‹ Les chutes du NiagaraChapitre 108 sur 271 · ÉPERON NORD DE LA TERRASSE WILSON ET ANSE EN ARRIÈRE · texte numérisé non relu

ÉPERON NORD DE LA TERRASSE WILSON ET ANSE EN ARRIÈRE

A partir d'en dessous de la pointe nord-est des falaises Wintergreen, la terrasse Wilson s'amincit jusqu'à 200 à 300 pieds plus loin. La base de ce coin mesure à peu près 100 pieds de largeur. Vers la pointe, quelques fissures transversales découpent le massif, au delà nous trouvons ces blocs de surface d'abord séparés bien qu'ils soient dans leur état naturel, puis ils sont penchés. Ce trait s'étend sur 300 à 400 pieds. C'est l'arête médiane étroite de Foster Flats. Bien qu'il y ait quelques blocs de calcaire Niagara sur la surface de l'éperon près de sa base, les blocs abattus de l'arête sont ceux de la bande Clinton épaisse qui a été afïouillêe à l'enlèvement des strates sousjacentes. Il n'est pas douteux que cette arête fasse partie du vieux plancher Clinton dont les débris vont au sud jusqu'à la pointe Wilson; mais l'existence de cette anse derrière l'éperon de la terrasse Wilson déjà citée, présente des difficultés d'explication.

Le plancher Wilson était le fond de la rivière qui recevait les eaux de la cataracte supérieure; de la même façon, Foster Flats recevait les chutes du calcaire Clinton mais dans l'anse, on ne voit pas de preuve d'une chute d'eau intermédiaire venant du lit Clinton. Le sommet de l'anse, du côté septentrional de la platière Wintergreen est au delà ou en dehors des berges originales de la rivière Niagara où le plancher avait 316 pieds au-dessus du lac. Au large de cela, à une distance de 400 pieds, le plancher s'abaisse de dix pieds (voir carte, planche xxiv) ; en conséquence cette anse prenant naissance où les eaux

[Com. géol.

étaient les plus basses n'a pas pu être faite par le courant de la rivière. Son origine n'est pas apparente.

Ce trait est opposé à la physique des chutes normales et ne peut être omis. Une île surmontée sur l'arête, comme suggère M. Gilbert, aurait dû se trouver en avant du cours principal de la rivière, quand elle passait le chenal le plus profond, où se trouve maintenant la platière Wintergreen, avec le sommet des chutes latérales non pas au milieu, mais au bord extérieur de la gorge, où l'eau doit avoir été moins profonde. C'est une raison très forte pour écarter l'idée d'une étroitesse telle qu'elle soit moindre que sa hauteur au-dessus des roches Clinton à côté desquelles les débris nécessaires de calcaire Niagara ne se voient pas. On ne peut guère s'attendre à cette existence car elle serait illogique avec le plancher Clinton des Chutes intermédiaires.

Le chenal actuel est un empiétement de 400 pieds au moins sur le flanc est de la gorge. En conséquence la rivière doit avoir passé sur l'éperon transversal de la pointe W ils du avec la terrasse Wilson comme éperon septentrional, car un débris de ce plancher est encore conservé sous la platière Wintergreen. Cette conclusion est confirmée par les traits que montrent les planches XXin, xxiv. A, xxvi. A et XXVI. b, qui indique que la pointe extérieure de Wintergreen était près du milieu de la rivière, que, sur les vues, on voit se détourner entièrement de son cours pour atteindre le bord oriental de la gorge. A l'éperon de Wintergreen Fiat (310 sur la carte) il y a une pointe saillante qui montre où à une certaine époque se trouvait le sommet des chutes qui tombaient en cascade sur le plancher Clinton plus bas avec une tablette latérale, comme celle de l'île Goat sur laquelle les eaux coulaient encore à des centaines de pieds en avant le sommet.

Les chutes intermédiaires venant du calcaire Clinton sont devenues des rapides par places sur les couches supérieures de la série Medina comme le montre le terrain qui s'élève à l'anse

Planche XXVIa.

Vue du chenal avec les rapides Foster, contournant les Foster Flats et affouillant le flanc gauche de la gorge.

Planche XXVIb.

Vue de haut en bas de l'extrémité nord des Foster Flats et de la Rivière, prise de la pointe extrême de Wintergrten Fiat.

du Canada] FOSTER FLATS 197

et aussi les traits bien nets à l'extrémité inférieure du ravin Smeaton. Ces rapides ont vite passé aux couches plus tendres jusqu'à ce que le chenal eût atteint la bande de grès gris Medina.

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