ONTARIO
La distance entre la baie Géorgienne et le lac Ontario est d'à peu près soixante-dix milles en ligne droite. Le pays est caractérisé par des plaines qui se soulèvent, traversées de hautes arches de transport allant à Test et à l'ouest. Le lac Simcoe avec un diamètre de vingt milles est situé entre ces arêtes. Elles surplombent le lac Huron de 200 à 550 pieds.
De la baie Géorgienne au lac Simcoe, il y a en droite ligne une distance de vingt-cinq milles. C'est un pays bas et plat. On sait que la roche fait défaut loin en-dessous du niveau de la baie. A Barrie, sur le bord du lac Simcoe, 140 pieds en dessus de la baie Géorgienne, un puits a été foré à 280 pieds de profondeur sans traverser de transport. Vingt milles plus dans l'intérieur, à Newmarket et ailleurs on a trouvé aussi des puits qui atteignent en dessous du niveau de la baie Géorgienne sans trouver de roche. Au sud de Newmarket, il y a une arête de transport transversale au delà de laquelle, à la colline Richmond (217 pieds au-dessus de la baie Géorgienne) un puits a été foncé que 400 pieds sans traverser le transport. Cela prouve que le chenal est au moins à 700 pieds en dessous de l'arête de drift et il y a là un forage qui arrive à 183 pieds en dessous de la baie Géorgienne sans atteindre la roche. Au sud de la colline Richmond le pays s'abaisse vers le lac Ontario et il est découpé de profonds ravins montrant l'absence de roche beaucoup au-dessous du niveau du lac Huron.
Du côté du lac Simcoe le pays est couvert de calcaire montant à 150 pieds au-dessus du lac, tandis que, du côté ouest de la large vallée ensevelie, il y a les calcaires Niagara. On trouve une auge qui est la continuation de la baie Géorgienne, s'étendant au sud-ouest dans la direction du lac Ontario et parallèlement à l'escarpement Niagara* bien que les forages les plus profonds, jusqu'à près de 200 pieds plus bas que la baie
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Géorgienne n'aient pas révélé le plancher, car ils n'ont pas été foncés jusqu'à la roche sous-jacente. Cette auge tend vers le chenal profond le plus intéressant cité page 412, comme existant à une vingtaine de milles à l'est de Toronto jusqu'à une profondeur de 474 pieds plus bas que le lac Ontario.
La preuve montre maintenant que le transport enlevé des. lacs Huron-Michigan seraient abaissés bien en dessous du niveau actuel même si les débouchés signalés n'avaient pas plus de profondeur qu'on en constate par les observations directes. De fait, c'est la seule ligne le long de laquelle on a trouvé des chenaux aussi profonds. Il y a aussi au sud du lac Michigan des forages profonds et l'on a cru à un moment qu'ils indiquaient un débouché du Michigan vers le sud. Plus récemment, M. Frank Leverett a recueilli des preuves à ce sujet et trouve que le plancher rocheux le plus bas près du bord du lac Michigan a 230 pieds seulement plus bas que le lac avec le plancher possédant une altitude de 350 pieds au-dessus du niveau de la mer. Il n'y a pas la moindre indication qu'il ne règne pas de la roche plus haute entre lui et le drainage Mississipi. Ce niveau est même à des centaines de pieds au-dessus du plancher du lac Michigan. Les vallées en fiords des baies Green et Grande Traverse montrent par leur direction que l'ancien drainage du bassin Michigan allaient vers le nord-est et non le sud-ouest. Bien que des forages à la pleine profondeur du chenal enseveli n'ont pas été faits partout, ils ont cependant atteint bien en dessous de la surface actuelle du lac et quand cette méthode d'investigation a été poussée assez loin la chaîne de preuves est complète. Comme dans le cas du débouché Erié, nouvellement découvert et décrit au chapitre xxxvn, les traits superficiels ne décèlent pas cette chaîne.