Cf. Bury, Pat., p
4. L'évéque Tirechan réaidait dans le Connaught septentrional. Il recueillit sur les lieux mêmes les traditions qu'il consigne dans son mémoire (Cf. Burï, E. H. R., xyii, 1902, p. 235, 258 et Pal., p. 2i9).
moire, non seulement du fait de sa fondation par le grand saint Patrice, mais même des circonstances les plus, importantes qui l'accompagnèrent1. Ce qu'il est plus malaisé d'accepter, c'est l'itinéraire que l'hagiographe assigne au saint. Cet itinéraire ne pourrait être connu que grâce à un journal des étapes successives tenu par Patrice lui-même ou par l'un de ses compagnons. Or ce document n'existe pas. On a donc eu tout à fait raison d'écrire que « si l'on voulait suivre sur une carte les voyages missionnaires du saint, on se heurterait sans cesse à des difficultés insurmontables2 ».
Il paraît certain que Patrice parcourut les cinq provinces d'Irlande; mais il exerça surtout son apostolat dans celles de Leinster, Ulster, Meath et Connaught. Grâce à Tirechan nous sommes particulièrement bien renseignés sur ses faits et gestes dans cette dernière province 3. Nous savons d'ailleurs qu'il fit de fréquentes tournées dans les régions déjà évangélisées \
Les procédés d'évangélisation du missionnaire sont autrement intéressants à connaître que ses itinéraires. L'influence qu'il avait surtout à combattre était celle des druides, qui n'étaient guère autre chose, en Irlande, que des magiciens. Il aimait, semble-t-il, aies provoquera des sortes de joutes de prodiges. C'était à qui opérerait le plus de merveilles, aux yeux des foules frappées d'étonnement, ceux-ci en s'appuyant sur les puissances des ténèbres, lui sur la grâce du Très-Haut. Ainsi agit-il à Tara5, à la fontaine de Findmaige et chez les fils d'Amolugid6.