‹ Les chutes du NiagaraChapitre 230 sur 271 · ANCIENNES CONJECTURES À L'ÉGARD DE L'AGE DES CHUTES · texte numérisé non relu

ANCIENNES CONJECTURES À L'ÉGARD DE L'AGE DES CHUTES

NIAGARA

Les premières évaluations de l'âge du Niagara étaient de simples conjectures. Il est remarquable que l'une a été faite par Andrew Ellicott dès 1789 quand il a pensé que les chutes avaient pris 55,440 ans pour l'excavation du canon. Andrew Ellicott était un grand observateur, sa description des chutes n'était pas beaucoup inférieure à celle de Hall, cinquante-trois ans plus tard, laquelle est un des ouvrages fondamentaux pour les études postérieures.

Jusqu'à l'exécution d'un deuxième levé en 1875 personne ne connaissait la marche du recul moderne. Bakewell avait donné 12,000 années. Plus tard, en 1841, Lyell assignait 35,000 ans comme le chiffre a été cité et en raison de la réputation de son auteur, ce chiffre fut généralement accepté. Après les mesurages de 1875, le Dr Julius Pohlman, fut probablement le premier à les appliquer à la question. Mais il pensait que le chenal pré-glaciaire en amont du Whirlpool atteignait presque le site actuel des chutes que le temps requis pour la réexcavation de plus de la moitié du canon était si peu importante qu'on pouvait le négliger et que la gorge, de son embouchure au Whirlpool s'est faite en 3,500 années. C'est le plus faible estimé que l'on ait fait de l'âge des chutes. En 1886, le Dr O. K. Gilbert a présenté la formule suivante :(1>

A j t Longueur de la gorge.

Age de la gorge = —

Marche du retrait des chutes.

= Effet du drainage antécédent.

calcaire plus mince.

schistes plus épais.

chutes plus hautes.

glace flottante.

variation de la charge des détritus.

changements chimiques.

changements du volume de la rivière

1 Loc. cit.

du Canada] AGE DES CHUTES NIAGARA 389

montrant que l'âge était de 7,000 ans au plus, en adoptant le maximum au lieu de la moyenne de retrait qui aurait donné 9,000 ans. Dans cette équation les modifications antérieures déterminables tendaient à réduire cette évaluation d'un autre amoindrissement en disant: "Le bassin de captation était agrandi antérieurement en comprenant une partie de la surface de la nappe de glace." Mais il a entièrement omis l'infériorité de hauteur des chutes qui aurait augmenté l'âge bien que ce trait ait été observé bien auparavant dans les hautes berges à l'embouchure de la gorge.

De fait, le soi-disant raccourcissement de l'âge des chutes, par suite de l'augmentation de hauteur n'est pas survenu car l'accélération de la cataracte s'est répandue seulement sur le bief inférieur de la rivière.

L'augmentation supposée de débit des glaciers canadiens a été subséquemment évincée à la découverte que longtemps, les eaux de 1' Huron ne se sont pas vidées dans le Niagara, détournement qui a énormément augmenté l'âge des chutes. Bien qu'il ait à un degré remarquable suivi mes changments de physique, en me signalant cependant à peine, cependant, après mes calculs qui ont été les premières bases sur ces changements, il s'efforce de mettre de côté mes résultats en citant maintenant mon nom et en disant qu'il s'accorde avec M. Taylor que "aucune des évaluations faites jusqu'à présent n'a grande valeur et que les meilleurs résultats ne sont peut-être qu'une approximation grossier e".(1) Ce règlement sommaire de la question s'applique aussi à l'opinion du Dr Warren Upham (qu'il cite) et qui, sans tenir^ compte des changements physiques avait assigné 7,000 années à l'âge des chutes, ce par quoi il suivait l'exemple du Dr Gilbert qui avait montré que ce chiffre même était excessif. Plus tard, M. Taylor dit que "en re visant nos conclusions, à la lueur d'événements récents on peut essayer de dire que 50,000 années peut-être jugé une évaluation appro-

1 Nat. Geog. Monograph, No. 7, p. 236, 1895.

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ximative de la limite extrême pour la facture de la gorge totale des chutes du Niagara, mais elle peut avoir été aussi courte que l'évaluation de Lyell (35,000 années), ce qui était une supposition mal fondée, car d'après sa propre méthode, avec des mesurages exacts, le résultat aurait été de 9,000 ans seulement ou les "32,000 ans de Spencer."(1)

Le premier calcul de leur âge basé sur le changement de hauteur de la rivière et l'ancienne infériorité du volume a été fait par moi en 1894 et a donné pour résultat de fixer l'âge des chutes à 32,000 ans. Même à cette époque, on ne supposait pas que c'était une fixation finale puisque dans le voisinage du Whirlpool et des rapides on ne comprenait pas bien les changements physiques. De plus, les données de débit étaient inexactes; d'autant plus, de fait, que la fixation actuelle du drainage du bassin "Erié" seul, a été considérablement réduite en-dessous de ce qu'elle était autrefois. De ce fait, la durée du stage Erié n'a pas été très augmentée. A cette époque aussi, les détails des niveaux supérieurs du lac montrés dans les plages d'Ontario n'étaient pas regardés comme ayant beaucoup d'importanc et la signification complète des indications des flats Foster n'avait pas encore été appréciée. On ne savait rien de la profondeur de la gorge sauf en un point. Avec la vaste quantité de lumièr jetée sur le sujet, il est surprenant que les anciennes données incomplètes aient presque contrebalancé celles d'aujourd'hui. Si les résultats avaient dépendu de l'histoire des cataractes inférieures au lieu des chutes principales d'En Haut, il aurait fallu des données additionnelles que l'on aurait pu ne jamais obtenir.

M. Taylor, en appréciant les conditions changeantes dans l'histoire du Niagara, mais pensant que le Huron s'est une deuxième fois tourné dans l'Erié quand les chutes étaient en aval du pont Cantiveler, dit que cela donnerait 2,700 ans pour l'âge de la gorge en amont de cet endroit. Il dit de plus: —

1 Bull. Geol. Soc. Am., Vol. ix, p. 84, 1898.

du Canada]

"Il y a bonne raison de croire cependant que la marche était plus lente la majeure partie du temps, si bien qu'il serait probablement plus proche de la vérité de dire qu'elle a pris entre 5,000 et 10,000 ans.(1)

Non seulement parce que ni le premier ni le présent levé ne m'ont montré aucun fondement pour réduire le taux de retrait en cet endroit, mais parce que c'est une substitution de conjectures à une induction raisonnable, je dois immédiatement différer d'opinion avec M. Taylor. Les données peuvent être défectueuses, mais sa méthode, consiste en supposition non basée sur la preuve obtenue. M. Taylor a reconnu qu'aucune évaluation de temps pour l'âge des rapides Whirlpool n'a de valeur approximative. A cet égard, je m'entends avec lui, car à cette époque on ne pouvait rien offrir de mieux qu'une simple hypothèse discutable. Au sujet des autres sections de la rivière, il dit qu'il a préalablement essayé de tirer des exemples du retrait passé des chutes s'éloignant de la cataracte américaine actuelle, mais il a maintenant raccourci le temps à 50,000 ans ou moins comme il est dit plus haut. Mais on ne peut faire de comparaison avec la cataracte américaine, car l'ancien volume était beaucoup plus grand et la hauteur moindre.

Tandis que j'étais préparé 1894, a modifier le calcul de l'âge d'une section quelconque de la rivière Niagara, sur plus ample preuve, je présentais mes résultats seulement comme un avant-coureur des inductions tirées des faits disponibles. Lentement j'en étais arrivé aux présentes conclusions, ne sachant pas avant la fin des investigations, s'il ne se présenterait pas quelqu' obstacle insurmontable. Au cours du présent travail, j'ai essayé de présenter les faits avec les renseignements les plus complets pour que d'autres puissent s'en servir.

Ma connaissance plus approfondie du terrain et de la succession des traits nouveaux, obtenue en élaborant les détails, me permet d'offrir des faits, comme conséquence d'études

1 Bull. Geol. Soc. Am., vol. ix, 1898.

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monographiques, ce qui permet non seulement de mettre le travail à jour, mais encore de croire avoir fait une détermination assez précise de l'âge des chutes. De fait, l'importance de déterminer l'âge des chutes Niagara ne repose pas dans la variation de quelque pour cent, mais il s'agit de savoir si les chutes ont 9,000 ans (comme ce serait le cas s'il n'y avait pas eu de changement de hauteur ou de volume) ou ont un âge plus avancé: par exemple 100,000 ans ou une vieillesse intermédiaire.

Je félicite M. Taylor de son hypothèse qu'il énonce en termes si rapprochés de ce qui a été trouvé au moyen de recherches beaucoup plus précises. M. Taylor a été un des principaux et des meilleurs observateurs des phénomènes se rapportant à l'historique des lacs et par suite il a spécialement droit à une opinion.

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