PLANCHE XVI
Rencontre de Pie VII et de Napoléon le^ à la eroîx de Saint- Iléreni, dans la forêt de Fontainebleau.
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Nous vous recommandons, quelque part que vous soyez transférés, de faire en sorte que votre attitude, que toutes vos actions expriment la juste douleur que vous causent les maux de l'Église et la captivité de son chef... Nous vous commandons expressément de fermer l'oreille à toute proposition relative à un traité sur les affaires spirituelles ou temporelles, car telle est notre absolue et ferme volonté. »
A ces mots, les cardinaux vivement émus, certains même versant des larmes, promettent obéissance et fidélité au Souverain Pontife. Cependant, tout en prenant un frugal repas, il ne cesse de les entretenir familièrement avec une allégresse contenue, comme si l'intime conviction d'une réunion prochaine à Rome eût adouci pour lui les tristessses de la séparation.
Alors, se levant, il se dirige vers la tribune de la chapelle, où il fait une courte prière. La porte du vestibule s'ouvre devant lui. Du haut de l'escalier du Fer-à-Gheval, il contemple une dernière fois le lieu de sa captivité et bénit solennellement la foule des fidèles assemblée dans la cour. Puis il trouve au bas des marches la voiture préparée, où il monte avec Mgr Bertalozzi sous la conduite du commandant Lagorsse.
En le voyant partir, plusieurs des assistants avaient peine à dissimuler leurs inquiétudes et à retenir leurs pleurs.
Craintes superflues I c'était enfin la liberté que Pie VII allait trouver au bout de ce nouveau voyage.
Six semaines ne se sont pas écoulées et le palais, qui servit de prison au Pape, va devenir le suprême asile de l'Empereur,
Le 31 mars, à six heures du matin, trois modestes équipages brûlent le pavé de Fontainebleau et franchissent la grille du château. C'est Napoléon et sa suite. Il arrive de la Cour-de-France où il vient d'apprendre la reddition de Paris.
Le veille au matin il avait quitté Troyes, courant en poste vers sa capitale, dont il espérait organiser la défense. A dix heures du soir, il n'en était plus qu'à 5 lieues, à la station de poste de la Cour-de- France, non loin de Juvisy. Là il avait rencontré le général Belliard et connu par lui les événements de la journée, l'échec de la résis-
tance et la suspension d'armes, prélude de la capitulation. Aussitôt, il avait envoyé Gaulaincourt muni de pleins pouvoirs pour intervenir au traité. A quatre heures du matin, un piqueur apportait la réponse. Tout semblait fini pour l'instant. A deux heures, la capitulation avait été signée; dans la journée, les alliés entreraient dans Paris. Il ne restait plus qu'à rebrousser chemin.
En arrivant à Fontainebleau, Napoléon, sombre et soucieux, campe plutôt qu'il ne s'installe dans son petit appartement du premier étage, sur le jardin de Diane. Malgré sa préoccupation, il ne désespère pas. Gaulaincourt peut encore réussir dans sa mission et convaincre le Czar de traiter de la paix avec l'Empereur. En cas d'échec, on peut encore lutter. Tandis que de Troyes les débris des armées de Champagne accourent à Fontainebleau, les troupes sorties de Paris s'avancent vers Corbeil. Les maréchaux Moncey, Lefebvre, Ney, Macdonald, Oudinot, Berthier, Mortier et Marmont vont successivement rejoindre le quartier général. Le 1^' avril. Napoléon visite les avant postes ; le 2, il assiste à la parade dans la cour du Cheval- Blanc. « Malgré le succès que l'armée coalisée vient d'obtenir et dont elle ne s'enorgueillira pas, s'écrie-t-il devant ses soldats, ne vous laissez point abattre, l'Empereur veille au salut de tous », et ces paroles sont saluées d'une vaste acclamation. Quelques heures plus tard, Gaulaincourt revenait. Le Czar se refusait à traiter avec Napoléon. « Avec lui, la paix ne se serait qu'une trêve », avait-il dit; et comme l'envoyé essayait de sauver les droits de la dynastie : « Rapportez-nous l'abdication du père, avait répondu Alexandre, on verra pour la régence. » Aussi Gaulaincourt, rendant compte de sa mission, presse- t-il l'Empereur de déférer au vœu des alliés, seul moyen d'éviter le retour des Bourbons, réclamé hautement par une partie de la population.
Mais Napoléon ne se peut résoudre à cette extrémité, et, rudement, congédie son ministre. Son parti est pris : la lutte va continuer.
Le lendemain, au matin (3 avril), il monte à cheval, et court aux avant-postes. A midi, il est à Fontainebleau. La vieille et la jeune gardes sont massées dans la cour, quand il paraît en haut du Fer-à- Cheval, escorté de son état-major. Au bruit des tambours battant aux champs, en face des troupes présentant les armes, il descend les marches et circule dans les rangs. Il semble, par le contact direct,
vouloir communiquer à ses hommes la suprême ardeur qui l'anime.
L'inspection terminée, s'arrêtant au milieu de la cour, il leur adresse ces paroles enflammées :
« Officiers, sous-officiers et soldats, l'ennemi nous a dérobé trois marches, et il est arrivé à Paris avant nous. Quelques factieux, restes d'émigrés à qui j'avais pardonné, ont entouré l'empereur de Russie; ils ont arboré la cocarde blanche, et ils veulent nous forcer à la prendre. Depuis la Révolution, la France a été maîtresse chez elle, souvent chez les autres, mais toujours chez elle. J'ai offert la paix; j'ai proposé de laisser la France dans ses anciennes limites en perdant tout ce qu'elle avait acquis. On a tout refusé. Dans peu de jours, j'attaquerai l'ennemi, je le forcerai de quitter notre capitale. J'ai compté sur vous ; ai je eu raison ?
— Oui, oui, s'écrient les braves, comptez sur nous. Vive l'Empereur !
— Notre cocarde est tricolore, poursuit l'Empereur, plutôt que d'y renoncer, nous périrons sur notre sol.
— Oui, oui ! Vive l'Empereur ! à Paris ! à Paris ! »
Et reformant leurs rangs, les troupes défilent allègrement aux accents de la Marseillaise et du Chant du Dépari, que ponctuent leurs acclamations.
Réconforté par l'enthousiasme de ses soldats. Napoléon se préparait, le 4 avril, à transporter son quartier général au château de Tilly et à reprendre l'offensive. La parade venait de se terminer, comme la veille, au milieu des vivats.
Tandis que l'Empereur regagne son appartement, les maréchaux, groupés sur l'escalier, semblent se concerter. Ils viennent d'apprendre, que, dans la nuit, le Sénat a proclamé la déchéance de Napoléon. « Il n'y a que l'abdication qui puisse nous tirer de là », a déclaré le maréchal Ney, exprimant avec vivacité la secrète pensée de ses compagnons. Ce qu'on leur propose ce n'est plus la guerre étrangère, c'est la guerre civile. La victoire, comme la défaite, n'amènerait au pays que de nouvelles calamités. Ney, suivi de Lefebvre, de Macdonald et d'Oudinot, pénètre dans le cabinet où l'Empereur s'est retiré en compagnie deBerthier, Bassano, Caulaincourt et Bertrand. Aussitôt, la porte s'est refermée sur eux, et si l'on peut conjecturer
l'objet de l'entretien, nul n'en a révélé les secrètes péripéties. A la suite de l'assaut que lui livrèrent ses maréchaux, l'Empereur capitula. A quatre heures, Caulaincourt, Ney et Macdonald quittaient Fontainebleau, ayant en main, signée de Napoléon, la renonciation qui venait de lui être arrachée, u Les puissances alliées ayant proclamé que l'Empereur Napoléon était le seul obstacle au rétablissement de la paix en Europe, l'Empereur Napoléon, fidèle à son serment, déclare qu'il est prêt à descendre du trône, à quitter la France, et même la vie, pour le bien de la patrie, inséparable des droits de son fils, de ceux de la régence de l'Impératrice et du maintien des lois de l'Empire.
« Fait en notre palais de Fontainebleau, le 4 avril 1814.
« Napoléon. »
En signant sous la contrainte de ses grands officiers, Napoléon n'avait pas abdiqué tout espoir. Si la régence était maintenue, un jour prochain viendrait pour lui de ressaisir le pouvoir. Si ses propositions n'étaient pas écoutées, il reprendrait la lutte et, cette fois, les maréchaux le suivraient plutôt que de suivre les Bourbons.
Mais voici que, dans la nuit, le colonel Gourgaud revient d'Essonnes, oh il est allé porter des ordres en vue d'une retraite sur la Loire ; il annonce un nouveau désastre ; Marmont a traité avec l'ennemi et ses troupes filent sur Versailles à travers les cantonnements des Russes. Fontainebleau reste à découvert. L'Empereur, accablé, se refuse pourtant au premier moment à croire à cette défection , il envoie pour se rassurer le général Drouot, le maréchal Berthier ; et quand le doute n'est plus permis, il s'assied comme en proie aux plus sombres pensées... puis il murmure après un long silence « L'ingrat! il sera plus malheureux que moi. »
En attendant le retour des plénipotentiaires, il cherche à tromper son impatience en rédigeant son ordre du jour du 5 avril. 11 y explique son attitude à ses vieux compagnons et termine par ces fières paroles : « L'armée peut être certaine que l'honneur de l'Empereur ne sera jamais en contradiction avec le bonheur de la France. «
Enfin, dans la soirée, les trois commissaires reviennent à Fontainebleau. La défection de Marmont a rendus vains leurs efforts. Le Czar n'accepte pas l'abdication en faveur du roi de Rome. Demain le Sénat proclamera Louis XVIII. Ce que, maintenant, on réclame de l'Empereur, c'est l'abdication pure et simple.
A cette prétention. Napoléon se révolte. Assez d'humiliations, il faut rompre toute négociation. « La guerre, s'écrie-t-il, n'offre plus rien de pire que la paix; c'est un fait qui doit être clair maintenant pour tout le monde. Peut-être peut-on encore tout sauver; les cinquante mille soldats de Soult sous les murs de Toulouse, les quinze mille que Suchet ramène de Catalogne, les trente mille du prince Eugène, les quinze mille de l'armée d'Augereau cantonnés dans les Cévennes, les nombreuses garnisons des frontières nous sont encore des points d'appui redoutables sur lesquels nous pouvons manœuvrer avec ce qui nous reste autour de Fontainebleau. Il faut nous retirer derrière la Loire.
« Mais, répondent lesmaréchaux, où irons-nous chercher les débris d'armée sur lesquels on semble compter encore ? Ces différents corps sont tellement dispersés que les généraux les plus voisins sont à plus de 100 lieues l'un de l'autre; quel ensemble pourra-t-on jamais mettre dans leurs mouvements ! Et nous qui sommes ici sommesnous bien sûrs de pouvoir en sortir pour aller les rejoindre ? » Lassé de vaines paroles. Napoléon se tait, il congédie ses interlocuteurs et son silence semble leur promettre pour le lendemain son acte d'abdication. Ney peut écrire à Talleyrand : « L'Empereur... a paru se résigner et consentir à l'abdication entière et sans aucune restriction. C'est demain matin que j'espère qu'il m'en remettra lui-même l'acte formel et authentique. »
Le 6 avril, au matin, Napoléon réunit encore une fois ses maréchaux. Au lieu de l'abdication qu'ils attendent, c'est la lutte qu'il leur propose, la guerre recommencée après la retraite vers la Loire. « La guerre, toujours la guerre. Sire! protestent-ils, mais il vous faudrait des soldats et vous n'avez plus d'armée. Que ferez- vous? Oii irez-vous? Vous abaisserez-vous à n'être qu'un chef de partisans? passer de province en province, porter le ravage partout, mais c'est la guerre civile avec toutes ses horreurs — Eh bien, dit-il, puisqu'il faut renoncer à défendre la France, l'Italie ne m'offre-t-elle pas une
retraite digne de moi ? Veut-on m'y suivre encore une fois ?. . . Marchons vers les Alpes 1 » Et comme tous demeurent muets : « Vous voulez du repos, reprend-il, ayez-en donc 1 Hélas! vous ne savez pas combien de dangers et de chagrins vous attendent sur vos lits de duvet : quelques années de cette paix, que vous allez payer si cher, en moissonneront un plus grand nombre d'entre vous que n'aurait fait la guerre, la guerre la plus désespérée. »
Il dit, se rassied auprès d'un guéridon, prend la plume et rédigé lui-même la formule attendue. « Les puissances alliées ayant proclamé que l'Empereur Napoléon était le seul obstacle au rétablissement de la paix en Europe, l'Empereur Napoléon, fidèle à son serment, déclare qu'il renonce, pour lui et ses enfants, aux trônes de France et d'Italie, et qu'il n'est aucun sacrifice, même celui de la vie, qu'il ne soit prêt à faire aux intérêts de la France. »
Les commissaires repartent nantis du document, et Napoléon, demeuré au château, en voit successivement s'éloigner tous ceux qu'il se plaisait à croire les plus fidèles. Quand, le 11 avril, on lui apporte le traité qui le confine à l'île d'Elbe, il se refuse à le signer. « A quoi bon un traité, disait-il, puisqu'on ne veut pas régler avec moi ce qui concerne les intérêts de la France? Du moment qu'il ne s'agit que de ma personne, il n'y a pas de traité à faire. »
Deux jours et deux nuits, il maintient sa résolution. La deuxième nuit fut tragique.
« Tout à coup, dans la nuit du 12 au 13, raconte le baron Fain, le silence des longs corridors du palais est troublé par des allées et venues fréquentes Les garçons du palais montent et descendent; les bougies de l'appartement intérieur s'allument: les valets de chambre sont debout. On vient frapper à la porte du docteur Ivan; on va réveiller le grand maréchal Bertrand; on appelle le duc de Vicence; on court chercher le duc de Bassano, qui demeure à la chancellerie; tous arrivent et sont introduits successivement dans la chambre à coucher. En vain la curiosité prête une oreille inquiète ; elle ne peut entendre que des gémissements et des sanglots qui s'échappent de l'antichambre et se prolongent sous la galerie voisine. » Tentative de suicide par le poison ou crise ner veuse provoquée par les angoisses des jours précédents, nul n'a révélé le secret de cette heure troublée. Quoi qu'il en soit, au matin, l'Em-
pereur a repris tout son calme. Il signe le traité. Il n'est plus désormais que le souverain de l'île d'Elbe...
Huit jours plus tard, le 20 avril, toute la garde assemblée dans la vaste cour attendait sous la pluie fine.
A midi, Napoléon paraît sur le perron, accompagné des généraux Drouot et Bertrand. Quelques chefs, demeurés fidèles, le saluent au passage : il leur serre affectueusement la main et s'avance jusqu'à la première marche. Un instant, la main posée sur la boule de grès de la rampe, il s'arrête comme hésitant et contemple, à côté de ses derniers soldats, les voitures de voyage avec les commissaires étrangers chargés de l'escorter; plus loin, tous les habitants de la ville et, aux fenêtres, tous les serviteurs du château. Puis il descend rapidement et fait former le cercle : aussitôt, chacun se tait, et, dans la cour silencieuse, retentissent ses dernières paroles :
« Officiers, sous-officiers et soldats de la vieille garde, je vous fais mes adieux! Depuis vingt ans, je suis content de vous; je vous ai toujours trouvés sur le chemin de la gloire.
« Les puissances alliées ont armé toute l'Europe contre moi; une partie de l'armée a trahi son devoir et la France elle-même. Mais d'autres destinées lui étaient réservées ; j'ai dû lui sacrifier mes plus chers intérêts.
« Avec vous et les braves qui me sont restés fidèles, j'aurais pu entretenir la guérie pendant trois ans : mais la France eût été malheureuse, ce qui était contraire au but que je me proposais.
c( Soyez fidèles au nouveau souverain que la France sest choisi ; n'abandonnez pas cette chère patrie trop longtemps malheureuse !
« Ne plaignez pas mon sort, je serai toujours heureux lorsque je saurai que vous l'êtes.
« J'aurais pu mourir, rien ne m'était plus facile; mais je suivrai toujours le chemin de l'honneur. J'écrirai ce que nous avons fait. »
A ces mots, le général Petit, oubliant la consigne qu'il vient luimême de donner, agite en l'air son épée au cri de : « Vive l'Empereur », immédiatement répété par la garde tout entière.
Napoléon poursuit avec la plus vive émotion : « Je ne puis vous embrasser tous, mais j'embrasserai votre général. Approchez, général Petit ;) ; et, après lui avoir donné l'accolade : « Qu'on m'apporte l'aigle ». Au bruit des sanglots des soldats, il baise par trois fois le
drapeau : « Cher aigle! que ces baisers retentissent dans le cœur de tous les braves !
« Adieu, mes enfants ! »
Et s'arrachant aux étreintes de ceux qui l'entourent, il s'élance dans la voiture qui l'emporte vers Texil...
Ce n'en était pour lui que la première étape.
Trois ans plus tard, il commençait à mourir dans sa prison de Sainte-Hélène. Par un de ces retours de la destinée qui déconcertent les courtes visions de la raison humaine, la mère et la famille de l'Empereur, qui n'ont pu trouver un refuge que dans les États de Pie Vil, ont révélé à l'ancien prisonnier de Fontainebleau les misères du captif de Sainte-Hélène. Et, n'écoutant que l'inspiration de la charité chrétienne, au milieu du silence de l'Europe, seul, le pontife ose élever la voix en faveur de son persécuteur.
(( La famille de Napoléon, mande-t-il à Consalvi, son secrétaire d'État, nous a fait connaître, par le cardinal Fesch, que le rocher de Sainte-Hélène est mortel et que le pauvre exilé se voit dépérir à chaque minute. Nous avons appris cette nouvelle avec une peine infinie... Nous sommes certains d'entrer dans vos intentions en vous chargeant d'écrire de notre part aux souverains alliés et notamment au prince Régent (d'Angleterre)... nous entendons que vous lui demandiez d'adoucir les souffrances d'un pareil exil. Ce serait pour notre cœur une joie sans pareille que d'avoir contribué à diminuer les tortures de Napoléon. H ne peut plus être un danger pour quelqu'un, nous désirerions qu'il ne fut un remords pour personne. »
SOURCES
Moniteur universel etJournal des Débats ; Mémoires du Cardinal Consalvi ; Œuvres .complètes du Cardinal Pacca; Mémoires de la. duchesse d'Abrantès ; Mémoires de Mme DE Rémusat; Mémoires du duc Pasquier; Mémoires du duc de Roxigo ; Manuscrit de 1813, par le baron Fain ; Manuscrit de 181^, par le baron Fain ; Napoléon à Fontainebleau, par Alexis Durand ; Vie du pape Pie Vil, par le chevalier Artaud ; L'Église romaine et le Premier Empire, pan le COMTE d'haussonville; /8/4,parM.HENRY
HOUSSATE.