‹ Les chrétientés celtiquesChapitre 53 sur 301 · Tr. L., p · texte numérisé non relu

Tr. L., p

3. Hf.ai.y, The Life and writingsof saintPatrick, Dublin, 1905, p. 21.

4. * Duno-n Britonon. Cf. H. Maxwf.ll, Scotlish Land-names, their origin and meaning, Edinburgh etLondon. 1894, p. 35, et H. d'Arbois (R. Ccl., xv, 1894, p. 234).

5. J'emprunte cette manière de voir à M. T.W. Rolleston (The Hibberl Journal, iv, 1906, p. 450-451).

6. Confessio (Tr. L., p.36i). — On a proposé Boulogne-sur-Mer, Pont- Aven en Armorique, Nanterre, l'Irlande même, etc.

7. Bury. Pat., p. x, 17, 322-325. — M. Nichoi.son a proposé Daventry (comté de Northampton) (The Academy du 11 mai 1895, p. 402 sq.). Zimmer adopte cette opinion (C. C, p. 43).

A l'âge de seize ans environ, Patrice fut pris par des pirates qui l'emmenèrent captif en Irlande avec beaucoup de ses compatriotes1. On ignore en quelle région de l'île il fut transporté. Peut-être est-il exact qu'il fut vendu à un mage ou druide du nom de Miliuc, dont il garda les troupeaux2.

Il se reproche amèrement, dans sa Confession, d'avoir vécu jusqu'à l'époque de sa captivité dans l'oubli du Seigneur et la négligence de ses devoirs de chrétien 3. Mais, dans les rigueurs de l'exil et de la servitude, son cœur se tourna vers Dieu; il apprit à connaître ses bienfaits, à correspondre à ses grâces, et sa piété s'exalta. « Chaque jour, dit-il, je faisais paître des troupeaux, et fréquemment dans le jour je priais. De plus en plus me venait l'amour de Dieu, la crainte de Lui, et ma foi s'accroissait, et l'Esprit agissait; en sorte qu'en un seul jour je disais jusqu'à cent prières et presque autant la nuit, comme je demeurais dans les forêts et la montagne. Avant le soleil, je m'éveillais pour prier, par la neige, par la gelée, par la pluie, et je ne ressentais aucun mal, et il n'y avait nulle paresse en moi, comme je le vois maintenant, parce qu'alors l'Esprit bouillonnait en moi '. »

Il acquit durant sa captivité la connaissance de la langue irlandaise, qui devait lui être indispensable un jour '\ Cette première captivité dura six longues années. Au bout de ce temps il parvint à s'enfuir. Il gagna un port distant de deux cent mille pas, où il n'avait en-

1. Il va jusqu'à dire : Cum tôt initia hominum (Confessio, p. 357). -2. Tikechan, Tr. L., p. 302. — MUIRCHC, p. 275.

Page 1