‹ Les chutes du NiagaraChapitre 159 sur 271 · ÉNERGIE DISPONIBLE EN RETRAIT · texte numérisé non relu

ÉNERGIE DISPONIBLE EN RETRAIT

Au point de vue du retrait des chutes la totalité de cette force en chevaux, grande ou petite, entre en jeu. La plus grande force de la rivière est à son sommet. Cette condition existe depuis quelque temps car notre levé actuel a trouvé que le chenal le plus profond est tout près d'en dessous des chutes américaines et près de la tablette de l'île Goat. Les sondages et le débit actuel sur les chutes montrent donc que la force en jeu n'est pas divisée également.

Il est raisonnable seulement de supposer que l'œuvre principale d'excavation s'est opérée durant les périodes d'eau haute quand les formations rocheuses étaient le plus ébranlées La réduction moderne apparente dans le débit de la rivière a été expliquée, mais le taux ralenti du retrait des chutes au cours des quinze dernières années à moins de la moitié de la quantité annuelle totale durant les quarante-huit années précédentes (page 44) n'est pas due à la réduction du débit. Ce retrait plus lent qui s'opère actuellement est beaucoup attribuable à un changement de structure rocheuse parce que les chutes traversent maintenant l'ancienne vallée Falls-Chippawa au lieu de suivre son cours (page 176).

La courte étude qui précède de l'œuvre des chutes Niagara montre simplement le retrait naturel de la grande cataracte, mais il se présente maintenant des conditions artificielles qui ne feront que l'accentuer.

Page 1