HA RIE
A l’auberge.
• BIANCA
Si nous avions un auberge.
MARIE
Mais alors... il faut pourtant...
LE COMMANDEUR
La maison du podestat... Pour une nuit, il voudra bien...
BIANCA. '
La maison du podestat est, en effet, la plus considérable du pays; mais elle n’a qu’un étage; cet étage n’a (Ju’une chambre...
STÉFANO
Dans cette chambre il n’y a ^ qu’un lit, et le podestat est marié.
BIANCA
Eh bien I vous passerez la nuit ici.
MARIE
Y pensez-vous? ici... dans votre chambre... la seule? (//s gont 107is entrés dans la chambre.)
BIANCA
Ce n’est pas la seule, madame ; ceci est, d’ailleurs, mon salon; ma chambre est là. {Elle désigné la porte qui va à l'autre pièce.)
MARIE
Mais...
BIANCA
Vous dormirez sous mon toit; cela me portera bonheur!
MARIE
Mais, chère Biauca, si nous allions encore chercher dans le village, peut-être que... .
BIANCA
Encore une fois, le village, c’est dix pauvres chaumières qui dorment déjà. Pourquoi tant résister à mes offres ? Ne pas don- • ner l’hospitalité, c’est mal ; mais la refuser à qui l’offre, et à qui l’offre avec un si bon cœur... {Elle remonte vers la fenêtre au fond avec Marie. )
siÈF Am, bas au Commandeur.
Y a-t-il longtemps que vous êtes marié?... 11 no répond pas... il y a lunglem|is. — Allons, bonsoir, monseigneur !.. Bonne nuit, madame! {Â la porte et tendant la main à Bianca). Madame, Sléfano!... Venez!... {Il rentre avec elle.)
62 LES CINQ MINUTES DU COMMiÙyDEUR.
MARIE, prenant vivement le bras de Bianca.
Bianca I Bianca t
BIANCA, s’arrêtant étonnée. • >
Madame!
MARIE
Rien I bonne nuit! adieu I [Bianca entre dans sa chambre.)