Colomban, Régula, cap. i et iv (P. L., LXXX
8. Bède, H. E., ta, 26 (P. L., XOV, 164). — De ce passage il convient de rapprocher, au sujet du droit pour certains moines d'avoir des troupeaux : 1° Ordo mon. de Kil-Ros (P. L., LIX, 565-566), 2° I. K., xvm,«, p. 57.
6. A. Ebrard, Die iroschoitische Missionskirche..., Giitersloh, 1873, p. 206-222, auteur réfuté par Loofs, Anliquae..., p. 5-8, 14-15, et par F. X. Fcnk, KirchengeîchichUiche Abhandlungen und Untersuchungen, Paderborn, 1897, t. I, p. 442.
mari charnel, qu'elle soit excommuniée jusqu'à ce qu'elle se convertisse », porte un canon de saint Patrice * . Un autre texte de même origine défend à un moine et à une vierge de descendre à la même hôtellerie, de se rendre d'une localité à une autre dans le même char, enfin de converser ensemble d'une façon suivie 2. Les pénitentiels frappent de peines très rigoureuses les violations de la chasteté commises au préjudice de personnes consacrées à Dieu ou par elles 3.
Que ces trois obligations de l'état religieux aient fait, dans l'ancien monachisme celtique, l'objet de vœux, c'est ce qu'a encore nié Ebrard : cela ne fait pourtant pas pour nous l'ombre d'un doute. Dans l'un des canons que nous venons de citer il est question d'une vierge qui a fait vœu à Dieu, virgo quae voverit Deo. Les expressions « votum perfectionis », « votum monachicum », « votum monachi », se rencontrent très fréquemment 4. Dès le temps de Gildas il arrivait à des moines de s'engager solennellement et à perpétuité. Interpellant Maglocunus, roi de Gwynedd, qui, après s'être fait moine, avait renié les promesses de sa profession, Gildas lui rappelle les vœux perpétuels par lui publiquement prononcés coram omnipotente Deo, angelicis vulttbus humanisque 5. Il n'y a rien à opposer à des textes aussi formels.