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Pour permettre à une partie de la décharge de continuer à s'écouler sur le plancher de la vallée extérieure principale et, en même temps, détourner la majeure partie de la force dans le chenal principal, sa profondeur doit avoir été moindre que l'épaisseur du calcaire Niagara, d'autant moindre, qu'au début, il y avait une grande chute à son extrémité inférieure, occupant toute la vallée externe. Cette occupation du plancher du chenal pré-glaciaire était comme un débouché latéral des eaux sur le mur des chutes au delà de la cime actuelle. De cette façon s'est formée l'anse du remous plus large qu'entre les points Sinclair et Whirlpool. Mais la force plus grande de la rivière, dans la vallée pré-glaciaire, doit avoir approfondi le chenal suffisamment pour enlever l'eau de la vallée extérieure qui est plus large. Ce trait est indiqué par la concentration de la section du remous à la fin du détroit où la rivière n'épand plus ses eaux sur le chenal large.
Ceci explique d'une façon satisfaisante la section remou. La caractéristique d'une ancienne gorge de ce genre serait „la descente du haut de la pente par des marches taillées sur les ; ; grès plus durs du Niagara, Clinton ou Medina, représentées dans -C la coupe longitudinale, figure 22. i
Il n'y a pas lieu de supposer que l'ancienneWallée se terminait brusquement à l'extrémité supérieure duv, détroit, car la >* surface de la terre pré-glaciaire au delà de cet endroit continue' , à s'élever sur une distance de trois quarts de mille fas^qu^ l'arête Lyell, dont le sommet rocheux mesure une altitude de 370 pieds. L'arête forme la ligne de partage entre la vallée Whirlpool et le bassin Falls-Chippawa allant dans le sens opposé (voir planche XXII).
Même au temps pré-glaciaire la hauteur totale de l'arête était brisée, car l'ancienne érosion à la ligne de partage l'avait réduite de 50 pieds et ramenée à une hauteur de 320 pieds à la pointe Hubbard. En étudiant les traits sur le terrain il régnait toujours une forte impression que le cours d'eau proprement dit
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prenait sa source dans une petite anse en face de la pointe Swift Drift où le chemin de fer de la gorge commence sa descente et que le bassin ou anse entre la pointe Swift Drift et la pointe Hubbard était un bassin comme beaucoup d'autres sur le sommet de lignes de partage qui égouttaient dans les deux directions.
DÉTROIT DES RAPIDES WHIRLPOOL.— EXCAVATION ROCHEUSE PAR LA RIVIÈRE MODERNE.
Des mesurages attentifs obtenus par des sondages et particulièrement par les forages du pont Cantiveler, montrent par leurs résultats que la gorge pré-glaciaire Whirlpool n'allait pas beaucoup plus loin que la pointe Sinclair bien qu'un petit chenal y conduisît. Par suite, les chutes, sauf au Whirlpool, ont eu à excaver toute la gorge à même la roche solide, et c'est ce qu'elles font encore aujourd'hui.
Plusieurs observateurs ont, croit-on, remarqué qu'un chenal enseveli peut être parvenu presque jusqu'au site des chutes actuelles. Ce n'était pas cependant nettement indiqué à cette époque quand j'ai dit " qu'en cet endroit la rivière Niagara a pris possession du flanc oriental d'une vallée comblée de drift". (1) Mais plus tard mon opinion a été clairement exprimée quand j'ai dit que le chenal de la rivière moderne ''maintenait en totalité sa largeur et sa profondeur, mais que le rétrécissement s'applique à la gorge seule" c'est-à-dire à la gorge interne comblée de transport. '* La profondeur de la dépression est plus forte au centre et la rivière a pris possession d'une portion plus profonde et à l'enlèvement du transport a foncé dans la gorge". "Cette vallée ensevelie basse a commencé dans l'arête Johnson," (c'est l'arête Lyell à la pointe Hubbard), "juste en amont des ponts de chemin de fer et s'étendait jusqu'au Whirlpool dont la chaudière est seulement un prolongement profond du
1 Amer. Journ. Se. Vol. 3, pp. 455-472, 1894.
Planche XXIa.
Vue de la coupe de schistes et grès rouges Medina, sur la ligne de la Gorge, juste en dessous du pont du G.T.R.
Planche XXIb.
Vue de la berge de la rivière originale en dehors du Détroit de la Gorge, devant Mount Eagle.
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même chenal(1)." Cette expression d'opinion était seulement un avant-coureur du travail actuel et ce n'est pas sans beaucoup de satisfaction que la suite l'a confirmé.
Subséquemment à la contribution précitée, M. F. B. Taylor, qui a été un des principaux investigateurs de l'histoire postérieure des lacs, a soumis une étude à ce sujet en 1898. Il a pensé alors qu'il y avait un amphithéâtre à la tête du Whirlpool, situé à la pointe Sinclair, mais il n'a pas donné d'importance à la petite vallée qui fournissait les eaux de l'ancienne petite cataracte.
Avec cette modification, les conclusions de M. Taylor s'accordent avec celles que j'ai antérieurement exprimées. La tête de l'amphithéâtre descendait évidemment par une série de marches qui se prolongent dans la section remou. L'origine du détroit des rapides Whirlpool est maintenant posée, c'est-à-dire quelaplus forte partie de la rivière était concentrée dans l'étroite vallée pré-glaciaire tandis qu'une autre partie du drainage du lac débordait par Chicago. Tant qu'une portion considérable de la rivière s'est concentrée dans le chenal, il ne pouvait s'élargir qu'en minant les côtés en dessous.
Il est advenu que cette ancienne vallée n'était pas assez grande pour prendre tout le volume de la rivière augmenté de la portion de l'eau détournée temporairement à Chicago. Pour expliquer le détroit Whirlpool, M. Taylor a formulé un retrait temporaire des eaux de l'Huron quand les chutes ont passé les rapides. Il a cru que le détournement temporaire a été causé par certains changements du débouché du lac Algonquin avant que les eaux eussent finalement reculé au sud par relèvement de la barrière du lac Nipissing. Je n'ai rien trouvé à l'appui de cette théorie, parce que l'ancienne ligne de rivage du lac Algonquin a coupé net le débordement du lac Huron au sud, jusqu'à ce que la barrière fût rompue par relèvement de la terre au débouché Nipissing. Son hypothèse reposait sur
1 Amer. Journ. Se. Vol. 4, p p'439, 450, 1898.
168 CHUTES DU NIAGARA [Com. géol.
l'achèvement de la réduction du volume avant l'addition originale du drainage du Huron.
Il a été prouvé que la diversion de M. Taylor n'est que partielle. Elle était due au débordement à Chicago dans le drainage Mississipi et non aux barrages glaciaires comme on le supposait. (Voir chapitre XXVIII.) La quantité de diversion suffisait pour amener le retrait de l'eau de la portion moins profonde du chenal aux rapides Whirlpool si bien que les chutes ont produit un canon de 750 pieds de largeur au lieu de 1,200 pieds ailleurs.