SCÈNE III
ROSAMBERG, TOURNON, MORNAC, Seioubürs.
MORNAC
Ah çà I messieurs, si je ne me trompe les initiales brodées dans ces écussons sont celles de mademoiselle de Canilly et du marquis de Beaumesnil.
ROSAMBERG.
A ne pas en douter.
TOÜRWON.
Et c’est aûu qu’on ne doute pas non plus qu’il épousera bientôt mademoiselle Marie de Canilly, que le marquis les a exposées Dompeusement aux regards et aux interprétations de ses invités, line noble alliance, messieurs 1
MORNAC
Un riche mariage, qu’annonce infailliblement aussi comme très-prochaiu la fête brillante à laquelle nous assistons. Ah .' pourquoi tous les plaisirs promis par celte soirée sont-ils troublés par la pensée qui nous occupe tous I Si cette fatale nouvelle de la défaite de nos alliés, de nos camarades était démentie ?... Un de nous devrait peut-être se rendre auprès du gouverneur et savoir de la bouché môme de son Excellence, si, véritablement, ils ont essuyé ce désastreux échec?...
TOUS
Oui, oui.
MORNAC
Ce sera moi, messieurs.
TOURNON
Oui, allez.
MORNAC
Vous m’excuserez auprès du marquis... Je cours à l’bôleldu gouverneur. [Il tort par le fond.)