MCIHCHU, Tr. L., p
6. Tirecuan, p. 323-24, 325-26. — Au sujet des nombreux miracles re-
Lorsqu'il était parvenu à convertir un certain nombre de païens, il s'employait à obtenir le terrain sur lequel devait s'élever l'église. Il ordonnait sur place un de ses disciples diacre, prêtre ou évêque, et lui confiait le soin de la mission naissante. Quelquefois c'est à des moines qu'il laissait la garde de ses néophytes'. Avant de s'éloigner il mettait souvent entre les mains des récents convertis ou de leurs pasteurs un livret que Tirechan appelle tantôt elementa, tantôt abgitorium (abécédaire)2, qui devait être un abrégé de la doctrine chrétienne et des canons. Nennius rapporte que Patrice écrivit de sa main au moins trois cent soixante-cinq de ces abgitoria3 .
Il arrivait que le saint donnait, çà et là, le voile à quelques chrétiennes particulièrementpieuses''. Cellesci se retiraient peut-être déjà en des monastères, ou bien elles menaient, comme les premières vierges chrétiennes, une vie continente dans leurs familles.
Parmi les principaux personnages qui reçurent le baptême des mains de Patrice, il faut citer Dubtach, chef suprême des file*, Conall, fils de Niall et frère du roi Loégaire, qui donna le terrain où fut construite
latés dans les vies de saint Patrice, voici une réflexion de dom Pitra : « Il s'agissait d'arracher un peuple naît et fort au magisme druidique, évidemment poussé là pard occultes puissances à un formidable prestige... Le salut d'un peuple est la loi suprême. Que devant celle-ci beaucoup d'autres aient fléchi, nous le croyons » (Etudes sur la collection des Actes des Saints par les RR. PP. jésuites Bollandisles, Paris, 1850, p, 147).