · M. Stokes, E. C. A. L, 2 figures, p. 02 et · texte numérisé non relu

M. Stokes, E. C. A. L, 2 figures, p. 02 et

5. Fig. chez R. Allen, C. A., en face de p. 210 et G. Coffey, p. 43.

Manche et rehaussée d'émaux 1. La châsse du musée de Copenhague porte des runes semblables à celles que l'on remarque sur les croix monumentales de l'île de Man 2. Celle découverte, en 1906, à Melhus, près de Namos, en Norvège, montre des trumpet-patterns, mais aucune trace d'entrelacs ni d'éléments zoomorphiques. Ce serait la plus ancienne de toutes. On la croit du vne siècle 3. Aucune des châsses précédentes n'est ornée de figures humaines. Celle de Saint Moedoc (Dublin), en bronze, construite probablement au xie siècle, en offrait originairement un grand nombre. 11 n'en reste plus que onze sur sa face principale et une (David jouant de la harpe) sur un côté. Elles sont traitées avec une grande uniformité, surtout par rapport au costume 4.

Pour transporter châsses et livres liturgiques à une certaine distance, on se servait de sacs de cuir munis d'une courroie. Le National Muséum de Dublin conserve le sac de la susdite châsse de Saint Moedoc, lequel est orné d'entrelacs et de spirales sur ses quatre côtés 5. Il n'en subsiste, en dehors de celui-ci, que deux, celui du missel du collège du Corpus Christi, à Cambridge, et celui du livre d'Armagh, à Trinity Collège, de Dublin 6.

Les livres les plus précieux étaient gardés, en Irlande, dans des coffrets rectangulaires appelé cumdach. Les cumdach des livres de Durrow, d'Armagh et de Relis, exécutés entre le ixc et le xie siècles, sont per-

1. Fig. chez Andf.rson, Scotland in Early Christian Times, Edinburgh, lre sér., 1881, frontispice et p. 249.

2. Fig. chez Anderson, op. cit., p. 218 et Joyce, S. H., t. I, p. 347.

Page 1