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ANCIENNE HAUTE ÉLÉVATION DU CONTINENT

En regardant les traits du bassin Ontario on a signalé la déformation glaciaire. La déformation du lac Huron est aussi

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fortement marquée par le soulèvement des lignes de rivage qui sont presque horizontales à l'extrémité méridionale du lac; mais leur hauteur augmente à mesure qu'elles se soulèvent sur le pied de presque quatre pieds par mille au nord-est (chapitre XXV).

Avec la déformation postglaciaire ou le gauchissement de la croûte terrestre enlevé, par une dépression des parties soulevées du plan des premiers niveaux de l'eau, on trouvera une différence considérable dans le relief topographique en avançant au nord-est. Cette dépression admettrait l'estuaire St-Laurent avec une profondeur de 500 pieds au-dessous du niveau de la mer, où l'on trouve maintenant la bordure rocheuse sur laquelle la rivière passe par des rapides pour gagner la mer. Comme tous les traits des bassins des lacs, sont ceux d'action atmosphérique, une auge de ce genre devient une preuve d'une forte élévation tardive du terrain continental. Cette hypothèse s'appuie sur la profondeur du chenal du golfe St- Laurent/^ Il y avait là une plaine qui forme maintenant le plancher en dessous de la mer. Celle-ci étant une continuation de la vallée Laurentienne d'origine fluiviale a nécessité une forte élévation de la région des lacs qui a duré une longue époque.

On voit que le continent a été soulevé encore plus haut plus tard, au moyen des canons partiellement explorés à l'embouchure du golfe du St-Laurent à l'embouchure du Maine et en beaucoup d'autres endroits; mais spécialement à l'embouchure de l'Hudson que j'ai pu récemment explorer en détail. Là, le canon de l'Hudson, avec une largeur de cinquante milles a une profondeur qui atteint 4,000 pieds en dessous de l'étagère continentale et peut-être suivie à une profondeur de 7,500 pieds en dessous du niveau de la mer.

Conformément à mon hypothèse fondamentale nécessitant une élévation du terrain à une hauteur de 2,000 pieds au

1 "High Continental Elevation preceding the Pleistocene period," par J. W. Spencer. Bull. Geol. Soc. Am., Vol. 1, pp. 65-70, 1890.

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moins, la période de grande élévation a été très longue, durant le temps où s'est creusé le chenal dans le golfe et la formation des vallées des grands lacs. Telle était la condition du continent quand les vallées des lacs se sont achevées avant la période glaciaire. S'il est survenu durant cette époque de l'abrasion ou de l'arrondissement des surfaces abruptes, les vallées n'ont pas été labourées par les glaciers, comme le montre la direction des stries sur les surfaces rocheuses, direction toujours obliques à la paroi de l'escarpement. Comme il a été dit plus haut, les bassins des lacs passaient autrefois pour avoir été excavés par les glaciers, mais depuis la publication de mes premières études sur l'origine des bassins, ce sujet n'a pas beaucoup provoqué l'attention, la controverse a cessé et l'intérêt a tombé. Bien que plusieurs géologues ont accru nos connaissances sur les traits au sud du lac, la reprise des sujets de bassin euxmêmes apparaît dans une contribution postérieure du prof. A. W. Grabau.(1)

En essayant de donner une histoire complète des bassins des lacs depuis l'époque paléozoïque, il y a continué l'ancien drainage des hautes terres archéennes du Canada, comme il supposait qu'il était aux derniers moments précédant l'âge Glaciaire. En faisant cela il a tiré quelques conclusions remarquables. En supposant que le pays avait 2,000 pieds de plus que maintenant par un phénomène de relèvement., il voit une vallée descendant de la baie Géorgienne au lac Ontario et rejoignant la grande vallée du lac. Le parcours, de la baie Géorgienne au lac Ontario longe celui que j'ai déjà décrit; puis entre dans le lac Ontario, créant là un chenal de vallée s'élevant d'une profondeur de 500 pieds à peu près en dessous du niveau de la mer, à plus de 700 pieds au-dessus. Ce chenal remonte à la vallée Dundas et au delà.

De la vallée Dundas, il suppose qu'il doit y avoir une continuation de la rivière au sud jusqu'au bassin Erié entre les

1 Bull. N. Y. State Museum, No. 15, 1904. Voir aussi 18th Rept. Com. Reserv., Niag. for 1901, pp. 42-54.

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affleurements des systèmes du Dévonien et du calcaire Niagara, maintenant de 700 à 800 pieds au-dessus du niveau de la mer; mais on ne sait pas si elle remontait la vallée Cuyahoga à Cleveland ou la Maumee et traversait au Wabash.

Le redressement postglaciaire existe partout au nord-est et par conséquent, il faut en tenir compte, ce qui augmente la nécessité du soulèvement de la partie la plus profonde du lac Ontario au bassin Erié dans des proportions considérables. Au delà de la vallée de Dundas, dans la direction qu'elle marque, il n'y a pas de chenal, mais les vallées ensevelies qu'on a trouvées sont transversales. On sait maintenant que le chenal le plus profond entre le lac Erié et le lac Ontario est à quelque distance à l'est de celui qu'on a observé à Dundas. La topographie du pays est entièrement adverse au drainage. Le gauchissement postglaciaire est un mouvement constamment croissant, mais ses chenaux exigeraient une déformation s' élevant à dix pieds par mille si elle était uniforme (en plus de celle qui règne depuis la période glaciaire) et dont il n 'y a pas la preuve la plus légère, et aucune déformation uniformément graduelle ne ferait naître les traits qu'il suppose ici. En un mot, le Prof. Grabau n'était pas familier avec la géologie et la topographie du pays qu'il veut décrire. Même s'il avait supposé les bassins des lacs excavés par des glaciers, ou si par des mouvements terrestres internes, les bassins des lacs s'étaient seuls enfoncés, la topographie de cette région n'auraient pas confirmé ses conclusions. Contre la totalité de cela, il y a le fait que le chenal, dans le bassin d'Ontario aurait eu à charrier les eaux en remontant à une hauteur de plus de 1,000 pieds jusqu'au sommet de l'escarpement Niagara, et indiquerait proportionnellement un soulèvement pré-glaciaire de plusieurs milliers de pieds au nord-est tandis que nous savons que l'élévation relative là était beaucoup moindre que maintenant. En même temps, cet escarpement Niagara fait partout face à un pays découvert et plus large au nord-est, sans faire supposer

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qu'à l'ancienne époque de la formation des lacs le pays était aussi même que l'escarpement, bien au contraire.

Le travail du Prof. Grabau dont il vient d'être paru était destiné à être un guide du Niagara et il y avait rassemblé beaucoup de renseignements précieux. Qu'elles qu'aient été les conditions antérieures dans les temps paléozoïques il est malheureux qu'il ait essayé de porter son hypothèse uniforme sur de vastes périodes jusqu' au temps de l'achèvement des plateaux des lacs, comme cela existait juste avant la période glaciaire.

TRIBUTAIRES MÉRIDIONAUX DES ANCIENNES VALLÉES LAUREN- TIENNES RENVERSÉES MAINTENANT — L'OHIO ET LES AUTRES.

Comme l'a trouvé, il y a bien des années, M. J. F. Carll, les bras supérieurs de l'Alleghany se jetaient autrefois dans le lac Erié. Plus tard, sur la preuve des forages, j'ai émis l'idée que le haut Ohio avec son affluent, la Monongahela étaient autrefois renversés, s'égouttant par les vallées Beaver, Mahoning, et Grand River dans le bassin Erié. Ce sujet a été examiné plus à fond par le Dr P. Max Foshay,(1) qui a baptisé le drainage renversé d'après le présent auteur. La rivière ainsi nommée fut encore mise en dispute par le prof. I. C. White, mais sur une autre observation de M. Leverett on a trouvé que le plan de la rivière est à un niveau plus élevé que celui qui avait été mis en doute, si bien que le professeur White a changé d'avis en disant que: — "Il est maintenant assez sûrement établi par le travail de Carll, Spencer, Foshay, Hice, Chamberlin, Leverett et 'autres, que les eaux de la Monongahela, de la basse Alleghany et du haut Ohio s'égouttaient au nord dans le bassin du lac Erié à l'époque préglaciaire. (2)

En conséquence, l'aire de drainage préglaciaire du bassin Erié avait un versant étendu atteignant une centaine de milles

1 Preglacial Drainage, Western Penn. Am. Jour. Se, iii vol. XL, pp., 397-403., 1890.

2 Am. Geol. Vol. XVIII, p. 368, 1896.

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dans la Virginie Occidentale, si bien que l'égouttement et la totalité du bassin supérieur de ce qui est maintenant la rivière Ohio s'égouttait alors dans le bassin Erié.

La Genesee de New- York et de la Pennsylvanie était un affluent préglaciaire du lac Ontario, mais ce cours était obstrué en un endroit qu'il a quitté, se faisant un nouveau chenal avant d'atteindre le lac. La rivière moderne suit un parcours qui fait trois chutes à Rochester. Seneca (profond de 605 pieds ou 359 pieds en dessous du niveau du lac Ontario), et les lacs, Cayuga étaient des vallées tributaires. Je m'en suis beaucoup occupé en étudiant l'origine du lac Ontario, mais plus récemment, le prof. R. S. Tarr(1) a appelé l'attention sur un chenal enseveli à la tête du lac Cayuga (profond de 435 pieds) atteignant une profondeur de 430 pieds plus bas que sa surface ou 274 pieds en dessous du lac Ontario. Ce lac est presque droit au sud de l'endroit le plus profond du lac Ontario (738 pieds).

Les conclusions quant à l'origine des bassins des lacs sont qu'ils étaient des vallées de l'ancienne rivière laurentienne et de ses affluents, obstruées par des dépôts de transport et des gauchissements subséquents. Ces vallées se sont formées quand le continent était beaucoup plus haut qu'à présent et la large vallée, de la rivière St-Laurent s'étendait continuellement de la région des lacs aux plaines entre la Nouvelle-Angleterre et les montagnes laurentiennes, et de là aux plaines qui forment maintenant le plancher du golfe St-Laurent, traversé par un chenal à 2,000 pieds en dessous du niveau de la mer. Ce chenal profond reçoit des affluents de plusieurs directions comme on l'a décrit.(2)

La nature des bassins des lacs étant maintenant décrite il sera plus facile de comprendre les relations des anciens drai-

1 Jour. Geol. Vol. xii, pp. 70-73, 1904.

2 "High Continental Elevation preceding the Pleistocene period," by J. W. Spencer. Bull. Geol. Soc. Am., vol. i., pp. 65-70, 1890. Also, "Evidences as to Changes of Sea Level". Bull. Geol. Soc. Am., vol. vi., pp. 141-166, 1895.

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nages du district Niagara. Les débouchés depuis la vallée Erié jusqu 'au bassin Ontario ont été omises de ce travail vu qu'ils forment un sujet additionel en dehors de leur portée immédiate sur le Niagara.

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