Dottin, Manuel, p. 2-i et
'.. Eleasor Hill, Pagan Ireland, London, 1904, p. 81.
ment liées à la vie du sol, aux phénomènes de l'air et du ciel. Ils vénéraient et divinisaient tous les beaux spectacles, toutes les forces de la nature.
La source, par son murmure, sa limpidité, le renouvellement continuel de ses eaux et ses effets bienfaisants, inspire à l'homme primitif une admiration et une reconnaissance qui vont jusqu'à l'adoration ' . Au temps de saint Patrice, on voit les Irlandais décerner aux sources des honneurs divins, leur faire des offrandes 2. Le culte des sources apparaît de même chez les Pietés 3 et chez les Bretons. Ces derniers retendent au cours d'eau que la source produit et même à la montagne d'où elle jaillit4.
Les arbres, if, frêne, et chêne 5, et les pierres étaient aussi vénérés. Les pierres servant de limites aux terres sont appelées dans la loi des Brehons lia adrada, « pierre d'adoration6 ». Les Anglo-Saxons divinisaient également les arbres et les pierres 7. Une vie de saint Samson, écrite probablement au vnc siècle, nous montre les paysans de la Bretagne insulaire du siècle précédent dansant autour d'une pierre levée que le saint exorcisa en y sculptant une croix 8.
1. Tylor, Primitive Cultuie, London, 190i, t. Il, p. 209-213. — Ch. Renel, Les religions de la Gaule avant le Christianisme, Paris, 1906, p. 167. — Sur le culte des sources chez les Ligures, voir Camille Jili.uk, Hist. de la Gaule, t. I, p. 135-137.
î. Tirechan, éd. Wh. Stok£S, Tr. L., p. 323; Vie tripartite, ibid., p. 123.