Cf. Whitley Stores, Martyrol. of Oengus, p. \xvn
3. Éditée par W. Reeves dans son mémoire capilal, The Culdées of the British Islands, Dublin, 1864, p. 84 sq. — Consulter encore sur les Culdées, Skene, Cellic Scotland, t. II, p. 226-277 ; Dictionary of Christian Antiquilies de Smith et Cbeetham, t. I, p. 402; Catholic Encyclopaedia, art. Culdées; Loors, op. cit., p. 5-7,
rapprocher de celle du monastère où le fondateur avait lui-même été initié à la vie religieuse.
Le Catalogue des saints montre qu'il y eut, suivant les âges, des variations de discipline ; et la collection canonique irlandaise attribue à Gildas une disposition où il est question d'un abbé dont la règle est plus sévère que celle d'un autre '. Les tendances particularistes de groupements modelés en partie sur le système du clan durent contribuer à augmenter la diversité des usages.
Les vies de saints et les annales attribuent parfois à des personnages ecclésiastiques des « lois » ou des « règles » que l'on a eu grand tort de prendre pour des règles monastiques. Les « lois » ou les « règles » en question sont ou bien les actes de quelque grande réforme ecclésiastique ou sociale [Lex Patricii, Riagail Padraic, Cdin Adamnâin), ou bien des reconnaissances de tributs à percevoir par des monastères dans les districts où la mémoire du saint fondateur ou ses reliques étaient vénérées [Loi de Ciaran, loi de Comain, etc. 2). Souvent aussi le mot « règle » figure dans les vies de saints avec un sens autre que celui de réglementation systématique et écrite de vie religieuse. 11 signifie seulement alors l'enseignement ascétique d'un saint dispensé oralement ou par voie d'exemple, ou bien encore l'observance traditionnelle non codifiée d'un monastère 3.
Il nous est parvenu plusieurs pièces écrites en vieil ou en moyen irlandais, soit en prose, soit en vers, courts recueils de sentences et d'exhortations pieuses qui répondent mal à l'idée que nous nous faisons actuel-
\. I. K , XXXIX, 9, p. 151.
•2. Cf. W. Reeves, Primate Colton's Visitation ofthe Diocèse of Derry, Dublin, 1X50, p. m sq.
3. Cf. Inventaire des règles monastiqves irlandaises (fi. B.. xxv. 1908, p. 168, 180, etc.).
lement d'une règle monastique. La règle dite de saint Mochuta , ou Carthach, de Rathin (-f- (336?)a cependant un caractère plus méthodique que les autres compositions analogues '. La versification a sans doute été adoptée pour fixer plus facilement les maximes dans la mémoire des disciples. Parmi les règles métriques, nous pouvons citer encore celles qui sont attribuées à saint Ailbe d'Emly (-f- v. 540) 2, à saint Ciaran de Clonmacnois (-j- 549?) 3, à saint Comgall de Bangor (f v. 601) ', à Cormac Mac Gullemain (f 908) 5, enfin la règle des moines gris [Riagul na manach liath) 6, et celle d'Echtgus hua Cuanaim, de la communauté de Roscrea 7. Quant aux attributions de ces règles, il faut s'en défier beaucoup7. « Dans la littérature irlandaise il arrive fort souvent que le personnage à qui une composition est attribuée ne soit pas celui qui l'a rédigée8 ».
Il nous est aussi parvenu une règle très courte en prose irlandaise destinée à des ermites, placée sous le nom de saint Columba 9. Nous avons déjà signalé
1. Éditions pnrtielles : 1° W. Reeves, The Guidées, p. 82sq.;2° E. O Curry, dans VIrish Ecclesiastical Record, 1864, p. 112-118; 3° Koho Meyer, Gaelic Journal, v, p. 187-188. — Éditions complètes : 1° Krao Meyer, dans VArchiv fur celtische Lexicographie, nr, p. 312-320; 2° Mac Eclaise, dans VIrish Ecclesiastical Record, mai 1910, p. 493-517. Cf. R. B., xxviii, 1911, p. 86 89.
2. Trad. anglaise : Hennessy et O'Looney dans l'Ir. Eccl. Rec, t. vin, 1871, p. 178-luO. — Édit. et traduction : Joseph O'Neill, Ériu, m, 1907, p. 92-113.