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CHENAL DU ST-LAURENT PLUS PETIT

L'histoire de la rivière Niagara est seulement l'expression de cette région de lacs dans toutes ses parties compliquées. L'investigation d'un trait nous amène imperceptiblement bien loin jusqu'à ce que nous franchissions les limites de la question originale. C'est ce qui arrive ici. Mais les observations nouvelles réagissent et expliquent plus pleinement le phénomène. Les tributaires de la Saint-Clair renversée confirment la preuve de l'ancien débouché septentrional du lac Huron avec les détournement des eaux du lac d'en Haut, de la rivière Niagara. D'un autre côté la rivière St-Laurent fournit ellemême la preuve de son chenal corollairement petit avant que le lac Huron fût envoyé dans la rivière Niagara.

Une investigation du St-Laurent mettrait certainement à jour beaucoup de matériaux intéressants mais je m'occuperai seulement d'un point ou deux. Du débouché du lac Ontario au pied des rapides de Cornwall la distance en droite ligne est de 110 milles. Puis la rivière s'élargit en un élargissement de deux milles et demi à quatre milles, allant jusqu'à Valleyfield, à trente-trois milles. Cela s'appelle le lac St-François. Il y a une petite déclivité du pied de l'écluse No 15 au lac, puis du lac à la tête de l'écluse No 14 à Valleyfield. Ces deux déclivités avec la pente (?) dans le lac s'élèvent à trois pieds à peu près.

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Dans la partie la plus large du lac, il y a peu de déclivité et par conséquent, le courant est beaucoup réduit.

Cornwall est en aval du pied des rapides qui sont suivis dans le lac par un chenal étroit et profond ayant par places une largeur de trois huitièmes de mille et une profondeur de soixantesept pieds. Le chenal est borné par de larges platières submergées de dix pieds. La nature rivière de ce chenal est indubitablement démontrée sur une vingtaine de milles, après quoi le chenal a été sondé en quelques endroits seulement. Comme le chenal ancien est comblé jusqu'à pleins bords, sa dimension ne suffit pas pour le Saint-Laurent actuel. D'un autre côté les berges nettement marquées de ce chenal, de grande profondeur montrent qu'il a été fait par un cours d'eau avec un fort courant quoique maintenant des barres l'obstruent par endroits.

Deux choses deviennent apparentes. D'abord, le chenal a été fait par une rivière plus petite; et, ensuite, ce bord de rivière a été ensuite comblé à déborder. L'inondation des berges de rivière peut provenir de l'élévation d'une barrière au débouché du lac, mais la tranchée est trop petite pour une rivière de cette dimension. Le petit chenal interne est excavé plus ou moins dans les matériaux de transport au pied du rapide qui descend sur un lit rocheux. C'est ce qu'on pouvait attendre quand le lac Huron s'est vidé par le Nipissing et l'Ottawa au lieu du Niagara et du St-Laurent. Quelques milles en aval de Valleyfield la rivière s'élargit au niveau du lac St-Louis où se repètent les traits du chenal noyé. Les chenaux mentionnés ici confirment le détournement des eaux du lac d'en Haut du Niagara d'une façon réjouissante pour un homme qui a découvert ces changements dans le physique de la rivière.

J'ai trouvé aussi qu'il existait un petit chenal au débouché du lac Erié et que ce chenal a été inondé de la même façon du lac St-François. Il y a donc partout des preuves des change ments de drainage.

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