RÉVISION DES ANCIENNES CONCLUSIONS
Cette révision de l'étude des Foster flats est faite de novo, onze ans après avoir écrit à ce sujet. Il a été montré alors que les chutes avaient retraité jusqu'à la pointe en vertu d'une réduction de déclivité de la rivière et du volume d'eau. Mais entre cet endroit et la tête des rapides Whirlpool il a surgi des difficultés auxquelles peuvent s'appliquer seulement des hypothèses présomptives. En raison du manque de temps je m'étais guidé sur une ancienne théorie préconçue pour réviser mon travail, je n'ai pas non plus rafraichi ma mémoire en rélisant mes écrits antérieurs, si bien que l'interprétation actuelle n'est pas le fruit de mes premières impressions. J'ai la satisfaction de constater que mes premières hypothèses ont parfaitement supporté l'épreuve du temps et de l'investigation.
En 1894, j'ai conclu que la grande augmentation du volume de l'eau s'est produite quand les chutes étaient à la tête des Foster flats et j'ai dit que ''Après avoir passé les Foster Flats,
du Canada] CHANGES AT FOSTER FLATS 205
le gouffre montre les effets d'une grande augmentation de force car la gorge s'est réélargie et la terrasse d'aval a été balayée par l'eau L'importance de l'érosion indique une augmentation de débit qui a été produite par le captage des eaux du bassin du Huron et leur addition au drainage du Niagara. Les effets du grand accroissement du volume d'eau ont été d'élargir le gouffre et d'enlever une partie de la plate-forme Foster, mais d'en laisser assez pour raconter leur histoire (An. IL (1)). C'est une des découvertes de la physique de la rivière qui fournit un élément de temps pour calculer l'âge des chutes.
Quand on discernait distinctement trois cascades, on ne savait pas que les chutes supérieures et médiane s'étaient unies là, car la structure en détail aux flats n'avait pas été étudiée aussi étroitement que dans la présente investigation. On pensait que la profondeur de la rivière à Lewiston n'était que de quatre-vingt-dix pieds, si bien qu'on ne connaissait pas la grande déclivité des chutes et des rapides Medina.
En 1888(2) j'ai découvert que les eaux du Huron se déversent depuis peu du temps seulement dans le drainage de l'Erié. Cette étude a été bientôt suivie d'autres. L'une d'elles a été un essai sur les chutes Niagara, publiée quelques mois plus tard par M. G. K. Gilbert où il a basé ses études relatives aux changements physiques des chutes en majeure partie sur mon travail. Deux des découvertes les plus importantes qu'il adopte sont le changement dans le drainage Huron et la position des chutes quand leur volume a augmenté. En écrivant à ce sujet en 1895, il disait: Quand les chutes eurent reculé jusqu'au delà de l'extrémité du flat Wintergreen (c'est-à-dire la terrasse de haut niveau en amont de Foster flats) /'probablement, à cette époque à peu près la totalité de la quantité d'eau dans la rivière s'est accrue d'une façon à étudier plus tard." (3) (page 233.) Ceci avait été expliqué dans le " Duration of Niagara Falls"
1 Duration of Niagara Falls, déjà cité.
2 Proc. Amer. Ass. Ad. Sci., Vol. XXXVII, pp. 197-199, 1888.
3 National Geographic Monograph Series, No. 7, New York, 1895.
[Com. géol.
(An. II). Il disait encore ''Par le redressement du bassin, le lac (Huron) a été graduellement amené à s'épancher vers l'ouest et le sud jusqu'à ce que les dernières eaux atteignissent la passe à la tête de la rivière St-Clair. Bientôt après, l'eau a cessé de couler par le débouché North Bay" (page 239) C'était la façon dout il adoptait le changement de drainage de 1' Huron trouvé par moi en 1888.
Un peu plus tard M. F. B. Taylor U) a élaboré une explication de la gorge Whirlpool. Il pensait que les eaux du lac Huron se déversaient dans l'Erié comme je l'avais posé, mais qu'elles s'étaient retirées en raison de changements dans le barrage de glace, quand les chutes dépassèrent les rapides Whirlpool et plus tard quand les chutes Niagara étaient juste au sud du pont Cantilever, le volume total du débit Huron était venu s'y ajouter. Sans la preuve nouvelle de la nature des rapides Whirlpool, le problème n'aurait pas encore de solution.
1 Bull. Geol. Soc. Amer. Vol. IX, pp. 59-84, 1898.