SCÈNE
MARIE, LE COMMANDEUR
MAKIB.
Voilà donc où il est depuis six mois que uous le cherchons! au fond d’une province allemande !...
Lui, si gai, si facilement heureux I Envahi tout à coup par une passion sérieuse, noyant son intelligence dans la mélancolie et le désespoir.
MARIE
Et c’est moi I ( Elle pose sa main sur le bras du Commandeur. ) Mon ami !
LE COMMANDEUR
Dans cette entrevue que nous allons avoir avec lui, ne lui laissons pas deviner, chère Marie, la réalisation si prochaine de notre bonheur... Nous le tuerions au lieu de le sauver... si, pour le sauver, nous n’arrivons pas trop tard!.. Pauvre frère!
MARIE
Ne va-t-il pas être mon frère aussi ?
’ LE COMMANDEUR
Merci pour lui, pour moi, pour ma mère qui vous aurait aimée comme elle aimait enfants.
LE MARQUIS, en dehors. ^
Marie ! Marie ! (Paraissant au fond.) Ferdinand, mon frère !