‹ Les chutes du NiagaraChapitre 164 sur 271 · ÉNERGIE DU NIAGARA EN AVAL DES CHUTES · texte numérisé non relu

ÉNERGIE DU NIAGARA EN AVAL DES CHUTES

La question de l'énergie du Niagara ne cesse pas là. La même quantité d'eau descend une autre centaine de pieds à peu près avant d'atteindre l'embouchure de la gorge. Il y a là cinquante pour cent à peu près de l'énergie des chutes Niagara elles-mêmes. On a proposé divers procédés pour l'utiliser, par exemple un tunnel, du côté canadien adjacent aux rapides Whirlpool où il y a une déclivité de 51.5 pieds. Du côté de New- York il a été proposé de construire à côté des rapides un mur de retenue qui pourrait atteindre une hauteur de cinquante pieds et alors entailler la pente naturelle du flanc du canon, de façon à construire un canal entre le mur de retenue et le flanc de la gorge rendu perpendiculaire. Sur la levée passerait le

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chemin de fer de la Gorge tandis que l'usine motrice serait située sur les roches au débouché du Whirlpool.

Aux Foster flats, on dispose d'une chute de vingt pieds. Finalement, la dernière proposition est de barrer la rivière à une hauteur de 100 pieds et obtenir ainsi immédiatement un million et quart de chevaux-vapeur disponibles. Cela inonderait les Foster flats, noierait le Whirlpool, submergerait les rapides Whirlpool et formerait un grand bief. Cette proposition ne tient aucun compte des diverses considérations de destruction de tous ces incidents topographiques ni des questions internationales. Les difficultés de génie civil qui consistent à s'opposer à une force de 3,000,000 de chevaux, capable de se heurter aux travaux en aucun temps durant une grande inondation paraissent insurmontables, ainsi que la nécessité pour le barrage atteindre 180 pieds endessous de la surface de la rivière.

Dans ce chapitre j'ai exposé l'énergie de la rivière comme agent naturel et j'ai fait remarquer sa puissance pour fournir de la force motrice. On a avancé une autre proposition de détourner la rivière principale dans le chenal New- York et de sauver les chutes américaines. C'est une proposition insidieues pour obtenir plus d'eau, en fait plus du tiers de l'énergie totale disponible de la rivière.

Avant de faire ces investigations, je ne me doutais pas de l'ampleur de ces changements qui peut causer l'emploi d'énergie projeté. C'est seulement l'application des mesurages aux chutes qui m'a fait comprendre les effets du détournement. Ils seront montrés au chapitre XXI, Partie Deuxième.

Le résultat de l'abaissement de la rivière dans le bassin en amont des rapides d'en haut de l'équivalent de trois quarts de pied dans le lac Huron peut se voir à la planche vu photographiée un jour où le niveau du lac était exactement à la moyenne des cinq dernières années; mais après l'abaissement de l'eau sur les rapides, d'une quantité visible.

Planche XXXI. a.

Vue de l'extrémité est de la Première cascade

l'île Goat et de la roche pelée à l'île Sister. Planche XXXI.

Vue de la Première cascade en amont de l'extrémité des îles Sister. Cette bordure détermine la distribution de l'écoulement de la rivière.

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