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ABAISSEMENT DU DÉBOUCHÉ DU LAC HURON

Le débouché de V Huron a été étudié partiellement (page 239), avec rabaissement soudain de la surface du lac, commencé en 1889 et qui s'est maintenu depuis. La moyenne de baisse du Huron depuis cette date comparée avec la moyenne précédente de niveau est de 1.66 pieds. Mais si on ccmpare l'affaissement des eaux du Huron avec les fluctuations à Cleveland, on trouve que là aussi le lac a baissé d'un pied. Comme cela s'est continué sur une période de quinze années, l'écart moyen qui s'élève à 0.66 de pied n'est pas une oscillation temporaire de niveau comme celles qu'on constate si on compare des années en particulier.

D'après les preuves que je possède, j'admets donc avec M. Russell que ce doit être un abaissement permanent du débouché Huron. Les notes de fluctuations avant 1855 sont trop incomplètes pour permettre de tirer des conclusions

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bien nettes. Entre janvier 1846 et août 1854 on ne peut se procurer que quelques notes éparses mensuelles des niveaux du lac Erié. Entre janvier 1846 et août 1849 on a des notes mensuelles complètes pour le Huron — la hauteur moyenne durant ce temps était de 580.44 pieds. Les notes de l'Érié pour les huit premiers mois de 1846 donne une élévation moyenne de 571.49 pieds, tandis que celle du lac Huron est de 581.00 pieds. En conséquence, l'écart de niveau entre Erié et Huron est de 9.51 pieds, ce qui est plus que la moyenne d'aucune période quinquennale depuis 1854. Ces notes partielles montrent que, dès 1846, le niveau du lac Huron n'avait pas baissé relativement au lac Erié. De plus, il y a des notes de mai à octobre (inclus), pour l'année 1840, mais elles montrent un niveau relativement plus bas pour le lac Huron tandis que durant l'eau haute de jui^n et juillet 1838 il y avait une augmentation d'écart des hauteurs pour le lac. 11 y a aussi un autre accroissement de hauteur pour le lac Huron en juin 1819 et l'écart est alors de 10.40 pieds. Des mois ou même des saisons pris en particulier ont peu de valeur, car, ainsi qu'on l'a déjà montré, toute hausse soudaine du lac Huron nécessite des mois et des années pour être égalisée dans le lac Erié.

Des notes incomplètes qu'on peut maintenant se procurer depuis 1819(1) ne montrent pas que pour une période considérable le bas écart d'élévation de 1 'Huron se soit produit avant la période 1890-1905.

Bien que la grande hausse du lac Supérieur ait commencé en 1894, cependant en raison de l'affaissement des autres lacs survenu juste après 1890, on peut considérer cette dernière date comme une interruption dans les notes sans entraîner une erreur considérable. Entre 1861 et 1890 la hauteur moyenne du lac Supérieur était de 601.67 pieds au-dessus de la marée tandis que, depuis cette époque la hauteur a monté à 602.08 pieds. En même temps, le lac Huron est tombé de 581.95

*Compilées dans le Rapport des Ingénieurs des Etats-Unis sur les levés des lacs.

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pieds à 580.38 (au-dessus du niveau de la mer,) soit une baisse absolue de 1.57 pieds et le lac Erié est descendu de 572.90 à 571.98 pieds ou de 0.90 de pied. Durant 1891-1905, la quantité moyenne de pluie tombée dans le bassin du lac Supérieur a augmenté de 1.75 pouces et celle du bassin Erié monté 0.46 de pouces. D'un autre côté la pluie tombée dans le du bassin Huron-Michigan a diminué de 1.57 pouces.

En ce qui regarde les débits des rivières, la diminution consignée de la quantité d'eau tombée pour Michigan-Huron est plus que compensée par le plus grand débit du lac Supérieur et la légère hausse du bassin Erie. En conséquence la réduction de débordement du lac Huron dû au changement dans la quantité de pluie tombée devrait être en dedans des limites de 1,400 à 1,800 pieds cubes par seconde, ce qui pourrait porter aussi atteinte au débit du lac Erié.

Des preuves d'abaissement différentiel du lac Huron ont été données (page 239). Cela est maintenant de plus confirmé par l'indication du peu d'effet produit par les changements de quantité de pluie tombée et aussi par la comparaison du debit du lac Supérieur. Les changements dus à l'évaporation ne peuvent pas être déterminés d'après les données où l'on ne voit pas de modifications importantes. Ces fluctuations montrent que l'abaissement principal du débouché du lac Huron est survenu entre 1889 et 1902 — se montant à 0.6 à 0.66, ou même 0.80 de pied suivant les années prises dans les calculs. Mais on peut aussi trouver de légers changements dans l'étude détaillée d'autres années. En plus de l'abaissement différentiel du lac Huron, tout affaissement survenu dans le lac Erié doit être ajouté à celui du lac Huron. On a obtenu là un pied d'écart dans les mêmes années. Une faible portion seulement de cet abaissement est attribuable aux changements météorologiques. (Voir Abaissement du lac Ontario.) Comme les postes de mesurage pour enregistrer sont stationnaires, une baisse dans les lectures de la mesure peut indiquer une hausse du terrain et

pas un abaissement du débouché — Dans le cas de la sortie du Huron les matériaux composés d'alluvion ou de sable seraient immédiatement raclés et enlevés par une augmentation de hauteur de l'eau ou les mêmes matériaux seraient déposés au fond du chenal par un léger abaissement du niveau de la rivière. D'un autre côté, le débouché du lac Erié peut subir l'effet de deux façons. La grande bordure qui détermine son niveau est un banc de calcaire à la première cataracte des rapides d'en haut. Mais au débouché du lac Erié il y a une barrière légèrement plus haute qui a continué à exister et retarde les eaux du haut d? la rivière. Ce trait se voit bien entre Fort-Erié et Black-Rock. Tandis qu'à l'extrémité occidentale du pont International la barrière se compose de roche. Cependant, au centre et à l'extrémité ouest, cette barrière est remplacée par des dépôts argileux. En conséquence, l'abaissement du lac pourrait se produire là de la même façon que celui qui est dû au raclage du débouché du lac Huron. A un mille et demi au sud, cependant, une barrière rocheuse paraît traverser la rivière à une profondeur de dix-sept à vingt-quatre pieds si bien qu'elle est au même niveau que le bord en amont des rapides d'en haut. Au chapitre xxx on montrera qu'actuellement, si l'on se reporte à cinquante ans en arrière il n 'y a absolument pas eu de mouvements de terre, si bien que la baisse du lac Erié est principalement due à l'abaissement de la sortie.

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