‹ Les chutes du NiagaraChapitre 116 sur 271 · TERRASSE BELL · texte numérisé non relu

TERRASSE BELL

La terrasse Bell est la suivante. Le chemin qui va de Queenston à St-David et à l'ouest y passe. A son croisement du chemin de fer Electrique sa hauteur est de 474 pieds. Avec une largeur de quelques centaines de pieds, elle va jusqu'à St-David où la hauteur moyenne est de 168 pieds bien qu'elle soit un peu plus basse à l'angle de l'hôtel. A St-David la terrasse s'élargit à un mille au moins et en arrière, il y a les collines de transport qui font le devant de l'escarpement Niagara. En arrière de Merriton il est plus difficile de la discerner de la topographie mais elle reparaît comme trait distinct à d'autres endroits, comme à l'est de Jordan. J'ai remarqué la même terrasse en quelques endroits à dix milles à Test de Hamilton. Elle est quelquefois étroite, s'élève rapidement jusqu'aux collines en arrière ou est même coupée court en certains endroits sur le flanc de l'escarpement. Puis elle reprend sa largeur.

De la rivière Niagara à l'ouest, son bord forme un monticule escarpé derrière l'ancienne ligne de rivage Iroquois, qui est à trente-cinq ou quarante pieds plus bas. On voit la terrasse Bell d'un côté s'élevant en pente douce jusqu'au monticule en arrière et de l'autre, descendant brusquement à l'ancienne ligne de rivage Iroquois en avant et cela fait de cette terrasse un trait très accentué en avant de l'escarpement Niagara.

Avoisinant la rivière Niagara et quelques pieds plus bas que sa surface, la terrasse Bell est supportée par des schistes et des grès rouges de la série Medina et ceux-ci à leur tour sont cause de la persistance de ses traits saillants. Mais elle n'est pas partout sur la même fondation. A St-David et un peu plus à l'ouest, les puits jusqu'à une profondeur de soixante pieds dans les sables et le gravier montrent que les grès Medina font défaut et que la forme terrasse est due à l'action des vagues sur les dépôts de surface. On a là la preuve qu'elle est-

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le plancher en avant d'une ancienne ligne de rivage. Le bord interne de cette terrasse s'élève plus rapidement que la plaine Iroquois en avant qui peut être due au lavage des collines.

Cette vieille terrasse que j'ai baptisée en l'honneur du Dr Robert Bell qui avait le plus étudié cette région avant 1880(1), marque une pause d'une durée considérable dans l'abaissement des eaux du bassin Ontario et son existence est importante en ce qu'elle se relie à l'étude du retrait des chutes.

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